Face à l’intensification des épisodes de chaleur, l’union de la gauche et des écologistes pour les élections métropolitaines propose la création d’un "climatiseur naturel" dans l’Est lyonnais, un vaste projet de végétalisation destiné à adapter le territoire au changement climatique.
Présenté comme une grande infrastructure bioclimatique, ce projet vise à transformer progressivement le paysage sur plusieurs décennies afin de limiter les effets des îlots de chaleur urbains.
Selon Bruno Bernard, l’Est lyonnais figure parmi les secteurs les plus vulnérables aux fortes chaleurs dans la métropole. D’ici 2050, jusqu’à 36 nuits tropicales par an pourraient y être enregistrées.
La zone souffre notamment d’un faible taux de couverture arborée (environ 14%), bien inférieur aux niveaux jugés nécessaires pour atténuer la chaleur.
La présence d’importantes zones industrielles très minérales, d’infrastructures routières et de terres agricoles peu végétalisées en été accentue ce phénomène.
Sans mesures d’adaptation, ces territoires pourraient devenir "difficiles à habiter et à travailler pendant les épisodes de canicule", préviennent les auteurs du projet.
Une trame verte pour rafraîchir la métropole
Le projet prévoit de déployer une trame boisée et agro-bocagère sur une période de 25 ans, reliant parcs, terres agricoles, corridors écologiques et zones urbaines.
L’objectif est de créer un réseau naturel de fraîcheur capable de réguler la chaleur à l’échelle du territoire.
Plusieurs actions sont envisagées : plantation massive d’arbres et d’arbustes pour créer des corridors arborés, développement de haies bocagères dans les zones agricoles, restauration de zones humides pour améliorer la gestion de l’eau, désimperméabilisation et végétalisation de zones urbaines ou économiques et création de lisières végétales le long des infrastructures et zones d’activités.
À terme, le projet vise la plantation d’environ 1000 hectares supplémentaires d’espaces arborés, afin de tripler la couverture végétale du territoire de la Grande Porte des Alpes d’ici 2050.
Selon les estimations avancées par les écologistes, ces aménagements pourraient faire baisser les températures de 2 à 3 °C en moyenne et jusqu’à 5 à 7 °C sous couvert arboré dense.
"Nous sommes ici dans l’un des principaux îlots de chaleur de la Métropole. Et c’est précisément ici que nous faisons le choix d’agir massivement", explique Bruno Bernard
Selon lui, cette stratégie dépasse la seule dimension environnementale : "Restaurer des haies bocagères, planter des arbres, recréer des corridors écologiques, désimperméabiliser les sols : ce n’est pas seulement une politique environnementale. C’est une politique de santé publique, d’adaptation au climat et aussi de développement économique pour notre territoire."
Le président sortant de la Métropole estime également que cette transformation permettra de préserver l’attractivité économique de l’Est lyonnais, tout en améliorant le cadre de vie des habitants et des salariés des zones d’activités.
Avec les brasseurs d'air écolos...
Signaler RépondreEncore quelques jours de promesses, et après, ils plient les bagages ces escrologistes... Adieu veaux, vaches, cochons...
Signaler RépondreIls parlent des trous de balles dans les portes?
Signaler RépondreC'est sûr que ça crée de l'aération.
"climatiseur naturel", c'est juste un jardin public.
Signaler RépondreUn tunnel pour être au frais !
Signaler RépondreC est bien c est un beau projet .
Signaler RépondreMerci aux ecolos de l avoir commencé il y a 5 ans ...
Rien n a été fait ?
Je ne comprends pas .
"En faisant tut tut en jouant de la flute "
C'est bien cela, ces pastèques veulent amener la campagne à la ville, pourtant 2 choses différentes.
Signaler RépondreMais ce n'est pas grave dans 1 semaine voir 2 le problème est réglé, plus de pastèques ;-)
On attend la proposition de Coeur Dépensier d'y faire passer de la circulation automobile (comme il le propose dans les voies Bus-Taxi) pour désengorger Lyon. 🙄
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