Ce mercredi, la Métropole de Lyon a présenté le lancement des travaux de la gare de bus, première étape visible d’une nouvelle phase du projet "Ouvrons Perrache", engagé de longue date.
"C’est un projet important pour le territoire qui a été lancé il y a une dizaine d’années par Gérard Collomb que nous avons naturellement poursuivi et qui a pour but de raccorder la place Carnot à la gare, de rouvrir ce grand ensemble et d’améliorer le fonctionnement du CEL qui est aujourd’hui difficile", a déclaré le président de la Métropole de Lyon, Bruno Bernard, lors de la conférence de presse.
"L’étape qu’on présente aujourd’hui c’est le lancement des travaux sur la gare routière." Selon lla Métropole, "une nouvelle phase dans le grand projet Ouvrons Perrache s’ouvre à partir de janvier 2026", avec pour première étape "la rénovation de la gare de bus TCL, rendue possible par le déménagement de la gare routière internationale." La future gare de bus, "plus spacieuse, plus accessible et plus pratique", doit voir le jour "de manière progressive d’ici le printemps 2027."
Le projet vise à "conforter le rôle stratégique de ce site emblématique au cœur de la vie de la Presqu’île lyonnaise et de la métropole." Au-delà des mobilités, la Métropole entend faire du centre d’échanges "un lieu de vie et de destination qui reconnecte Saint-Blandine et Confluence à la Presqu’île."

170-180 millions d’euros
Les travaux préparatoires ont déjà débuté. "Les travaux qui incombent à la métropole ont démarré il y a plus d’un an avec la démolition de la passerelle, le lien entre le centre d’échange et la gare de Perrache", a rappelé Béatrice Vessillé, vice-présidente de la Métropole de Lyon. Elle a également indiqué que "2026 était une année importante pour la transformation", précisant aussi que "le lustre monumental va être démonté et stocké en attendant de lui trouver une deuxième vie."
Le calendrier reste étalé dans le temps. "Perspective de livraison : au moins deux années de travaux après le démarrage. On va espérer en 2029. On peut raisonnablement parler de 2030 tout compris", a ajouté l’élue.
D’après les éléments financiers communiqués, " la Métropole va financer un peu moins de 5 millions, on est sur une opération qui va tourner autour de 170-180 millions d’euros, avec à peu près 130 millions portés par la SSCV CELP 360, tout le reste c’est soit Sytral, soit Métropole, soit SPLM". Pour l’année 2026, "on engage 4,8 millions pour la gare bus", auxquels s’ajoutent "les appuis glissants avec une opération délibérée au mois de décembre s’élevant à 5,1 millions", ainsi que "la dépose du lustre dont la consultation est en cours."
Selon la Métropole, la configuration actuelle de la gare bus "ne favorise pas l’orientation des usagers et la fluidité des déplacements." Le futur équipement sera recentré sur "la desserte des 13 lignes de bus du réseau TCL générant près de 57 000 voyageurs/jour", avec une répartition finale entre "deux demi-gares distinctes," côté Rhône et côté Saône.
À court terme, la transition s’annonce toutefois délicate pour les usagers. Jusqu’ici, la gare routière de Perrache permettait un accès direct à deux lignes de métro, deux lignes de tramway, de nombreuses lignes de bus et à la gare SNCF. Durant la phase de travaux, les voyageurs ne disposeront plus que du métro B, reliant Charpennes à Saint-Genis-Laval via Gerland, avant d'être une nouvelle fois déplacé cette fois hors de Lyon : à Parilly.
Merci Lyon-en-ligue !
Signaler RépondreDans 6 ou 8 mois, Gerland aura le tramway en plus du métro.
Signaler RépondreTrès peu de gens prennent le TER et le car l'un après l'autre (ou l'un avant l'autre).
Les utilisateurs de cars viennent en transport urbain, ou d'un autre car, ou accompagnés en voiture par des connaissances, à pied, et en dernier en train.
Avoir la gare routière près de la gare ferroviaire n'est donc un avantage que pour une minorité.
La majorité des cars qui s'arrêtent au centre d'échanges de Perrache n'y font qu'une étape, leur route continue plus loin.
Plus des 2/3 des cars viennent ou vont vers des régions et pays à l'Est de Lyon et via les autoroutes qui passent dans ce secteur.
C'est donc une contrainte et une perte de temps pour ces cars (et pour les voyageurs qui ne souhaitent pas s'arrêter à Lyon) que de devoir sortir des grands axes routiers pour venir à Perrache, sur des voies urbaines qui peuvent être très encombrées.
La bonne position pour une gare routière est donc près d'une autoroute ou voie rapide équivalente, avec un TC fort à proximité, et des lignes de bus urbain.
Il y a 10/12 ans Gérard Collomb a fait faire une étude pour déterminer la meilleure implantation. Une dizaine de sites ont été analysés.
Parilly arrivait en tête, suivi de Gerland. On peut juste regretter de ne pas avoir fait la nouvelle gare routière à Parilly dès maintenant.
en liaisons directes avec les TGV TER , métro et trams ; c'est ca le vrai multi modal mis a toutes les sauces par nos escrolos (et non pas un navigone avec une station velov )
Signaler RépondreRasez l'échangeur !!
Signaler RépondreAvec le métro B régulièrement en panne, ça promet Gerland ... Et lorsqu'on récupère ou emmène quelqu'un en venant hors de Lyon, circuler à Gerland en voiture est un enfer avec les travaux qui
Signaler RépondreEt ensuite Parilly, ils n'auraient pas pu trouver encore plus excentré et peu desservi en transport en commun direct vers le centre ?
Au moins Perrache, c'était central et à proximité de la gare (pour les TER par exemple).
A voir l'image de l'article j'ai l'impression qu'il faudra attendre les bus en plein vent (quand il y en aura) ou dans les vapeurs des pots d'échappement,
Signaler Répondreau lieu de disposer des couloirs plutôt confortables comme aujourd'hui.
C'est comme dans Harry Potter .
Signaler RépondreIl existe une ligne de métro E fantôme et seul les initiés peuvent l'utiliser .
Les fameuses 2 lignes de métro de Lyon Perrache, fallait la faire celle là.
Signaler RépondreAutant pour les usagers car internationaux, ça s'entend que l'impact soit pas bon, mais quel est l'impact des travaux du CELP sur les bus ? On peut savoir ?
Bref, pas terrible comme article