La sexualité et l'Eglise vues par un membre du diocèse de Lyon

La sexualité et l'Eglise vues par un membre du diocèse de Lyon
Emmanuel Gobilliard - ©tekoaphotos

Emmanuel Gobilliard a un parcours exemplaire dans l'Eglise. Aujourd'hui évêque auxiliaire de Lyon aux côtés de Philippe Barbarin, il est l'un des plus jeunes en fonction en France.

Après des dernières années très compliquées pour le diocèse de Lyon, entre l'affaire Preynat et le départ du père Gréa pour se marier, entraînant le repli sur lui-même des instances, Mgr Gobilliard est, avec la sexologue Thérèse Hargot, au centre d'un livre inattendu. Intitulé "Aime et ce que tu veux, fais-le", c'est surtout son sous-tire qui interpellera : "Regards croisés sur l'Eglise et la sexualité".

Malgré le sujet "clivant", Emmanuel Gobilliard jure n'avoir que des "bons retours" au diocèse et chez les fidèles. Mais ce ne sont pas forcément ces derniers qu'il espère toucher avec l'ouvrage. "Le journaliste qui nous a posé les questions, Arthur Herlin, n'est pas de culture chrétienne. L'éditeur, Albin Michel, ce n'est pas catho non plus. Ca nous arrive tellement souvent de parler à nos cathos qu'il m'a semblé intéressant de s'adresser aussi aux autres", indique Mgr Gobilliard.

Selon lui, parler de "sexe n'est pas tabou" entre hommes d'Eglise. "Moi, j'ai cette image de celui qui n'a pas de mal à en parler. (...) Et c'est important de le faire car il y a eu tellement de blessures vis-à-vis de la pédophilie. Certains n'osent plus parler de sexe en public, de peur que ça soit sorti de son contexte".

Le célibat, le mariage, le divorce, l'homosexualité, la masturbation, le plaisir dans le sexe, Emmanuel Gobilliard est interrogé sur presque tous les sujets. On a l'impression d'une conversation avec la sexologue Thérèse Hargot, alors que les deux protagonistes n'étaient pas réunis au moment de répondre aux questions.

Emmanuel Gobilliard s'attarde notamment sur la relation d'un homme d'Eglise à la sexualité. Puisque son corps a des besoins, il confirme que "le célibat sacerdotal n'est pas un bonheur assuré. On a envie d'être père, d'être un mari. (...) La notion de difficulté fait partie de la vie. Le reconnaître fait partie de l'équilibre. Car quand un homme marié me dit que sa vie est parfaite, j'ai du mal à le croire".

Mais alors quelle légitimité peut-avoir un homme d'Eglise, qui n'a, potentiellement, jamais eu de relation sexuelle, ou du moins très peu, pour réagir à ce sujet sans citer à tout-va la Bible ? "On ne peut pas réduire certains thèmes de la sexualité comme la fidélité à l'Eglise. C'est pas catho, c'est humain ! D'ailleurs, même au sein de l'Eglise, il y a des opinions différentes".

Des opinions tellement différentes que certains préfèrent transgresser les interdits pour se marier, à l'image de David Gréa, qui lui aussi sort un livre sur sa nouvelle vie de papa. Il a ainsi suivi à la lettre la citation de Saint-Augustin "Aime et ce que tu veux, fais-le!". Enfin, pas vraiment selon Emmanuel Gobilliard, qui estime que la fidélité de l'ancien prêtre de Sainte-Blandine à Lyon, était "déjà engagée auprès de ses fidèles". Un divorce douloureux en somme vécu avec le diocèse. Mais l'évêque auxiliaire le rappelle : "La séparation n'est pas une fatalité. L'Eglise ne veut pas que les gens soient malheureux".

5 commentaires
Laisser un commentaire
avatar
secte le 08/07/2018 à 17:53

Les humains sont tellement débiles.

Signaler Répondre

avatar
Grenouille le 08/06/2018 à 11:00
jhon6901 a écrit le 08/06/2018 à 10h34

Époque douloureuse et triste : nous réclamons une réforme européenne tant sur le plan civil que religieux ,nous ne souhaitons pas laisser aux générations qui nous suivent une telle société décadente qui rappelle une époque similaire, à Rome, on devrait s’en rappeler , en consultant les livres historiques non « trafiqués » . À vous lire !...

ouaiiiiiiiiiiiii décadons décadons!!!

Signaler Répondre

avatar
jhon6901 le 08/06/2018 à 10:34

Époque douloureuse et triste : nous réclamons une réforme européenne tant sur le plan civil que religieux ,nous ne souhaitons pas laisser aux générations qui nous suivent une telle société décadente qui rappelle une époque similaire, à Rome, on devrait s’en rappeler , en consultant les livres historiques non « trafiqués » . À vous lire !...

Signaler Répondre

avatar
si le 06/05/2018 à 02:06

Je me pose la question : si tout le monde était prêtre, si tout le monde sacrifierait sa sexualité soit disant pour DIEU ( alors que DIEU a créé l Homme et la femme et sa progéniture) il n’y aurait plus d enfants et beaucoup plus de problème on peut quand même pas se masturber tout le temps sa engendre des fantasmes bizarres qui ne pourront pas être satisfaits et donc des frustrations qui peuvent emmener a faire des choses grave. Je pense que DIEU veut le meilleur pour ses créatures je ne pense pas que se priver de sex, de faire sa vie avec quelqu’un soit un péché, c’est quoi c’est être en adoration pour DIEU ? Alors que tous on sais très bien que lorsque nous avons quelques chose en tête ( des envies qui sont tout à fait humaines )on va y penser très souvent ce qui amènent à ne plus trop être en adoration total pour DIEU ! Enfin bref

Signaler Répondre

avatar
Engagez de vrais rédacteurs le 03/05/2018 à 13:03

Un article abscons une fois de plus : du blabla sans qu'on sache véritablement quel discours porte cet homme.

Signaler Répondre

Laisser un commentaire

Si vous avez un compte Lyon Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.