Copé élu président de l'UMP : qu'est-ce que ça change pour le Rhône ?

Copé élu président de l'UMP : qu'est-ce que ça change pour le Rhône ?
Jean-François Copé, ici à Caluire, n'a gagné que de 98 voix - LyonMag

A l'instar de la fédé rhodanienne, les militants UMP ont choisi d'élire Jean-François Copé à la tête du parti.

Plus de 24h après la fin du scrutin, la Commission interne du parti a indiqué que le maire de Meaux battait François Fillon de seulement 98 voix (50,03%). Un score ultra-serré, qu'on avait déjà constaté dans le Rhône dimanche soir.

Avec ses deux meetings, à Caluire et à Loire-sur-Rhône, JFC avait su fédérer plus de parlementaires et donc de militants. Désormais, il va devoir rendre la confiance qui lui a été accordée en construisant une stratégie solide pour les prochaines échéances électorales. L'UMP le sait, le pays ne sera repris qu'à condition que les villes et les collectivités locales rebasculent à droite.

Quid des primaires de l'opposition lyonnaise ?

Or, Lyon est devenue malgré elle un fief du PS, avec des militants UMP ayant largement plébiscité François Fillon. Si ce dernier remportait la présidence du parti, la question de l'organisation des municipales ne se posait plus. Michel Havard aurait eu droit à ses primaires : "Je veux réformer la carte d’adhérent, déclare François Fillon. Je veux en faire une carte d’électeur pour que vous soyez interrogés sur la stratégie de l’UMP, que vous donniez vos avis sur les élections locales, municipales", disait l'ancien Premier ministre à Oullins.
Cette hypothèse n'est toutefois pas balayée par l'élection de Copé mais ce dernier n'avait pas été très loquace sur le sujet. Il pourra toutefois compter sur les bons conseils de ses soutiens Philippe Cochet et Emmanuel Hamelin, tous deux favorables à l'organisation de primaires.
Le fillonniste Michel Havard ne craint normalement rien, il l'avait en tout cas espéré lorsqu'il avait rejoint Nora Berra et François-Noël Buffet derrière le Sarthois : "Je ne lie pas les deux scrutins parce que je considère que si c’est le cas, on aurait raté la démocratie interne. Il n’y a aucune raison qu’il y ait des représailles. Localement, il n’y aura pas de dérapages".

Cochet conforté, les députés également

En soutenant un candidat aux abois dans les sondages, Philippe Cochet, Georges Fenech, Philippe Meunier et Christophe Guilloteau avaient fait le pari de ne pas trahir leurs convictions, quitte à devoir gérer la présidence de François Fillon avec un goût amer dans leur bouche, mais aussi dans celles des adhérents de leurs circonscription. Mais avec Copé vainqueur, les députés et le président de la fédération du Rhône prennent un peu plus de poids et de légitimité dans la sphère pensante de l'UMP local. Il y a désormais le Rhône et Villeurbanne, très à droite, remontés à bloc pour les municipales, et Lyon, moins à l'aise avec son nouveau président de parti. Tout le monde l'a promis, tout le monde se rangera derrière le vainqueur. De belles paroles. On jugera sur les actes.

3 commentaires
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ovaliste69 le 20/11/2012 à 11:11

Félicitations à notre nouveau Président de l'UMP. Merci à toutes celles et ceux qui ont travaillé toute la journée de dimanche pour que cette élection se passe dans les meilleures conditions. Oublions les rancoeurs, gardons la tête haute, travaillons ensemble pour une Droite Unie. N'écoutons pas tous les commentaires de bas étage... Vive l'unité !!!

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Militant le 20/11/2012 à 09:58

C est vrai à Lyon intra muros, ils perdent les élections et ailleurs l UMP les gagnent. Celà prouve que ceux qui assument sont élus et les autres prennent de s vestes

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grolée le 19/11/2012 à 23:43

Bravo à nos Députés qui sont des hommes de convictions. Les autres sont plus á plaindre.

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