Espionnage à la Région : l’ancien bras droit de Queyranne se dit "totalement étranger" à l’affaire

Espionnage à la Région : l’ancien bras droit de Queyranne se dit "totalement étranger" à l’affaire
Philippe de Mester, devenu préfet de la Somme après les élections perdues en Rhône-Alpes - DR

Alors que la justice pourrait s’emparer de l’affaire d’espionnage à la Région Rhône-Alpes révélée par LyonMag, les médias tentent de débusquer les cerveaux de cette manoeuvre.

Plusieurs noms circulent en off, mais les membres de l’ancienne administration du président Jean-Jack Queyranne restent désespérément muets, à commencer par celui qui est devenu simple conseiller régional socialiste après l'élection régionale perdue en décembre 2015.


Quant à son directeur général des services (DGS) de l’époque, Philippe De Mester, il ne souhaitait répondre à aucune demande, y compris la nôtre. Actuel préfet de la Somme, il a toutefois nié cette semaine son implication auprès de nos confrères du Courrier Picard.
"Ce sujet m’est totalement étranger. Il est également étranger à mes fonctions actuelles de préfet de la Somme", réagit brièvement l’ancien bras droit de Jean-Jack Queyranne à la Région, en poste entre 2012 et la défaite aux régionales de 2015.

Une version qui rappelle celle de l’ancien directeur des Systèmes d’information (DSI) de Rhône-Alpes. Malgré le courriel que la rédaction a pu consulter et dans lequel il réclame l’accès aux correspondances de pratiquement tous les élus, vice-présidents, syndicats, cadres de la collectivité, l’homme aujourd’hui employé par la Région Occitanie "assure être au courant de rien, de ne pas avoir mis en place de système d'espionnage et n'avoir jamais reçu de demande de ce type" selon les propos recueillis par Acteurs de l'Economie.

Encore une fois, ses propres écrits contredisent sa position actuelle puisqu’il indiquait dans le courriel agir "dans le prolongement d’une demande".

Puisque tout le monde se renvoie la balle ou s’emmure dans le silence, difficile de ne pas devenir encore plus soupçonneux. Avec la plainte de l’hebdomadaire satirique lyonnais Les Potins d’Angèle, dont les correspondances avec des élus étaient notamment ciblées par l’espionnage instauré, et celle possible à venir de Laurent Wauquiez, l’affaire n’a pas fini de créer des remous à la Confluence, voire au-delà.

2 commentaires
Laisser un commentaire
avatar
Potins le 18/02/2017 à 19:00

La plainte des Potins sera déposée ce lundi matin par maître André Soulier auprès du procureur de la République. Nous ne lâcherons pas l'affaire tant que l'on n'aura pas identifié les responsables de cet espionnage généralisé qui visait à identifier les sources d'un journal.

Signaler Répondre

avatar
Effarant !! le 18/02/2017 à 12:40

" ...la justice pourrait s'emparer de l'affaire..."

Parce que le parquet n'a toujours rien fait et aucun élu et/ou citoyen lambda potentiel victime de la stasi socialiste, n'a déposé plainte ???

Des journalistes font correctement leur boulot, comme dans l'affaire de fillon.
Mais, notre société civile et judiciaire à l'électroencéphalogramme plat !

C'est douloureusement effarant.

Signaler Répondre

Laisser un commentaire

Si vous avez un compte Lyon Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.