La gendarmerie a annoncé ce mardi 10 mars que douze personnes avaient été mises en examen la semaine dernière à Lyon dans le cadre de cette affaire.
Parmi elles, trois ont été placées en détention provisoire, tandis que neuf autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Ces nouvelles poursuites portent désormais à 19 le nombre total de personnes mises en examen dans cette enquête. Dès l’été dernier, sept premiers suspects, dont un mineur de 17 ans, avaient déjà été écroués après l’ouverture d’une information judiciaire par le parquet de la Juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Lyon.
Un enlèvement pour une rançon en cryptomonnaie
Les faits remontent à la fin du mois d’août 2025. Un jeune Suisse de 22 ans, domicilié dans le canton de Vaud, avait été enlevé dans des circonstances qui n’ont pas été rendues publiques. Selon les éléments communiqués à l’époque par le parquet de Lyon, les ravisseurs exigeaient le versement d’une rançon en cryptomonnaie pour obtenir sa libération.
Durant sa captivité, qui s’est déroulée du 28 au 31 août, la victime aurait été "sérieusement malmenée et blessée", précise les autorités suisses.
Libéré par le GIGN
Le jeune homme avait finalement été libéré près de la gare de Valence (Drôme) lors d’une opération du GIGN, l’unité d’élite de la gendarmerie nationale.
L’enquête s’est poursuivie ces derniers mois et a conduit à 18 interpellations réalisées le lundi 2 mars en Île-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, débouchant sur les nouvelles mises en examen annoncées cette semaine. Les investigations se poursuivent pour déterminer précisément le rôle de chacun des suspects dans cette affaire.