La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) présidée par Georges Fenech tient jeudi un colloque à l’Hôtel de Ville de Lyon. Cette réunion de travail est axée sur la thématique «Vigilance et lutte contre les dérives sectaires : état des lieux en France». Tous les partenaires impliqués dans cette lutte, pouvoirs publics, associations, hommes de loi et policiers, sont attendus. L’objectif est d’obtenir un point précis, proche de l’exhaustivité, sur le phénomène bien connu des dérives sectaires, amplifié par la crise. Le point de Georges Fenech pour Lyon Mag.
Lyon Mag : Quel est l’objectif de ce colloque ?
Georges Fenech : Comme l’intitulé du colloque l’indique, l’objectif est de faire connaître, par l’intermédiaire des plus hautes personnalités qui luttent contre ce phénomène, l’état des lieux en France des dérives sectaires. Il nous faut aussi formuler de nouvelles propositions pour l’avenir. On se rend compte que les organisations à caractère sectaire profitent d’un terreau favorable suite aux crises que traverse notre société. Que ce soit la crise économique, la crise pandémique, la crise climatique, la crainte d’une apocalypse qui est relayée par des films et des médias. Tout cela mobilise notre énergie et notre attention, dans une région lyonnaise qui connaît bien le phénomène, et qui a vu notamment le procès des responsables lyonnais de l’église de scientologie et le procès des responsables du massacre de l’ordre du Temple Solaire dans le Vercors, où seize personnes, dont trois enfants, sont mortes carbonisées. Il y aura aussi un temps fort, c’est la présentation par le commandant de Police Bernard Malfay d’une nouvelle cellule de Police spécifique à ces dérives, qui est située à l’office centrale de répression faite aux personnes et qui est spécialisée dans la lutte contre l’emprise mentale et les dérives sectaires.
Vous sentez vraiment que la crise est un facteur à prendre en compte dans les dérives sectaires ?
Oui. Quand il y a un mal être, quand il y a un problème existentiel, quand on doute de l’avenir, quand on nous parle chaque jour de réchauffement climatique et de ses conséquences dramatiques pour notre environnement. Quand on évoque chaque jour des crises pandémiques, la grippe, des maladies telles que le SIDA. Beaucoup de gourous et de charlatans vont s’incruster dans le domaine de la santé publique pour essayer de capter des personnes vulnérables, leur proposer des thérapies «clés en main» qui se révèlent être du charlatanisme et qui peuvent causer des dégâts importants pour les populations et notamment les enfants. Nous sommes à une période où nous pouvons craindre une recrudescence de ces mouvements.
Quels sont très concrètement les outils de lutte ?
Nous avons mis en place au ministère de la santé un groupe d’appui technique, qui va recenser sur l’ensemble du pays toutes les techniques thérapeutiques non-conventionnelles qui n’ont pas du tout pour conséquence de soigner mais au contraire qui empêchent de soigner. C’est une avancée considérable. Nous allons informer les français de ce que représente le reiki, les «faux souvenirs induits», la kinésiologie. Il faut leur expliquer ce que cela est de façon à ce qu’ils soient prévenu en mettant les pieds chez ces pseudos psycho-thérapeutes. Autre exemple, la création au sein de cet office centrale d’une police spécialisée contre l’emprise mentale. On peut citer également comme avancée considérable la politique accrue de contrôle des organismes de formation professionnelle. Nous savons que c’est pas ce biais là que les organisations sectaires s’infiltrent dans le domaine de l’entreprise. Ce sont des sujets très concrets qui seront expliqués à l’occasion de ce grand colloque lyonnais. Ce sont les 10 ans de la création de la MILS (Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes), c’est donc le moment de faire un premier grand bilan de notre activité.
Comment évolue le développement, des sectes, Y en a-t-il de nouvelles, celles existantes évoluent-elles ?
