Se rendre sur la tombe d’un proche "ne devrait jamais devenir un parcours d’obstacles." C’est le message porté depuis plusieurs jours par Mehdi Belbachir, Lyonnais engagé sur les questions de handicap et d’accessibilité, après la publication d’une vidéo tournée au nouveau cimetière de la Guillotière, dans le 7e arrondissement de Lyon.
Dans cette séquence diffusée le 13 mai sur Facebook, il montre les difficultés rencontrées pour accéder à la tombe de son père, inhumé depuis 2021. Le militant évoque des "chemins impraticables," des "sols dangereux" et "l’absence d’aménagements réellement adaptés" pour les personnes à mobilité réduite.
Mehdi Belbachir affirme que "l’accessibilité ne devrait jamais être un privilège" mais "un droit." Il estime qu’"en 2026, il est temps d’arrêter de fermer les yeux sur ces situations” et rappelle que “chaque espace public devrait être pensé pour tous."
L’ancien colistier de la candidate Cœur lyonnais à la mairie du 8e explique également vouloir dépasser son seul cas personnel. "Cette démarche […] vise à porter la voix de nombreuses personnes confrontées aux mêmes difficultés," écrit-il dans un message adressé à notre rédaction. Selon lui,"l’accessibilité passe encore après le reste."
Au cœur des critiques formulées par Mehdi Belbachir : l’état des allées du cimetière, jugées difficilement praticables en fauteuil roulant électrique. Il reconnaît qu’"une opération de tonte a été réalisée," mais estime que cela "ne règle pas les véritables difficultés rencontrées au quotidien par les personnes en situation de handicap, les seniors, les familles ou toutes les personnes à mobilité réduite."
"Garder ces lieux le plus végétalisés possible"
L’affaire a pris une tournure plus politique après un échange public sur LinkedIn avec Audrey Hénocque, 1er adjointe au maire de Lyon. Quelques semaines plus tôt, l’élue écologiste avait publié un message dénonçant "les cabinets médicaux et autres établissements recevant du public qui continuent d’être inaccessibles aux personnes à mobilité réduite."
Mehdi Belbachir lui avait alors répondu frontalement : "Ce 'coup de gueule' sonne malheureusement comme un exercice de communication de plus." Il reproche notamment à la municipalité de ne pas regarder “l’état réel des équipements dont la Ville de Lyon a elle-même la responsabilité”.
L’adjointe au maire lui avait répondu que "depuis 2020, la Ville de Lyon […] a commencé à améliorer l’accessibilité des cimetières dont celui de la Guillotière, tout en veillant à ne pas trop imperméabiliser les sols et garder ces lieux le plus végétalisés possible." Audrey Hénocque ajoutait également qu’“un cheminement meuble n’est pas aussi rédhibitoire que la présence de marches”.
Une réponse vivement contestée par Mehdi Belbachir, qui y voit "le fossé immense entre la communication institutionnelle et la réalité vécue sur le terrain."
Le Lyonnais a aussi renouvelé publiquement son invitation à Audrey Hénocque et à Laurent Bosetti, adjoint aux mobilités et cadre de vie, afin qu’ils viennent constater "concrètement ce que vivent les citoyens concernés au quotidien."
"L’accessibilité ne se décrète pas dans un communiqué. Elle se vérifie sur le terrain," conclut-il.
Même à pied on est souvent à la peine pour circuler dans nos rue. Les trottoirs trop étroit, les personnes qui se déplacent en groupes et bloque la circulation normale des piétons. La priorité devrait d’abord concernée l’aisance de la circulation des piétons dans l’espace urbain et surtout dans le monde des vivants.
Signaler RépondreToujours aucune décence ces escrolos
Signaler RépondreL'ancienne métropole n'aimait pas les handicapés, au point de supprimer des places de stationnement PMR pour en faire des emplacements pour les vélos (angle Lafayette-Richerand Lyon 3).
Signaler Répondrequestion de point de vue, c'est le fauteuil qui n'est pas adapté au terrain.
Signaler RépondreTotalement de votre avis. Merci.
Signaler RépondreAjoutez à cela le cimetière sans eau courante depuis 2/3 ans au prétexte que l'on "étudie" le changement de canalisations pour cause de fuites (sic!) .
Il est vrai que LES MORTS NE VOTENT PAS.