Affaire Rhônexpress : Guy Mathiolon et Yvan Patet sont en garde à vue

Affaire Rhônexpress : Guy Mathiolon et Yvan Patet sont en garde à vue
Rhonexpress - Photo Lyonmag.com

Trois personnes, dont l’ancien président de la CCI de Lyon et le président de la société EM2C, sont en garde à vue depuis mercredi 9h dans les locaux de la brigade financière de Lyon (8e), dans le cadre de l’information judiciaire conduite par le juge lyonnais Philippe Duval-Molinos.

L'information, révélée par Lyon Capitale, nous a été confirmée par la police. L’information judiciaire avait été ouverte en novembre 2010 pour tentative d’escroquerie, requalifiée depuis en abus de bien sociaux, tentative de détournements de fonds publics, favoritisme et recel. Yann Gaillard, qui se présente comme un lobbyiste envoyé par l’ex-président de la CCI et du conseil de surveillance des aéroports de Lyon Guy Mathiolon, réclame depuis 2009 plus de 300 000€ à la chambre consulaire. Il prétend avoir, en 2007, apporté son concours et celui du bureau d’étude BEDDE à l’enquête publique du tracé de Rhônexpress. A ce titre le président de la BEDDE de l’époque, André Roibet, est également en garde à vue, selon Lyon Capitale. Le travail de lobbying de son employé aurait permis l’infléchissement du premier projet de tracé présenté par le Conseil général, au profit de celui souhaité par le président de la CCI.
Le lobbyiste a reçu un chèque de 29 000€ de la société EM2C, groupe immobilier présidé par Yvan Patet, également président du LOU Rugby. Une somme qu’il présente comme un acompte de la facture globale, qui s’élève à plus de 300 000€. De son côté, Patet réfute la version, prétendant que la somme correspond au paiement d’un apport d’affaire dans l’opération immobilière du Val médical.

Guy Mathiolon ne reconnait pas avoir fait appel à Gaillard. Il n’a d’ailleurs jamais fait provisionner la somme dans les comptes de la chambre consulaire, malgré la facture envoyée par le prétendu intermédiaire au Palais de la Bourse. 
A la différence des aéroports de Lyon - dont 25% du capital appartient à la CCI - qui a provisionné une somme de 310 000 dans ses comptes. A quoi correspond-elle ? Rien ne prouve en l’état que la provision, dont l’annulation a été demandée par Mathiolon était destinée à Gaillard.

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8 commentaires
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Michel le 10/12/2011 à 15:51

N'oublions pas que les frères à Lyon sont partout.
Justice, médias, politique, affaires, ... ceci explique cela...

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Justice le 09/12/2011 à 18:44
Taulard ! a écrit le 09/12/2011 à 15h58

Le prochain, c'est........???????
COLLOMB !!!!!!!!

... ou son premier adjoint ?

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Taulard ! le 09/12/2011 à 15:58

Le prochain, c'est........???????
COLLOMB !!!!!!!!

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jm le 09/12/2011 à 14:05

Ce n'est pas à Lyon qu'on verrait la fédération se faire moquer comme dans les bouches du Rhône ou le Pas-de-Calais. Comme quoi les finances communes entre le parti, la ville, l'agglomération, les associations communiquantes et les gros adjudicataires publics est un gage de stabilité.

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popo69 le 09/12/2011 à 09:07

popo69
9/12/11 c.une escroquerie vis avis des clients déjà, avant en voyage mieux avec les bus et pas cher plus facile.

j’espère le retour des bus Lyon- pardieu.

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journaliPSte le 09/12/2011 à 08:40

On voit rarement la barronie socialiste lyonnaise mêlée publiquement dans les affaires.
Incroyable, non ?

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chat peau de paille le 09/12/2011 à 00:09

et bientôt AULAS hélas !

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La Teuf le 08/12/2011 à 18:16

Mathiolon, Patet.... et après Ginon

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