Les trois épisodes de canicule consécutifs de l’été 2026 ont durement affecté les massifs forestiers du Beaujolais.
Le constat a été dressé à l’occasion d’une "journée bois" organisée mercredi 21 octobre par le Département du Rhône autour des conséquences du changement climatique sur les forêts.
Début septembre, les techniciens de l’Office national des forêts ont constaté "d’importants dépérissements" dans plusieurs massifs appartenant au Département.
Le douglas particulièrement touché
Les dégâts concernent très majoritairement le douglas, mais également, dans une moindre mesure, le sapin et le chêne.
Les secteurs les plus fragilisés sont les expositions sud et sud-ouest situées à basse altitude, après un été marqué par un important stress hydrique.
Les premières estimations font état d’environ 10 500 m³ de bois dépérissant à couper sur les seules propriétés publiques départementales.
Ce volume représente l’équivalent d’une année et demie de récolte forestière habituelle. La moitié pourrait être exploitée mécaniquement avec des engins forestiers, l’autre moitié devant nécessiter un bûcheronnage classique.
1 800 hectares de forêts gérés par le Département
Le Conseil départemental dispose de 1 800 hectares de massifs forestiers, gérés par l’ONF, ce qui en fait le premier propriétaire foncier du Rhône selon la collectivité.
Il assure également l’entretien de 85 kilomètres de pistes et routes forestières, qui permettent aussi d'accéder à des parcelles privées situées dans les mêmes massifs.
La journée organisée mercredi comprenait notamment une visite de la scierie Lachize, spécialisée dans le bois douglas, puis un déplacement dans la forêt communale de Thizy-les-Bourgs-Mardore pour échanger sur les conséquences du changement climatique.
Le Département indique consacrer 100 000 euros par an au soutien des investissements des entreprises de la filière bois, qu’il s’agisse de travaux forestiers, de sciage ou de seconde transformation.
En 2026, il participe également au financement du Centre national de la propriété forestière à hauteur de 36 900 euros, de FIBOIS69 pour 54 000 euros et de la MFR pour 20 000 euros.
ah ben ça va réjouir les écolos qui ne supporte pas les forêt artificielle !!!
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