Il y a les grandes organisations que tout le monde connait. Notre travail aujourd’hui concerne essentiellement les micros-structures qui apparaissent autour de cette dérive thérapeutique sectaire. On en voit fleurir dans toutes les régions de France. Nous avons demandé à ce que le corps médical soit extrêmement vigilant sur ces problèmes là. C’est un monde très diffus, très mouvant, et qui ne connaît pas de recul malgré l’action que nous menons. Il faut que nous nous adaptions et que nous surveillions ces évolutions car encore une fois, même si le phénomène n’est pas du tout le même, il reste relativement présent.
Les sectes peuvent se développer dans tous les milieux ?
Les sectes touchent tous les milieux : économiques, institutionnels, médicaux, sportifs, culturels, éducatifs, universitaires, religieux... Il n’y a pas de domaine qui n’échappe à ces tentatives de récupération, d’infiltration, dans le but d’une prise de pouvoir et de profit.
Beaucoup d’interventions de personnalités lyonnaises sont attendues. Le colloque est-il ouvert à tous ?
Le colloque est ouvert sur invitation. Nous attendons trois-cents personnes. Il est ouvert à des spécialistes, associations, avocats, magistrats et évidemment à la presse qui relaiera, auprès de l’opinion, nos travaux. Le but d’une telle rencontre est d’entendre, écouter, échanger et de travailler. Il faut profiter de ces personnalités et de leur expérience pour nous même nous inspirer de leurs suggestions et continuer.







16 Commentaires
Dossiers vides ?
Posté par Diane (27-11-2009 à 22h57)
Et Martine Boublil...
Posté par diane (27-11-2009 à 22h35)
lisez cela...
Lyon, le 27 Novembre 2009. Un hotel Lyonnais accueil les combattants des sectes de tout poil. Une réunion organisée par Georges Fenech qui a encore une fois démontrée que la puissance de la terreur et de la rumeur pouvait animer les foules.
Après son éviction en tant que depute pour quelques obscures fraudes financières, le pourfendeur de groupes sectaires, siégeant rue de Bellechasse a la tete de la Miviludes (Mission Interministérielle de lutte et de prévention contre les dérives sectaires) a bien port?sa casquette.
Aux pieds de l'hôtel où la conférence anti-sectes se déroulait, une armée de gardes de sécurité?filtrait, un peu comme si les débordements étaient à prévoir, malgré la subtile discrétion qui fut fait sur cet événement.
Étrange et discret, car malgré?la sécurité?déployée pour mettre un frein aux idées des potentielles infiltrations sectaires, une personne bien au courant des manigances de la Miviludes, a réussi le pari de rentrer dans la conférence, prenant notes de toute excentricité verbales qui pouvaient émerger de ces esprits échauffés par la haine.
Beaucoup d'élucubrations furent dites pendant la conférence, mais la pièce maitresse fut la proposition de monsieur Fenech de céer un nid d'aigle.
La création d'un espace juridique pour aider à la lutte contre les sectes en Europe. Pourquoi un nid d'aigle? Car la référence historique se prête bien au lieu de cet espace juridique situé en Autriche, là ou guerre prit fin en 1945... En effet, le happy end fut de mise ce jour là lorsque le grand seigneur de la mort retourna son arme contre sa tempe.
En espérant que Monsieur Fenech n'use pas de son récent permit de chasse pour faire de même, mais que la raison puisse lui revenir avant que les instances Européennes et internationales ne le force à rendre les armes.
Comme l'histoire se répète...
Posté par Marcus (27-11-2009 à 21h21)
Hypocrisie
Pourtant ces enfants risquent de mourir et certains sont déjà morts, surtout les très jeunes, sans oublier qu'ils ont peut-être contaminé d'autres personnes !
Alors quelle est cette hypocrisie qui veut que les témoins de Jéhovah se voient retirer leur autorité parentale pour cause de refus de la transfusion sanguine alors que les risques sont infimes pour ne pas dire nuls, en comparaison des conséquences graves nous dit-on du refus de la vaccination ?????? Vite MM Brard et Fenech réagissez !!
