09-03-2008

Agglomération : recul de l’UMP

L’UMP a essuyé plusieurs revers dans l’agglomération avec un net recul par rapport aux élections présidentielles où Nicolas Sarkozy avait été en tête dans toutes les villes sauf Saint-Fons, Vaulx-en-Velin, Givors et Vénissieux.

Martine David

A priori, aucune ville ne peut basculer à droite au second tour de ces élections municipales sauf peut-être Saint-Priest où le duel sera serré au second tour entre la maire sortante PS Martine David qui a bien résisté face au député UMP Philippe Meunier. Mais à Villeurbanne, Henry Chabert n’atteint même pas les 25%. A Givors, le député UMP Georges Fenech est à 25,72%. L’UMP Jean-François Debiol, un proche de Boutin, fait à peine mieux sur Rillieux-la-Pape avec 31,64%. Alors que Jean Girma, à Pierre-Bénite, est à 35%. A Corbas, le maire UMP sortant André Sardat se retrouve même en ballottage après avoir été distancé par la gauche au 1er tour.
L’offensive de l’UMP dans le Val de Saône n’a pas non plus tourné à son avantage. Ainsi, Michel Reppelin, maire de Collonge-au-Mont-d’Or et président de Synergie au Grand Lyon, le groupe qui a permis à Gérard Collomb d’être élu président de la Communauté urbaine, arrive en tête du premier tour devant la conseillère régionale UMP Claude Reynard. Alors que l’UMP veut faire un exemple en faisant battre ce maire qu’ils accusent d’avoir trahi ses électeurs en soutenant un élu de gauche.
De même, les duels à droite opposant des UMP à des divers droite n’ont pas tourné à l’avantage des candidats sarkozystes. Exemple avec Charbonnières où le divers droite Maurice Fleury est réélu contre l’UMP Thierry Elmassian qui recueille 23% des voix.

François-Noël Buffet

En revanche, d’autres maires UMP en place s’en tirent bien. C’est le cas du sénateur François-Noël Buffet, à Oullins et de Michel Forissier, à Meyzieu. Même le maire de Saint-Fons arrive en tête avec 45% des voix au 1er tour alors que Ségolène Royal avait atteint 65% des voix dans cette commune au second tour de l’élection présidentielle. Signe que les électeurs ont d’abord sanctionné l’étiquette UMP mais que les élus qui avaient un bon bilan ont pu résister.
Enfin, le Modem n’a pas vraiment réussi à créer la surprise, sauf à Sainte-Foy-lès-Lyon, où le candidat Modem Cyrille Isaac-Sibille s’est allié avec une dissidente UMP. Mais Frédéric Perro frôle quand même les 15% à Rillieux-la-Pape malgré son manque de notoriété.

 

Commentaire

carmen

Et Philippe Cochet élu au premier tour à Caluire avec plus de 56 % des voix ? Celà ne compte pas ? C'est le meilleur score sur la commune depuis 25 ans !!!

Le Gaulois

Les pourcentages ne signifient pas grand chose, mis à part le fait qu'il place un candidat devant l'autre.... Ce qui est important et qui donne une vraie légitimité, c'est le nombre de suffrage par rapport au nombre d'inscrits !... Avoir un maire élu au premier tour avec 3,5 suffrages sur 10 électeurs d'inscrits... cela peu s'interpréter de diverses façons....pas nécessairement comme une grande victoire de gauche et un recul de la droite !...Certains électeurs de droite se sont abstenus pensant voter au second tour, mal leur en a pris !.... le maire a été élu au premier !... certains s'en mordent déjà les doigts... mais c'est trop tard..

Lucas

Recul, recul... à part Lyon, ce n'est pas forcément le cas, d'autant que le second tour n'est pas fini ! Par exemple, vous pourriez citer la brillante victoire au premier tour de Philippe Cochet à Caluire, avec plus de 56% des voix.
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