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Transports en commun : Quatre communes à la rescousse du Sytral

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Pour ne pas être absorbé par le Grand Lyon lors de sa prochaine réorganisation, le gestionnaire des TCL a décidé d’élargir sa compétence et d’inclure dès 2013 Brindas, Chaponost, Messimy et Thurins, puis ensuite toutes les communes qui le souhaitent.

Explications. La chambre régionale des comptes a demandé explicitement le 23 mai 2011 au Conseil Général du Rhône de quitter le Sytral, le Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’Agglomération Lyonnaise. Ce qu’a confirmé le préfet du Rhône dans un courrier en décembre dernier. Depuis l’automne 2011, les discussions et les pics s’intensifient entre Bernard Rivalta, le président du syndicat, Gérard Collomb, le président du Grand Lyon et qui est l’un des principaux financiers et Michel Mercier, le président du Conseil Général. D’un côté, le Sytral souhaite respecter l’avis de la chambre régionale, tout en sachant que le département devra rembourser ou continuer à contribuer au financement du syndicat pour éponger une partie de la dette. De l’autre, le Conseil Général envisage sérieusement de quitter l’organisme mais tout en continuant à participer aux dépenses. Mais il souhaite également créer son propre syndicat pour faire circuler ses bus sur les routes départementales, avec quelques terminus aux pôles importants de l’agglomération : Gare de Vénissieux, Gorge de Loup, Gare de Vaise, etc. A cela, il faut rajouter le dilemme du pôle métropolitain. Le Grand Lyon et trois autres communautés d’agglomérations (Vienne, Bourgoin-Jallieu et Saint-Etienne) se sont associés pour mettre en commun décisions et transports à long terme. La région Rhône-Alpes devrait également y participer, tout comme le Rhône, qui a décidé de dissocier ces deux projets en cours.

Conséquences. Pour pallier à ce départ, le Sytrala entériné jeudi 5 avril l’arrivée dès le 1er janvier 2013 de quatre nouvelles communes : Brindas, Chaponost, Messimy et Thurins. Quatre communes qui ne font pas parties des 58 communes du Grand Lyon. Alors que la règle établie à la création du Sytral consistait à desservir, sauf accord, uniquement les villes adhérentes à la communauté urbaine. "On nous a demandé un respect de l’équité des communes. Que chacun assume maintenant ses choix", a martelé Bernard Rivalta vendredi lors du comité syndical. En clair, les communes qui souhaitent sortir du Sytral peuvent le faire, mais doivent s’attendre à voir s’arrêter les bus aux portes de la ville. Genas pourrait d’ailleurs être la première à faire les frais de cet adage dès la rentrée prochaine. Et à l’inverse, toutes les villes qui désirent adhérer au Sytral en auront désormais la possibilité : l’offre de transports sera adaptée au cas par cas, mais elles devront alors s’acquitter d’un versement transports. Deux options s’offrent alors aux maires rhodaniens, notamment ceux autour de Lyon : adhérer au Sytral et s’offrir une offre à un coût estimé entre 400.000 et 500.000 euros par an ; adhérer au syndicat départemental (dès que celui-ci sera crée) et s’amputer peut-être d’une partie du service. Et là aussi le pôle métropolitain pourrait jouer un rôle important, avec un réseau de TER et bientôt de tram-trains qui pourraient jouer sur les décisions des responsables municipaux.



Tags : sytral | conseil général | rhône | Lyon | Bernard Rivalta | pôle métropolitain | transports | TCL |

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