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Une rentrée 2009 décidément bien chargée !

Les collégiens et les lycéens n’étaient pas les seuls à effectuer leur rentrée mercredi. Le SNES, le syndicat majoritaire des collèges et lycées, en a profité également pour pointer du doigt les différents problèmes que le monde enseignant redoute cette année. Parmi lesquels, la grippe A, le budget de l’Education Nationale, la réforme des lycées ou encore le manque de professeurs.

Et c’est surement le manque de personnel qui inquiète le plus le syndicat. Jean-Louis Perez, le secrétaire académique du SNES Lyon, met en exergue les 206 suppressions de postes dans l’académie pour cette rentrée 2009-2010 (106 postes de titulaires et 100 postes de remplaçants). "Il y a en gros 60 élèves de moins dans tous les collèges et tous les lycées. Et dès le mois septembre, on sera en manque d’enseignants dans certaines disciplines comme la philosophie ou les mathématiques. Et cela ne va pas s’arranger dans l’année au fur et à mesure des arrêts maladies des enseignants." 
Une problématique qui vient s’ajouter à l’autre grand sujet de cette rentrée : la grippe A. Les professeurs ne seront pas épargnés par une éventuelle pandémie. Et l’inquiétude est bien présente dans la gestion de l’épidémie par les établissements scolaire. Selon Jean-Louis Perez, "il y a un manque de personnels en santé scolaire. On compte par exemple un médecin scolaire pour 18 000 enseignants et souvent une seule infirmière dans des établissements de plus de 100 élèves."

Une réforme indispensable

La réforme des lycées s’annonce également comme étant l’un des prochains dossiers brûlant de cette année. Cette réforme avait couté la place de l’ancien ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos. Depuis, c’est Luc Châtel qui a repris le dossier. Une réforme qui devrait être mise en place à la rentrée prochaine. Il s’agit de revoir la structure des enseignements et de faire des modules à la carte pour que les lycéens puissent décider de leur avenir. A l’heure actuelle, Luc Châtel propose aux syndicats d'enseignants et aux organisations lycéennes de s’exprimer sur le rapport Descoings, qui donne des préconisations pour  réformer le secondaire. Mais le SNES ne s’oppose pas sur le fond, car le syndicat pense qu’une réforme est indispensable. "Le lycée ne va pas bien, nous sommes pour qu’il y ait une classe de seconde qui soit une réelle classe de détermination, pour revaloriser la voie technologique ou littéraire. Car aujourd’hui seule la série scientifique intéresse un grand nombre d’élèves car il semble qu’elle soit la seule attractive. Il faut donc améliorer les autres séries", déclare Jean-Louis Perez. Par exemple, la voie technologique ne doit plus être un choix par défaut mais une voie d’excellence. Un aspect partagé par le reste de la communauté éducative comme Jacques Garden, proviseur du lycée La Martinière-Montplaisir dans le 8e arrondissement de Lyon.  Il souhaite une véritable concertation : "ce qui nous intéresse, c’est la réussite de tous les élèves et de tous les niveaux. J’attends beaucoup sur le fond mais aussi sur la forme de cette reforme c'est-à-dire une véritable concertation de tous les membres de la communauté."
Mais au vu du calendrier annoncé par le ministre, les syndicats redoutent que le gouvernement ne procède qu’à une "réformette". Ainsi pour qu’elle soit applicable à la rentrée 2010, tout doit être finalisé en décembre 2009, le temps que les établissements scolaires s’adaptent.

Solène Revillard



Tags : éducation | snes | ecole | lycee |

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