Un spectacle gratuit, accessible aux enfants et qui devait permettre au public de participer.
Sur le papier, "Say something" de la compagnie M-F, présenté dans le cadre du festival Tout l'monde dehors, avait tout pour permettre aux habitants de la Duchère de passer une bonne fin d'après-midi le 1er août dernier.
Mais comme le rapporte le Progrès, la représentation sur la place Gisèle Halimi a viré au cauchemar pour les artistes.
Dès le début du spectacle, les artistes, habillés en justaucorps fluo, racontent avoir ressenti une atmosphère inhabituelle. Très peu de public, et encore moins qui osaient s’approcher d'eux pour prendre part au show, avant qu’une femme ne commence à tenir des propos homophobes à l’encontre des deux danseurs.
La tension est ensuite montée d’un cran avec l’arrivée d’un jeune homme en trottinette. Selon l’un des chorégraphes, celui-ci aurait foncé vers lui en mimant un coup à la tête.
La compagnie a décidé d’interrompre immédiatement la représentation. Quelques instants plus tard, un premier mortier d’artifice a été tiré depuis un immeuble en direction du groupe. L’un des engins a explosé tout près du compositeur. Son ordinateur a été endommagé et l’artiste souffre depuis de séquelles auditives.
Les danseurs, les bénévoles et les quelques spectateurs présents ont pris la fuite tandis qu’une dizaine de mortiers étaient tirés dans leur direction.
"Une attaque contre les valeurs de notre République"
Des plaintes ont été déposées. "Les gens ont oublié le respect, ont nourri leur haine et sont devenus incapables d'aimer. Nous avons encore peur. Nous sommes profondément choqués et désillusionnés", a commenté la compagnie M-F sur ses réseaux.
La Ville de Lyon a de son côté condamné "avec la plus grande fermeté" des faits qualifiés "d’une extrême gravité", allant à l'encontre du désir de Grégory Doucet de défendre l'image d'une ville "ouverte, inclusive et respectueuse".
De son côté, le maire PS du 9e arrondissement Emmanuel Giraud se dit "ulcéré de savoir que des personnes, des lâches, puissent s'attaquer de telle sorte, aux liens que nous essayons de tisser par ces spectacles. Agir de la sorte, c'est salir son quartier". "Rien ne peut justifier que des artistes soient pris pour cible en raison de leur apparence, de leur expression artistique ou de ce qu'ils représentent. Ces actes indignes sont une attaque contre les personnes, contre la liberté de création et les valeurs de notre République", conclut l'édile.
C'est ça la convergence des luttes....
Signaler RépondreComme disait Doucet "l'extrême droite est un danger pour Lyon" et ces actes haineux et homophobes envers les artistes "ne me semble pas représenter l'histoire humaniste de Lyon". 😏
Signaler RépondreCes actes sont aussi preuves d'une immense pauvreté intellectuelle de la part de leurs auteurs et leurs familles ( tirer des mortiers à partir du balcon famillial!)
Signaler RépondreFaut pas s'étonner! Quand tu vois que les juges autorisent le burkini sur les plages!!!!!!!
Signaler RépondreSigné quartier
Signaler RépondreL'article ne parle pas d'une possible manipulation de ces jeune.s par des fascistes d'extrême droite... Pourtant, la pureté de cette jeunesse en manque de repères ne peut pas être à l'origine de ces agissements LGBTQR+-phobes.
Signaler RépondreLFI a montré la voie en perturbant le concert de Barbara Butch , c’est ça la liberté d’expression pour l’électorat de Melanchon qui veut créoliser la France, imposer SA vision de la société par la violence et on laisse faire !
Signaler Répondrec'etait écrit...quartiers en naufrage intellectuel ..j 'allais dire..confiture aux cochons..
Signaler Répondrehonte on ne respecte rien et on veut faire ce que l'on veut et personne ne réagit ces gens de la mairie on ne laisse pas faire ne font rien depuis des années ça se gâte et c'est de pire en pire des service d'ordre pour réagir tout de suite
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