Sécurité incendie : une discothèque lyonnaise passée au crible après la catastrophe de Crans-Montana

Sécurité incendie : une discothèque lyonnaise passée au crible après la catastrophe de Crans-Montana
Sécurité incendie : une discothèque lyonnaise passée au crible après la catastrophe de Crans-Montana - LyonMag

Après la catastrophe de Crans-Montana, les autorités françaises accélèrent les contrôles dans les établissements de nuit.

En France, les autorités ont décidé de renforcer la vigilance autour du respect des normes de sécurité dans les établissements recevant du public (ERP), en particulier les discothèques.

C’est dans ce contexte qu’un contrôle de sécurité s’est tenu ce mardi 13 janvier au F&K Bistroclub, situé dans le quartier des Brotteaux, à Lyon (6e). Alarmes, sorties de secours, extincteurs, matériaux utilisés ou encore dispositifs d’évacuation : l’ensemble des équipements a été passé au crible par les services de secours.

Le contrôle s’est déroulé en présence du sous-préfet, de Mohamed Chihi, adjoint au maire de Lyon délégué à la sécurité, ainsi que de Thierry Fontaine, président de l’UMIH.

Dans un premier temps, la direction de l’établissement a présenté l’ensemble des documents réglementaires au représentant du SDMIS (Service départemental-métropolitain d’incendie et de secours). Ont notamment été examinés le suivi de l’entretien du site, les contrôles périodiques ainsi que la formation des salariés à la gestion d’un incident.

Un essai grandeur nature a ensuite été réalisé. La musique et les jeux de lumière ont été déclenchés, avant que l’alarme ne soit actionnée. Immédiatement, la musique et les éclairages se sont stoppés, tandis qu’un éclairage de sécurité s’est allumé afin de rendre la salle plus visible. Une voix enregistrée indiquait aux personnes présentes de quitter l’établissement.

Pendant ce temps, l’ensemble du parcours d’évacuation a été vérifié. Seul point de vigilance relevé : l’une des deux portes d’une sortie de secours double est restée brièvement bloquée, en raison d’un léger obstacle, vraisemblablement dû à des feuilles et de la terre. La porte a pu ensuite être débloquée sans difficulté.

Présent lors de l’opération, le sous-préfet Lucas Turgis a rappelé l’objectif de cette visite : "L’idée était de réagir vite à la suite de la catastrophe de Crans-Montana et de nous tourner vers les établissements qui sont les plus à risque, donc notamment les discothèques, qui sont des établissements où il peut y avoir beaucoup de bruit et où les risques sont supplémentaires."

15 contrôles à venir 

Selon le représentant de l’État, la visite avait avant tout une vocation pédagogique : "Le principal objet de cette visite aujourd’hui, qui avait un but pédagogique, était de vérifier que les systèmes spécifiquement associés aux boîtes de nuit, qui sont de type P, fonctionnent. J’entends par là les mécanismes qui permettent d’arrêter la musique, de rajouter la lumière ou encore de vérifier si la qualité des matériaux était bien présente afin d’assurer la sécurité des personnes lors d’éventuels incendies."

Et d’ajouter : "Le but de cette visite aujourd’hui était de montrer en exemple un établissement qui fonctionne bien."

Les contrôles ne s’arrêteront pas là. "On va poursuivre ces visites et on va lancer 15 contrôles sur les établissements les plus à risque, notamment les plus petits ERP qui ont des sous-sols et qu’une seule sortie de secours. Donc on va poursuivre ces contrôles après un travail commun d’identification des établissements à risque qu’on a mené avec les représentants de la profession et les maires concernés."

Ces opérations s’inscrivent aussi dans un contexte réglementaire parfois flou. En France, les bars et restaurants sont classés en ERP de type N, tandis que les salles de danse et discothèques relèvent du type P, soumis à des exigences de sécurité renforcées. Des difficultés apparaissent lorsque certains bars développent une activité dansante sans changer officiellement de catégorie, créant une "zone grise" susceptible d’accroître les risques en cas d’incident.

Le lieutenant-colonel Alain Giry du SDMIS insiste sur l’importance du suivi des établissements : "Ce qui est important de vérifier, c’est le suivi de l’établissement. L'établissement est-il bien suivi, bien entretenu, et est-ce que les membres du personnel sont formés à l’utilisation des moyens de secours, est-ce qu’ils connaissent l’établissement dans lequel ils se trouvent pour être aptes à donner les bonnes consignes en cas de besoin d’évacuation."

Il poursuit :"Derrière, on procède aux essais des installations. Au-delà de la simple vérification, on va essayer l’alarme comme on l’a fait aujourd’hui, et on peut être amené dans d’autres établissements à faire d’autres essais pour qu’on puisse constater de nos propres yeux que les choses fonctionnent comme elles devraient fonctionner."

Conclusion rassurante pour le F&K Bistroclub : "Pour moi, c’est un établissement qui est bien tenu. L’ensemble des contrôles réglementaires ont été réalisés, on a fait un essai d’alarme qui s’est déroulé parfaitement, pour moi, il n’y a aucune difficulté."

3 commentaires
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Contribuable69 le 13/01/2026 à 20:00

Et le squat du parc blandan dans les bungalows du service archéologique ils en pensent quoi les pompiers, la préfecture et Doucet ?

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Darmon5 le 13/01/2026 à 19:13

Il faut une catastrophe comme celle de Cran Montana pour prévoir des vérifications sur sites à lyon ! Personne vérifiait avant ? pas de suivi?

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Soleil noir le 13/01/2026 à 19:13
les essais reel a écrit le 13/01/2026 à 18h42

Il faut prévoir un essai a conditions réelles une fois tous les six mois en présence du public Bien que cette opération entraîne une perte de chiffre d’affaires chaque essai nécessitera environ une heure incluant la phase d’évacuation et le rétablissement du fonctionnement normal Cette perte pourra le cas échéant être répercutée sur les prix de consommation

Rien à f..... de leur perte de chiffres d'affaires.

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les essais reel le 13/01/2026 à 18:42

Il faut prévoir un essai a conditions réelles une fois tous les six mois en présence du public Bien que cette opération entraîne une perte de chiffre d’affaires chaque essai nécessitera environ une heure incluant la phase d’évacuation et le rétablissement du fonctionnement normal Cette perte pourra le cas échéant être répercutée sur les prix de consommation

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