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Les acteurs et l'équipe acclamés par Fourvière - Photo LyonMag

Nuits de Fourvière : Podalydès triomphe à Lyon avec le Bourgeois gentilhomme

Les acteurs et l'équipe acclamés par Fourvière - Photo LyonMag

La pièce de Molière mise en scène par le sociétaire de la Comédie Française ouvrait mardi l’édition des Nuits de Fourvière 2012.

Denis Podalydès a pris non seulement le texte de Molière, mais également sa mise en scène. Il y a là un orchestre composé d’un clavecin, de violons, violoncelles, flûte et hautbois, sous la direction de Christophe Coin. On trouve même des chanteurs lyriques dont la voix porte dans l’enceinte antique comme celle des opéras. Pour les costumes, qui participent de l’extravagance des personnages, on a fait appel à Christian Lacroix, qui lui-même a fait appel à la magie des tissus, à la volupté de leurs mouvements et à l’épaisseur de leur contenance. Le texte est donc celui de Molière, il raille, il singe, voire même il dénonce. Nous sommes face à un bourgeois du 17e siècle, un bourgeois qui sait que son argent ne fait pas de lui "un homme de qualité", mais qui souhaite ardemment le devenir, ardemment et de bonne foi. Il s’entoure donc de "maîtres" des différents arts (musique, danse, armes, philosophie). Ceux qui l’entourent ont vite fait de comprendre cette faiblesse, certains s’en servent, d’autres en profitent, d’autres s’en plaignent et d’autres tentent de le hisser hors de cette profusion d’artifices. Le décor est planté.
Dans la proposition de Podalydès, il y a finalement de tout. Même de la danse. Les ballets originels de Pierre Beauchamp sont de la partie, ils prennent même beaucoup de place, portés par la musique de Lully, cette musique dite classique qui passe de l’allegro au ballet, de la sarabande au menuet en passant par la marche sans jamais perdre de sa superbe. Aller voir ce spectacle, c’est aller à la rencontre de ce que, qui sait, ont connu les courtisans de Chambord quant en 1670 fut créée la pièce devant la cour de Louis XIV. Le tout dans l’écrin de l’Odéon de Fourvière, avec la basilique en fond, les oiseaux qui passent, les avions qui ronronnent, la nuit qui tombe et le vent qui souffle. Et au milieu de tout cela, il y a une troupe d’acteurs qui joue, qui est les personnages, chante, danse, proclame, implore, rie, pleure, vit.
Entouré de son couturier, de ses musiciens et de ses acteurs, Denis Podalydès est venu mardi soir sur scène. Les coussins ont volé, les gradins étaient debout. La réussite version Nuits de Fourvière. Gageons qu’elle ne se démentira pas d’ici à dimanche.
Le Bourgeois gentilhomme est programmé tous les soirs jusqu'au 10 juin à 21h à l'Odéon.



Tags : nuits | fourviere | théâtre | festival |

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