Thierry Gardon : "Il ne faut pas hésiter à venir nous rencontrer au Tribunal de commerce"

Thierry Gardon, président du Tribunal de commerce de Lyon, est l’invité ce lundi de Gérard Angel, dans les Coulisses du Grand Lyon. L’émission est enregistrée dans le respect des gestes barrières, avec, notamment une glace de Plexiglas entre les deux protagonistes.

Thierry Gardon : "Il ne faut pas hésiter à venir nous rencontrer au Tribunal de commerce"
Thierry Gardon - LyonMag

C’est un chiffre qui peut paraître étonnant au premier abord : il y a eu moins de dépôts de bilan et de liquidations d’entreprises en 2020 qu’en 2019 en France. Pour Thierry Gardon, président du Tribunal de commerce de Lyon, "ce n’est pas une bonne nouvelle. Sur les 10 années précédentes, 2019 avait été la meilleure année en termes de défaillances d’entreprises". Il rajoute que "40% des liquidations étaient des entreprises de moins de 2 ans, qui bien souvent n’avaient payé ni charge fiscale, ni charge sociale" et estime qu’il "y aura un rattrapage, auquel se rajoutera l’effet Covid. Il est difficile d’imaginer qu’on descende en-dessous des 50 000 défaillances d’entreprises".

"Ce sont bien souvent des TPE ou des PME, et ce sont celles qui sont généralement le moins bien entourées, conseillées. Aujourd’hui, le maître-mot, c’est l’anticipation. (…) Il ne faut pas hésiter à venir nous rencontrer au Tribunal de commerce. Ce n’est pas un ennemi. On vient se mettre sous la protection du tribunal pour les procédures judiciaires mais on vient aussi en chambre de prévention pour trouver des renseignements qui permettront de rencontrer des professionnels spécialisés dans le traitement des difficultés des entreprises", conseille Thierry Gardon.

Les Coulisses du Grand Lyon sont à retrouver tous les jours à 12h sur LyonMag.com.

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3 commentaires
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Ulule le 19/01/2021 à 20:27

Thierry Gardon est frais

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C BERTRAND le 18/01/2021 à 17:00

La problématique de la souffrance existe effectivement, il est du ressort des juges, des auxiliaires de justice, des greffes de TC de situer la souffrance du chef d’entreprise en audience et de lui faire savoir qu’il peut être suivi et soutenu psychologiquement; l’association APESA existe pour ça et sur simple appel en accord avec le chef d’entreprise, un psychologue rencontre ce dernier en souffrance et le suit.
« Nul n’est censé ignorer la loi....et la souffrance ! »

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hydrazine le 18/01/2021 à 15:30

le probleme est aussi d ordre psychologique:les petits patrons s investissent tellement corps et ames dans leurs boites que le tribunal de commerce represente pour eux l echec irremediable et definitif.....le traumatisme!
il y a aussi l apprehension du desastre annoncé avec la perspective de contempler le massacre induit dans leurs boutiques
par l arrivee des" syndics -liquidateurs"...qui font ..."profession"??? de vivre de la misere du monde...
il faudra envisager une revolution......copernicienne!!

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