Actualité 11-07-2011 à 17:09
Après Hollande et DSK, les soutiens rhodaniens de Martine Aubry ont tenu leur première conférence de presse lundi à la fédération PS du Rhône. Et n’entendent pas lâcher du terrain à moins de trois mois du premier tour des Primaires socialistes (9 et 16 octobre).
« Nous allons, au plus vite, déployer la mobilisation sur le terrain. » Le propos d’Annie Guillemot, maire de Bron et conseillère générale, à valeur de demi-aveu. En effet, entre le fol espoir, déçu, porté par DSK et le ralliement quasi-exhaustif des élus locaux à François Hollande, restait-il des socialistes dans le Rhône pour soutenir Martine Aubry ? Ils sont en tout cas nombreux à avoir apposé leur nom au bas du document de soutien, élus ou membres de la société civile. Et ces derniers entendent bien ne plus perdre le moindre centimètre de terrain dans la campagne qui mène jusqu’au premier tour des Primaires socialistes. « Nous profiterons de juillet et août pour aller à la rencontre des Rhodaniens, puis nous organiserons des réunions publiques en septembre », détaille le conseiller régional Yann Crombecque. « On aimerait bien que Martine vienne », se plait-il à espérer.
Le programme du PS comme socle commun
Tous croient unanimement au pouvoir de rassemblement de la maire de Lille. « Depuis son arrivée à la tête du parti, elle nous a rassemblé au tour de la même exigence de travail », rappelle Nathalie Perrin-Gilbert, maire du 1er arrondissement et secrétaire nationale du PS au Logement. Et le socle commun des soutiens de Martine Aubry, c’est évidemment le programme, baptisé Le Changement. « Même Gérard Collomb l’a voté », continue tout sourire Perrin-Gilbert. Et pourtant, du côté des soutiens, on convient volontiers que ce document-cadre n’est pas forcément la panacée. « Le projet contient quelques imperfections », concède la conseillère régionale Farida Boudaoud. Annie Guillemot, de son côté, assure que s’il « pose des bases pour tous les candidats à la Primaires », il devra faire l’objet de « discussion autour des priorités. »
La parité au coeur du débat
Du côté des socialistes du Rhône, une priorité qui se détache : la parité homme / femme. « Et pas seulement parce que nous sommes six femmes contre un homme autour de la table », rigole la députée Pascal Crozon. Rompue à la question, l’élue villeurbannaise assure qu’au delà de la loi, ce sont les mentalités qui devront changer. Côté outils, la mise en place de cotisations modulables pour les travailleuses précaires, de pénalités pour les entreprises ne respectant pas la parité et un futur ministère des droits des femmes sont autant de gages d’implication donnés par les aubrystes du Rhône. Le non cumul des mandats, que la 1ère secrétaire a réussi à faire paraître au programme socialiste, arrive également en bonne place dans la liste des impératifs post-2012.
La faiblesse présumée da la maire de Lille sur l’aspect économique est battue en brèche par sa nouvelle ralliée Cécile Michaux. La secrétaire fédérale du PS, ex-Strauss-Kahnienne, l’assure : « Martine Aubry est par nature une sociale-démocrate. » Et cite à l’appui les ex-Strauss-Kahniens régionaux qui ont rejoint la 1ère secrétaire, comme le maire de Grenoble Michel Destot ou le député de la Loire Jean-Louis Gagnaire. « Il ne faut pas tomber dans le faux débat entre l’aile gauche et l’aile droite du PS », assure l’ancienne adversaire socialiste de Perben aux Cantonales de mars. Son engagement a « versé naturellement » vers Martine Aubry, respectant le pacte de non-agression, dit « de Marrakech », entre l’ex-président du FMI et la maire de Lille.
Rumeurs à droite, écueils à gauche : un chemin semé d’embuches pour Aubry
Le débat sur les différents clochers du PS agace. Et les semeurs de division sont sévèrement brocardés. « Gérard Collomb est toujours dans le vieux débat de l’aile gauche et de l’aile droite du PS », s’emporte Cécile Michaux. Vite imitée par Nathalie Perrin-Gilbert, plus consensuelle. « J’attends de ces Primaires qu’elles soient source d’émulation, évitant la confrontation stérile », apaise la maire du 1er arrondissement. Même son de cloche du côté de Farida Boudaoud. « J’ai vu Gérard Collomb participer à tous les bureaux nationaux, explique l’élue régionale. Il a contribué au projet, il n’y a pas de conflits réels ou de clivages. »
Quant aux rumeurs qui touchent à la vie privée de la 1ère secrétaire du PS, Annie Guillemot estime que de telles attaques n’auraient pas vu le jour face à un candidat masculin. « Il faut dénoncer ces pratiques », tempête l’élue brondillante, sans donner prise à la polémique. Et puisque l’heure est au travail, et qu’il faut rattraper l’avance prise par les autres candidats dans le département, les soutiens à Martine Aubry annoncent dès la semaine (21 juillet) une réunion de travail à la fédération.
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Commentaires 2
Déposé par NON aux privilèges et à la triche! le 11/07/2011 à 21h29 Citer
Déposé par will le 11/07/2011 à 17h42 Citer