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Plan Cancer 2 : objectif égalitaire

Nicolas Sarkozy présentait lundi à Marseille son Plan Cancer 2. Lancé en 2003 par Jacques Chirac, le Plan Cancer a pour objectif de lutter contre les inégalités face à la maladie, particulièrement dans l’accès aux soins. Le Dr Monique Bret, présidente de la structure indépendante d’orientation «Kiosque Info Cancer» (KIC) de Lyon, revient pour Lyon Mag sur les enjeux d’accompagnement des personnes malades et de leur entourage.

Lyon Mag : Que pensez-vous de ce plan Cancer 2 ?
Monique Bret : Il est la prolongation du premier plan, il va renforcer les premières actions définies. Il s’axe sur la recherche en ce qui concerne le cancer, que ce soit son traitement ou son environnement. Il s’axe également sur la prévention et le dépistage. C’est une des fonctions du KIC. Jusqu’à présent, beaucoup d’efforts on été fait pour le patient cancéreux pendant sa période de soin. Notamment de gros progrès dans l’annonce, dans l’explication des traitements. Et puis l’entourage est très souvent très démuni, car ils ne sait pas bien comment se comporter. Je vois au Kiosque, on a beaucoup de personnes qui font partie de l’entourage, qui viennent nous voir. Il y a un besoin réel.

Comment améliorer le suivi des malades?  

Il y a quand même un point sur lequel on insiste beaucoup, c’est améliorer la coordination des soins, le lien avec le secteur médicosocial pendant et après la maladie. Je pense que le médecin traitant tout seul ne peut pas y arriver, il a déjà beaucoup de travail. On lui demande beaucoup trop de choses. J’ai vu le président de l’URML (Union Régionale des Médecins Libéraux) à cet effet. On a déjà beaucoup informer pour parler de l’existence du KIC pour que les patients trouvent une écoute, des informations voire des orientations. je crois que c’est tout un suivi. Par exemple, on a pas mal d’enfants qui ont une trentaine d’années, qui ont leurs parents dans la soixantaine. Ils viennent parce qu’ils ne savent pas comment aborder le cancer avec leurs parents. Les réactions de chacun sont très variables, il n’y a pas de modèle unique.

Faut-il installer plus de KIC avec plus de personnel, ou d’autres structures ?

Je ne crois pas que nous ayons besoin d’autre chose. Le 14 Mai, nous avons fait la première journée nationale des Kiosques Info Cancer. Il faut qu’il y ait des structures qui puissent mener à bien les objectifs de prévention, de dépistage, et l’accompagnement avec des professionnels de santé, des psychologues. On parle beaucoup, par exemple, de «socio-esthéticiennes» : beaucoup de femmes ont des cancers du sein et elles sont très dévalorisées vis à vis de l’image qu’elles ont d’elles mêmes. Plus de cheveux, plus de cils, plus de sourcils, le teint blafard... C’est difficile vous savez. A Lyon, la Ligue Nationale contre le cancer a une psychologue qui est aussi professeur de yoga, de sophrologie. Elle aide les patients. Il y a des groupes de paroles pour les malades et pour les gens de l’entourage. Il y a des choses qui se créent, qui existent déjà depuis plusieurs années déjà. Ces initiatives vont pouvoir se développer si les pouvoirs publics nous aident. J’espère que ça va être le cas pour le plan cancer.

 

Propos recueillis par Gwénaël Windestrin



Tags : cancer | maladie |

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