Résultats 2025 : SEB freiné par les droits de douane, 2100 postes menacés dans le monde

Résultats 2025 : SEB freiné par les droits de douane, 2100 postes menacés dans le monde

Le groupe lyonnais SEB a publié un chiffre d’affaires 2025 quasi stable à 8,17 milliards d’euros, mais voit sa rentabilité reculer fortement. Face aux droits de douane américains et à la volatilité des devises, le groupe lance un plan d’économies de 200 millions d’euros d’ici 2027.

Le groupe SEB, référence mondiale du petit équipement domestique, a enregistré en 2025 un chiffre d’affaires de 8169 millions d’euros, en légère croissance organique de 0,3%. En données publiées, les ventes reculent toutefois de 1,2%, pénalisées par un effet devises négatif de 2,5%.

La division Grand Public atteint 7175 millions d’euros (+1,1% en organique), tandis que l’activité Professionnelle recule de 5,9% à taux de change et périmètre constants.

Le résultat opérationnel d’activité (ROPA) chute à 601 millions d’euros, en baisse de 25% par rapport à 2024. La marge opérationnelle s’établit à 7,4% des ventes, contre 9,7% un an plus tôt.

Plusieurs facteurs expliquent cette dégradation : l’impact des droits de douane aux États-Unis, estimé à environ 40 millions d’euros, la volatilité des devises (près de 40 millions d’euros d’effet négatif) et une base de comparaison élevée dans le café professionnel au premier semestre 2024.

Le résultat net part du groupe ressort néanmoins en hausse à 245 millions d’euros, contre 232 millions en 2024.

La dette financière nette s’élève à 2 342 millions d’euros fin 2025, en progression de 416 millions d’euros sur un an. Le cash-flow libre atteint 124 millions d’euros sur l’année, contre 260 millions en 2024.

Le conseil d’administration propose un dividende stable de 2,80 euros par action.

Un plan "Rebond" et jusqu’à 2100 postes concernés

Pour retrouver sa trajectoire de croissance rentable, SEB lance en 2026 le plan "Rebond". Il prévoit notamment 200 millions d’euros d’économies annuelles d’ici fin 2027, via la réduction des achats indirects, l’amélioration de l’efficacité industrielle et l’optimisation des frais de structure.

La mise en œuvre du plan pourrait entraîner une réduction pouvant aller jusqu’à 2100 postes dans le monde, dont jusqu’à 1400 en Europe et potentiellement 500 en France sur la base du volontariat.

"Avec la mise en oeuvre du plan Rebond, nous engageons un projet structurant pour le Groupe visant à retrouver notre trajectoire de croissance rentable : accélérer et renforcer l’impact de nos innovations, et intensifier nos interactions avec nos consommateurs, en nous appuyant en particulier sur les nouvelles possibilités offertes par l’intelligence artificielle. Il intègre par ailleurs un programme d’économies ciblées de 200 M€ pour simplifier nos organisations et renforcer notre agilité opérationnelle", a déclaré Stanislas de Gramont, directeur général du Groupe SEB.

Le groupe anticipe une amélioration du ROPA en 2026 et confirme son ambition de moyen terme : viser 5% de croissance organique annuelle et une marge opérationnelle de 10%, avant de tendre vers 11%.

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Seb

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1 commentaire
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Ex Précisions le 25/02/2026 à 09:11

Les salariés toujours la variable d'ajustement mais jamais les dividendes...

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