Villefranche-sur-Saône : le procès d’un prévenu tourne au procès contre la prison

Villefranche-sur-Saône : le procès d’un prévenu tourne au procès contre la prison
Photo d'illustration - LyonMag

C’est dans le cadre d’une affaire traitée en comparution immédiate que la défense a pu faire le procès de l’administration pénitentiaire de Villefranche-sur-Saône.

C’est a priori une banale affaire de faits de violence et de rébellion au sein d’une administration pénitentiaire. Mais la défense y a vu l’occasion de tirer à boulets rouges sur la prison de Villefranche-sur-Saône.

Le prévenu, un jeune détenu 19 ans, s’est présenté à la suite d’une bagarre qui a eu lieu le 4 juillet dernier et a fait des blessés, notamment parmi les surveillants. L’un a été mordu au poignet, l’autre est victime d’une déchirure du lobe de l’oreille droite.

Le prévenu s’est défendu en avançant ne pas avoir lancé la bagarre mais avoir opposé une "simple résistance" à la violence des surveillances, indique le Progrès. À l’annonce d’un possible emprisonnement supplémentaire de 12 mois avec mandat de dépôt, l’avocate du prévenu, révoltée, en a profité pour vivement critiquer la prison.

Critiquant le manque de caméras et les conditions "déplorables" d’emprisonnement, cette dernière a réclamé la relaxe de son client pour des faits de violences volontaires ainsi que son transfert dans un autre établissement.

Visiblement embêté de la tournure du débat, le tribunal a prononcé la relaxe du prévenu pour les faits de violences commis le 4 juillet, mais a condamné le prévenu à 6 mois de prison pour des faits similaires dans deux affaires différentes.

2 commentaires
Laisser un commentaire
avatar
honneur et combat le 10/07/2017 à 10:04

La réforme de la Justice doit toujours se faire! En particulier la mise à l'écart de ces Juges complaisants et surtout incapables de défendre la société qui les nourrit.

Signaler Répondre

avatar
dany24 le 10/07/2017 à 09:32

Et bien il faudrait que chaque citoyen voit la réalité des prisons et quels sont les conditions de travail du service de surveillance, aujourd'hui ces gens pourtant assermenter n'ont quasi plus aucune prise et se doivent de subir les crachats les insultes et violences des détenus , qui se sentent quasiment intouchable depuis les mesures Taubira....
Les victimes de ces racailles si ils voyaient dans quels conditions vivent leur bourrots i, elles seraient outrées...

Signaler Répondre

Laisser un commentaire

Si vous avez un compte Lyon Mag, connectez-vous.
Nous ne vous enverrons pas d'email sans votre autorisation.