Pas de jurés populaires au tribunal correctionnel à Lyon

Pas de jurés populaires au tribunal correctionnel à Lyon
Photo Lyonmag.com

La Chancellerie a décidé de geler l’extension de la réforme des jurés populaires dans les tribunaux correctionnels à huit villes supplémentaires, dont Lyon.

L’expérimentation a été lancée en début d’année dans les cours d’appel de Dijon et Toulouse. Elle prévoit que deux citoyens assesseurs siègent aux côtés de trois magistrats en première instance et en appel, pour le procès de certains délits passibles d’au moins cinq ans de prison. Le but était de rapprocher les citoyens de la Justice. Il s’agit d’une mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy menée par l’ex-ministre de la justice, Michel Mercier, le président du Conseil Général du Rhône. L’expérimentation devait être étendue à huit villes supplémentaires en janvier prochain : Douai, Lyon, Bordeaux, Colmar, Angers, Orléans, Montpellier et Fort-de-France. Finalement, la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira a préféré d’attendre un premier bilan des expériences de Dijon et Toulouse d’ici la fin de l’année avant de décider de continuer la réforme.
L’Union Syndical des Magistrats, dénonce des "Audiences plus longues, jurés pas plus sévères que les juges soi-disant laxistes". Pour le syndicat il s’agit d’une "gestion de luxe de quelques dossiers, dont nous n'avons absolument pas les moyens" qui se fait "au détriment de tous les autres dossiers". Le temps de sélection des jurés populaires est très long, ce qui a pour effet de ralentir le traitement des dossiers.

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