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Kasabian, Nuits de Fourvière 2012 - Nuits de Fourvière

Kasabian déboîte Fourvière

Kasabian, Nuits de Fourvière 2012 - Nuits de Fourvière

Le groupe britannique se produisait mercredi dans le Grand Théâtre dans le cadre des Nuits de Fourvière.

Dès la première partie, assurée par Hanni El Katib, on aura compris que ce soir là allait être un des bons des Nuits. Avec son guitariste-pianiste Christ, il a chauffé à blanc l’assistance avec ses morceaux qui vont chercher très loin, à la guitare comme au chant. En d’autres circonstances, on aurait crié au génie. Bref, la fosse était bouillante et n’attendait que de la musique pour s’emballer, elle l’a eu.

Kasabian, ce groupe qui tire son nom de celui d’une adepte de la famille de Charles Manson, d’une femme qui était dans la voiture pendant qu’on assassinait  Sharon Tate et ses convives , a donné à la fosse et aux gradins ce qu’ils attendaient. Comme pour les Stone Roses, on a sauté de bon cœur, on a chanté, en haut comme en bas. Chacun s’est levé, a adulé Tom Meighan, le chanteur un peu trop pop, et surtout Sergio Pizzorno, le fantasque guitariste qui, à l’image de Noel Gallagher d’Oasis dont ils ont un temps été en première partie, est capable de chanter seul avec brio une chanson entière et susciter slams et pogos. Car c’est de cela qu’il s’agit. On a vu une belle interprétation de Shoot the runner, bras et doigts en l’air, une encore plus folle de Club Foot, le standard de Kasabian. Mais le summum, les chansons qui ont emporté l’amphithéâtre,  étaient les moins célèbres du groupe. Pourquoi ? Parce qu’elles étaient jouées avec les tripes. Le leader de ce groupe qui s’installe dans la veine de Franz Ferdinand et des Stone Roses a reçu un gobelet de bière puis une tong en plein visage. Il a fait contre mauvaise fortune bon cœur, se plaignant uniquement auprès de ses camarades. Tout du long, la fosse l’a porté dans ses délires  narcissiques, il n’arrêtait  pas de la remercier à la fin des chansons. Mais le vrai bon dans l’histoire, celui qui ne simulait pas, c’était Sergio.  Enflammant seul les ruines antiques, il portait à bout de bras le succès du concert et l’ivresse de ceux des premiers rangs, où coups de coude et de poing faisaient partie du jeu. A l’appel du chanteur, chose rare à Lyon, l’ensemble de l’assemblée s’est même retrouvée debout sur certaines intros, à la limite de l’électro. Preuve qu’on s’est amusé avec Kasabian, les coussins n’ont pas attendu la fin pour tournoyer dans les airs. Tom Meighan s’est chargé en personne d’assurer le final avant que les projecteurs ne se rallument sur la foule : il a interprété She Loves you des Beatles seul au micro. Peut-être un peu léger au vu de l’attente du public exceptionnellement jeune et donc enclin à la fête. Ce soir là, de belles photos de mains tendues ont été prises. Le nombre impressionnant de gobelets de bière vides qu'on dénombrait en fin de show n'y est pas étranger.



Tags : fourviere | concert | kasabian | hanni el katib | musique | nuits | fourviere | culture |

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