À l'heure où notre jeunesse devrait pouvoir se concentrer sur son avenir, nous assistons à une multiplication des blocages qui pénalisent d'abord ceux qui souhaitent simplement apprendre. Soyons clairs. Il est parfaitement légitime de s'interroger sur les conditions d'enseignement dans nos établissements.
Mais depuis quand la destruction d'un lycée constitue-t-elle une réponse à ces difficultés ? Depuis quand empêcher ses camarades d'accéder aux cours permet-il d'améliorer leurs conditions d'études ? Il est également nécessaire de rappeler une réalité que nous avons parfois tendance à considérer comme acquise : en France, nous avons la chance de bénéficier d'un enseignement public gratuit. Cette conquête précieuse permet à des millions de jeunes d'accéder à l'instruction, indépendamment de leur origine sociale.
Bien sûr, notre système éducatif est perfectible.
Mais cette chance implique aussi une responsabilité, celle de respecter nos établissements, nos enseignants et tous ceux qui travaillent quotidiennement pour nous permettre d'apprendre.
Au-delà des violences, un autre phénomène doit nous interpeller : l'instrumentalisation politique de ces mobilisations. Des revendications initialement liées aux conditions d'études se retrouvent noyées dans une accumulation de combats sans rapport avec la vie des établissements (conflit israélo-palestinien, réforme des retraites...). Certains mouvements et responsables politiques, notamment à l'extrême gauche, cherchent à faire de ces mobilisations un levier de contestation bien plus large. Nos établissements scolaires ne doivent pas devenir les instruments de stratégies partisanes.
Les jeunes ont le droit de construire leur propre opinion, de débattre et de s'engager. Ils ne doivent pas être réduits au rôle de figurants dans des affrontements politiques qui les dépassent. Il ne s'agit pas d'opposer les jeunes entre eux, mais de rappeler un principe essentiel : la liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres. Une université doit être un lieu de savoir, de réflexion, de confrontation des idées et de liberté intellectuelle. Elle ne peut pas devenir un espace où ceux qui crient le plus fort imposent leur volonté aux autres.
À force de voir les mêmes images de violences et de blocages, on pourrait croire que toute la jeunesse française se reconnaît dans ces méthodes.
C'est faux.
Il existe une autre jeunesse, bien souvent silencieuse et trop rarement mise en lumière. Une jeunesse qui se lève chaque matin pour aller en cours, qui travaille parfois le soir ou le weekend pour financer ses études, qui s'engage dans des associations, dans des communes et dans la vie de notre pays. Une jeunesse qui croit encore à la valeur du travail, au goût de l'effort et au mérite. Une jeunesse qui ne demande pas que tout lui soit donné, mais simplement qu'on lui permette de construire son avenir.
Cette jeunesse veut étudier, travailler, entreprendre et refuse que son avenir soit pris en otage par des blocages à répétition. L’avenir des jeunes mérite mieux que des barricades.
Il est temps de donner la parole à cette majorité de jeunes qui ne fait pas de bruit, mais qui construit chaque jour l'avenir de notre pays. Il est temps également de soutenir les enseignants, les personnels éducatifs et les forces de l'ordre qui doivent faire face aux conséquences de ces débordements. Cette jeunesse demande que le droit d’étudier soit garanti par des établissements protégés, des blocages levés dans le respect de la loi, et des sanctions proportionnées contre les dégradations. Et que le dialogue, le vrai, avec des élus lycéens et étudiants représentatifs, remplace la loi du plus fort.
Aux jeunes qui veulent étudier, sachez que vous n’êtes pas seuls, et que votre voix compte.
Cindy Ferro
Responsable des Jeunes Républicains du Rhône
Déléguée LR de la 11e circonscription du Rhône
Conseillère municipale de Millery
Ils se font des "AG" entre eux et font semblant de faire des "votes" pour au final imposer le choix à la masse.
Signaler RépondreIntrinsèquement ses gens d'extrême gauche incarnent le totalitarisme et ne représentent en réalité personne.
J'ai connu 2 mois de blocage à mon époque en fac. On sait parfaitement qui bloque, il ne faut pas se foutre de la gueule du monde en les présentant comme de "vrais étudiants" soucieux du bien commun, c'est juste faux.
Pendant ce temps le "vrai étudiant" qui veut travailler doit encore plus faire d'effort pour ne pas perdre son année tout en travaillant à côté pour se payer son petit appart.
Entendre les médias (souvent de gauche) validés la merde de ses "faux étudiants" est honteux. On savait qu'on était en réalité dans une "Démocratie alternative" (car non réelle) mais ici ses émeutes et blocages le prouvent.
Qui a dit; il faut créer le climat de mécontentement qui permet de mobiliser les masses, en clair foutre le bordel pour abaisser le niveau et permettre aux nuls de s'exprimer ou de gueuler
Signaler RépondreMéthode certifiée LFI