A la une 16-11-2011 à 18:09
Gérard Collomb - LyonMag
Le sénateur-maire de Lyon ne digère pas l’accord conclu mardi entre le PS et Europe écologie-Les Verts. Lors d’une conférence de presse tenue mercredi après-midi à Lyon, il a fait part de ses réserves concernant l’aspect programmatique du projet commun. Sur le volet électoral, en particulier sur la préemption écologiste de la 1e circonscription du Rhône, Collomb a fait son choix : il soutiendra un candidat dissident, le radical de gauche Thierry Braillard. Quitte à jouer sa place au PS.
Gérard Collomb ira-t-il jusqu’au billot que semble lui avoir dressé
Martine Aubry dans la cour du siège du PS rue de Solférino ? « Je peux être exclu du PS, confie-t-il. Il faut savoir prendre des risques dans la vie . » Et
des risques, le maire de Lyon va en prendre. Contre l’avis des
instances dirigeantes de son parti, il soutiendra son adjoint aux
Sports, le radical de Gauche Thierry Braillard, face à l’écologiste
Philippe Meirieu. Pourtant, le vice-président de la Région arrive en
adoubé, conforté par l’accord électoral conclu mardi entre la 1e secrétaire du
PS et son homologue écologiste Cécile Duflot. «
Je n’ai rien contre Philippe Meirieu. Il m’est même arrivé, quand il
connaissait un creux dans sa carrière professionnelle, de lui confier
quelques missions pour la Ville », rappelle narquois l’édile lyonnais.
Mais le bât blesse sur les différences fondamentales de vision
prospective entre les Verts et les socialistes. Ce qui ne passe pas pour
Collomb. « Je crains qu’au niveau national nous ne fassions fausse route et que l’accord ne soit un mauvais accord »,
prévient Collomb, qui illustre son propos au regard de la vie des
institutions locales, et de l’impossible gouvernance Verts-PS. « A la Région, Philippe Meirieu a voté contre la subvention à Biovision, au programme Lyon Biopôle 2011, commence-t-il a égrener. Il
s’est abstenu sur les subventions au projet de canceropôle, il a voté
contre les subventions à l’Opéra de Lyon, au TNPà l’institut Lumière... » Mécanique, le maire de Lyon continue a dérouler. Puis s’arrête « Est-ce le développement de l’agglomération que M. Meirieu souhaite, interroge faussement naïf le maire de Lyon. Ses votes nous disent que non. »
Et pour Collomb d’en appeler à l’autorité du candidat socialiste. « François, un sursaut », implore-t-il. « Cet accord ce n’est pas celui de François Hollande », continue-t-il. Puis lance cet ultimatum en forme de litote : « je n’imagine pas que l’on commence une campagne électorale sans l’accord des maires de Lyon et de Paris. » Il faudra sans doute, pour apaiser les deux barons locaux, revoir la distribution des circonscriptions électorales.
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Commentaires 2
Déposé par Tina le 16/11/2011 à 22h26 Citer
Plus d'électricité c'est plus de télé, plus d'internet, plus d'homme tout le week end allongé sur la canapé devant la télé, a travailler ses abdos à la bière, plus de gros 4x4 puissant qui flatte l'égaux de leur conducteur.
C'est un homme musclé qui revient des champs, des enfants qui courent dans la prairie, des bonnes tartes chaudes devant le feu de cheminée et le cheval qui ramène les enfants de l'école.
Déposé par ESICTSU le 16/11/2011 à 19h38 Citer