À Oullins-Pierre-Bénite, les écologistes ont tenu jeudi un point presse consacré à la santé des habitants et à la lutte contre les PFAS, ces "polluants éternels" qui contaminent depuis des années une partie du sud de la métropole lyonnaise.
Autour de Bruno Bernard, président de la Métropole de Lyon et tête de liste "Avançons ensemble", étaient notamment présents Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, ainsi que la députée du Rhône Marie-Charlotte Garin et le candidat aux municipales oullinoises Jean-Charles Kohlhaas.
La secrétaire nationale des Écologistes était en déplacement pour rencontrer des habitants mobilisés contre la pollution aux PFAS autour de la plateforme industrielle de Pierre-Bénite. Depuis la révélation de cette contamination en 2022, riverains, associations et collectivités demandent davantage de transparence sur l’origine des pollutions et des mesures fortes pour protéger la population.
L’objectif de cette prise de parole était double, faire le point sur les procédures engagées contre les industriels soupçonnés d’avoir pollué la zone et rappeler la volonté politique de renforcer la lutte contre ces substances chimiques particulièrement persistantes dans l’environnement et dans l’organisme humain.
Parmi les projets mis en avant, la Métropole a souhaité consolider l’institut éco-citoyen récemment lancé afin de mieux étudier et surveiller la pollution chimique dans la région.
"Nous voulons associer le plus d’acteurs possible à cet institut, a expliqué Bruno Bernard. Des collectivités, des scientifiques, mais aussi des élus locaux. C’est un outil essentiel pour comprendre l’ampleur de la pollution et agir efficacement".
Depuis 2020, la Métropole de Lyon affirme avoir engagé plusieurs actions pour répondre à cette crise environnementale. Parmi elles, la reprise en régie publique de l’eau afin d’en garantir une gestion plus transparente, la sécurisation de l’eau potable ou encore le lancement d’une expertise judiciaire destinée à établir les responsabilités industrielles dans la pollution aux PFAS.
Au cœur du dossier figurent notamment les activités de certains industriels implantés dans la Vallée de la chimie, soupçonnés d’avoir émis ces substances pendant des décennies.
La Métropole a ainsi engagé une stratégie judiciaire pour tenter de faire appliquer le principe du pollueur-payeur. "Cette procédure est complexe et prendra plus de temps que prévu. Mais elle est indispensable pour déterminer précisément le niveau de responsabilité des entreprises", a reconnu Bruno Bernard.
"Les entreprises ne sont pas toujours très volontaires", a souligné le président de la Métropole. "Nous devons souvent insister pour obtenir des éléments qui ne sont pas transmis dans les délais. Heureusement, les experts sont pleinement engagés pour faire la lumière sur cette pollution".
Jean-Charles Kohlhaas a également insisté sur l’importance de poursuivre la mobilisation. "Les habitants vivent avec cette pollution depuis trop longtemps. Il faut continuer à produire de la connaissance scientifique et à renforcer les outils publics pour protéger la santé des riverains", a-t-il déclaré.
Au-delà de la question industrielle, les élus écologistes veulent également agir sur l’alimentation et l’agriculture. La Métropole affirme avoir multiplié par quatre le budget consacré à l’agriculture locale et à l’alimentation durable durant le mandat, notamment pour accompagner les agriculteurs engagés dans la transition agroécologique et améliorer la qualité des repas dans les cantines scolaires.
Pour Marine Tondelier, la crise des PFAS dépasse largement l’échelle locale. "Les PFAS sont un scandale de santé environnementale. Pendant trop longtemps, ces pollutions ont été ignorées ou minimisées", a-t-elle dénoncé. Avant d’ajouter : "C’est aussi un choix politique. Quand certains affaiblissent les protections environnementales, nos majorités écologistes et de gauche font le choix inverse : protéger la santé des habitants".
Dans cette campagne municipale et métropolitaine, les candidats de l’union de la gauche et des écologistes affirment vouloir poursuivre et amplifier ces politiques afin de prévenir les pollutions et mieux protéger la santé des habitants.
No comment ! Out
Signaler RépondreLes fossoyeurs réunis
Signaler RépondreCe jaune, franchement... Ils doivent être daltoniens
Signaler RépondreDans 3 semaines, cette brochette de bobos, c'est terminé !!!
Signaler RépondreCa suffit leurs leçons de Morale
La veste verte, elle est insupportable
C'est dingue tout ce qu'ils promettent à la veille des élections...
Signaler RépondreC'est quoi ces écharpe jaune ? Ça pique comme leurs idées
Signaler RépondreLes stars du 20h à Lyons les ecolos sont à lyon depuis 6 ans ils se réveillent que maintenant pour le pfas?
Signaler RépondreUne belle brochette de 🤡
Signaler RépondreTiens on a retrouvé Marie Parlotte, très discrète depuis les affaires avec LFI et la JG....
Ils sont rigolos ils s'y sont quand même pris très tard, ils ont bien laissé les habitants concernés mijoter dans leur pollution alors que tous les journaux en parlaient depuis longtemps...
Signaler RépondreC'est quoi ces écharpes jaunes, c'est le signe d'appartenance à l'élite pastèque ? Pour Tondelier c'est la chef donc veste vert caca "doigt" et pas d'oie ;-)
La belle brochette de verdâtres....Dans 3 semaines, ça dégage.
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