Posté par mannkael (27-11-2009 à 15h46)
en attente d'une réponse
Posté par séb (27-11-2009 à 14h55)
Qui sont vraiment les naïfs?
Posté par Jean Pierre 35 (26-11-2009 à 23h04)
Attention, ne dites pas n'importe quoi !
Posté par Hélène (26-11-2009 à 16h11)
Poncifs
Posté par Namo (26-11-2009 à 13h59)
Interdire la thérapie scientologue
De quels droits des non-médeciins peuvent-il vendre et administrer une pseudo-thérapie psychiatrique qui utilise l'hypnose et qui peut déclencher des psychoses et provoquer des suicides ?
Le seul but de la scientologie est d'imposer sa "thérapie" à tous ses adeptes et pour cela elle n'hésite pas à faire des menaces ou de contraindre ses victimes.
Avant d'interdire la scientologie ne faudrait-il pas commencer par contrôler sa thérapie ?
Posté par Jean-Luc Barbier (26-11-2009 à 12h11)
Interdire la thérapie scientologue
De quels droits des non-médeciins peuvent-il vendre et administrer une pseudo-thérapie psychiatrique qui utilise l'hypnose et qui peut déclencher des psychoses et provoquer des suicides ?
Le seul but de la scientologie est d'imposer sa "thérapie" à tous ses adeptes et pour cela elle n'hésite pas à faire des menaces ou de contraindre ses victimes.
Posté par Jean-Luc Barbier (26-11-2009 à 12h10)
Interdire la thérapie scientologue
De quels droits des non-médeciins peuvent-il vendre et administrer une pseudo-thérapie psychiatrique qui utilise l'hypnose et qui peut déclencher des psychoses et provoquer des suicides ?
Le seul but de la scientologie est d'imposer sa "thérapie" à tous ses adeptes et pour cela elle n'hésite pas à faire des menaces ou des contraintes sur ses victimes.
Avant d'iterdire la scientologie ne faudrait-il pas commencer par contrôler sa thérapie ?
Posté par Jean-Luc Barbier (26-11-2009 à 12h09)
Ridicule
Posté par Alaska (26-11-2009 à 00h16)
The ventilo...
Posté par AloneBiker (25-11-2009 à 23h11)
Chasser le naturel ....
Posté par AloneBiker (25-11-2009 à 21h35)
Mais quelle mouche les a donc piqués ?
On se souvient de la commission parlementaire sur sectes et mineurs d'où il est ressorti des auditions multiples d'un large panel de responsables du monde social, économique, éducatif et religieux qu'il n'y avait pas de problèmes. Eh bien Monsieur fenech, lui, a clamé à la presse qu'il y avait 80 000 enfants en danger. Chiffre qui changeait d'ailleurs au gré des temps et des média.
Tout cela manque de sérieux, et c'est ce manque de sérieux qui constitue aujourd'hui un danger. Si vous n'avez pas l'heur de plaire à Sieur Fenech, attention à vous !
Alors, moi, j'aimerais bien savoir qui sont ces soi-disant victimes et combien elles sont exactement. A part les quelques uns, moins d'une dizaine, que l'on nous trimballe de média en média, bien réchauffés, et souvent vigoureusement poussés dans leurs récriminations par les collistiers de ce même Sieur Fenech, alors que d'eux-mêmes, ils ne voyaient rien de gênant, combien sont-ils ? Il ne suffit de pousser des cris au prétexte de victimes, ces dernières semblent bien être tout aussi inexistantes que les dossiers vides de Monsieur Fenech, qui lui vaut de devoir faire tant de barouf.
Posté par Pascaline (25-11-2009 à 18h55)
Arrêtez les trolls du CICNS ;-)
Georges Fenech fait du très bon travail.
Posté par Giorgio (18-12-2009 à 23h02)