Réunis ce jeudi 22 janvier à Villeurbanne, dans les locaux de la Fédération BTP Rhône et Métropole, dix représentants majeurs de la filière ont présenté un Livre blanc de la construction et du logement, conçu comme un document de référence à destination des futurs exécutifs municipaux et métropolitains.
Promoteurs, entreprises du bâtiment, architectes, artisans, géomètres, agents immobiliers et organismes de formation dressent un constat commun : la production de logements ralentit fortement, les projets se bloquent et les conséquences sont déjà visibles pour les habitants comme pour l’économie locale.
Un enjeu d’autant plus crucial que la construction représente plus de 10 % de l’économie du territoire, des dizaines de milliers d’emplois non délocalisables et une mission d’utilité publique essentielle, du logement des familles à la transition écologique.
Treize propositions pour "retrouver du bon sens"
Plutôt que de se limiter à un diagnostic, les acteurs de la filière ont choisi de formuler 13 propositions concrètes, réalistes et opérationnelles. Leur conviction est résumée dans le Livre blanc : il est possible de concilier production de logements, transition écologique et qualité de vie, à condition de restaurer un cadre public stable, lisible et construit dans le dialogue.
"Nous sommes des acteurs de la cohésion territoriale, pas seulement une filière économique. Donnez-nous un cadre stable : nous ferons le reste", a insisté Norbert Fontanel, président de la Fédération BTP Rhône et Métropole, lors de la présentation.
Même appel du côté des promoteurs immobiliers. Bérengère Bouvier, présidente de la FPI région lyonnaise, a mis en garde contre l’empilement des contraintes locales : "La France est déjà le meilleur élève de l’Europe en termes de réglementations, il n’y a donc aucune raison que des chartes locales viennent rendre ces textes plus contraignants".
Les architectes soulignent, eux, l’urgence de permettre à la métropole de se transformer sans se figer. "Le problème de fond est de garantir que la ville puisse se reconstruire sur elle-même", a résumé Éric Novel, président du Syndicat des Architectes du Rhône Métropole, rappelant que la croissance démographique et les mutations sociales rendent la construction incontournable .
Sur le volet environnemental, les professionnels appellent à une transition écologique ambitieuse mais non punitive. "Il faut proposer une transition écologique positive, portée par une ville décarbonée et exemplaire", a plaidé Loïc de Villard, président de la FNAIM Entreprises.
Les entreprises de travaux publics alertent également sur la dégradation des infrastructures. "Notre patrimoine – routes, réseaux d’eau, ouvrages d’art – se dégrade faute de budgets à la hauteur", a prévenu Johann Fourrier, président de la chambre syndicale de Canalisations BTP Rhône et Métropole, soulignant que les économies d’aujourd’hui généreront des coûts bien supérieurs demain.
Du côté des géomètres-experts, Sébastien Bosetti appelle à "repenser l’ingénierie foncière" et à dépasser la logique parcellaire au profit d’une approche territoriale intégrant les dimensions sociales, économiques et écologiques du sol.
Enfin, les artisans et petites entreprises rappellent leur rôle central dans l’économie locale. "La transition écologique doit favoriser le développement des entreprises locales à taille humaine", a souligné Liv-Sonia Pirodon, présidente de la CAPEB Rhône et Grand Lyon.
Pensé comme un outil d’information et d’influence, ce Livre blanc vise clairement les échéances municipales et métropolitaines de 2026. Les acteurs de la filière se disent prêts à investir et innover, mais conditionnent leur engagement à la mise en place d’un cadre public cohérent, stable et concerté, seul à même de répondre selon eux aux besoins essentiels du territoire lyonnais.
Plus vous avez de fonctionnaires et de technocrates , plus vous avez de taxes et de normes car il faut bien qu'ils s'occupent et justifient leurs postes
Signaler RépondreTous ces braves gens ont certainement voté Macron les belles lunettes et continuent de se fourvoyer avec l'imposture de la transition écologique donc bonne chance a eux et bonne pleurniche
Signaler RépondreEn tout cas ce secteur n' est pas sous tension donc pas de régularisation des migrants.
Signaler RépondreLa restauration idem donc pas d histoire pour régulariser non plus.
Aïe... Il va falloir récréer les tirailleurs sénégalais ?
Pour les migrantes plus d argent =plus d allocation et là plus de raison pour rester.
De la lecture pour l'histrion Payre.....
Signaler RépondreIl faut peut-être reconstruire en neuf des anciens immeubles et habitations , mais ne pas rajouter de nouvelles constructions qui empiètent sur " la nature" et continuent de transformer les grandes villes en lieux incompatibles avec la vie, à l'échelon humain ! Pas de grandes tours , pas de grands immeubles ! L'humain à besoin d'espace , de lumière, de soleil , le bruit excessif le rend fou... Songez à tout ceci , méditez...Puis agissez !
Signaler RépondreQuand le bâtiment va , tout va ... L'adage date de 1850 et est toujours valable .
Signaler RépondreLes bailleurs sociaux à part prendre l argent il font rien
Signaler RépondreUn livre blanc ? Nul doute que LFI va encore crier au racisme...
Signaler RépondreQue les bailleurs sociaux rénovent les appartements,et surtout faire les travaux d'extrême urgence !Payer c'est le seul truc que les soi bailleurs savent faire ,le fric
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