Le drame de Crans-Montana, survenu le soir du réveillon du Nouvel An et ayant fait quarante morts, continue de produire des répercussions bien au-delà des frontières suisses. Face à cette catastrophe, les questions de prévention et de respect des normes de sécurité dans les établissements recevant du public se retrouvent au cœur des préoccupations des autorités françaises.
Pour rappel, l’incendie de Crans-Montana a été déclenché par l’utilisation de bougies ou de fontaines scintillantes. Un mode d’animation festif que plusieurs professionnels du secteur envisagent désormais d’abandonner, au regard du symbole et des risques qu’il peut représenter dans certains établissements.
Dans ce contexte, la préfète du Rhône a réuni ce mardi 6 janvier 2026, les organisations professionnelles des exploitants et propriétaires d’établissements festifs, ainsi que les représentants des maires, de la police nationale, de la gendarmerie nationale et du service départemental et métropolitain d’incendie et de secours. L’objectif affiché était de "rappeler les règles en matière de prévention des risques d’incendie dans les établissements recevant du public, notamment les bars et les établissements festifs disposant d’un sous-sol."
La préfecture rappelle que "les propriétaires et les exploitants des ERP (établissements recevant du public, ndlr) sont les premiers responsables de la mise en œuvre des mesures de prévention et de sauvegarde pour assurer la sécurité du public dans leurs établissements." Les services de l’État soulignent également le rôle des maires qui, "en lien avec le SDMIS, doivent respecter la périodicité des visites des établissements soumis à un contrôle périodique, en priorisant les visites d’établissements festifs […] qui ont un sous-sol accessible au public." Les élus locaux peuvent par ailleurs "faire procéder à des visites de contrôle inopinées par la commission de sécurité de tous les ERP, notamment lorsqu’il y a un doute quant à la sécurité du public en cas d’incendie."
Une zone grise
En France la réglementation distingue déjà les bars et restaurants, classés en ERP de type N, des salles de danse et de jeux, relevant du type P, conçues pour accueillir une forte densité de public dans des ambiances souvent sombres et bruyantes. Ces configurations spécifiques impliquent des exigences de sécurité renforcées, notamment en matière d’alarme, de désenfumage ou d’évacuation. Les difficultés apparaissent lorsque certains bars (ERP de type N) développent progressivement une activité dansante, se rapprochant du fonctionnement d’un établissement de nuit de type P, sans changer officiellement de catégorie ni réaliser les adaptations techniques nécessaires. Une zone grise qui accroît les risques en cas d’incident et complique le contrôle effectif du respect des normes de sécurité incendie.
La préfecture insiste aussi sur les obligations qui s’imposent à l’ensemble des établissements recevant du public, y compris ceux de 5e catégorie sans locaux à sommeil, qui "sont quand même assujettis à la réglementation en matière de sécurité incendie", même lorsqu’ils ne sont pas soumis à autorisation d’ouverture ou de travaux. Les exploitants doivent notamment veiller au bon état des installations techniques, à la conformité des installations électriques, au signalement des issues de secours, à la qualité des matériaux utilisés lors des travaux et à la présence de moyens de secours adaptés.
Enfin, la préfète du Rhône a annoncé aux fédérations de professionnels de la restauration et de la vie nocturne que "des contrôles renforcés seront mis en œuvre dans les établissements de nuit du Rhône afin de s’assurer du respect de la réglementation". Les services de l’État ont d’ores et déjà "établi une liste de cibles de contrôles au regard des antécédents connus." Ces opérations de contrôle doivent intervenir "dans les 15 jours à venir".
C'est peu de le dire.
Signaler RépondreEn même temps comme cela fait des lustres qu'on ne leur tape pas sur les doigts, ni contrôle ni sanctions....donc ils continuent à ignorer des règles qui existent déjà. Par inertie, par "jemenfoutisme" et par manque de volonté de ceux chargés de suivre ces établissements, ces graves manquements se perpetuent car les gérants d'établissement ne regardent que leur tiroirs caisses et veulent faire toujours plus de profit.
Faits constatés depuis des années et qui restent toujours aussi scandaleux car il faut des morts pour fair frémir ce petit monde.
On connait aussi les clients. Ces camés à la coke, la colle et à l'amphétamine, ces dealers et les MST compatibles qui votent lfi et l'extrême gauche en général et qui vont dans les raves et boites de nuits sans contrôle. Donneur de leçon un jour, donneur de leçon toujours.
Signaler Répondrequi finance AUSSI les aides sociales dont tu es si friand
Signaler RépondreLes gens sont vraiment stupides. Toujours a attendre des drames pour réagir et prendre des mesures supplémentaires qui auraient déjà du être prises des le début.
Signaler RépondreToujours dans la réaction, jamais dans l'anticipation. C'est n'importe quoi.
Il va y avoir du boulot car beaucoup d'établissements ne respectent pas les normes de sécurité !
Signaler RépondreTutoyer ???
Signaler Répondreça change beaucoup de choses si les parents sont là, et contrairement aux gogols ils passent pas leur temps a filmer pendant que les gosses crament!
Signaler RépondreJ'écoute les informations Monsieur! Contrairement a vous je m'informe! Et on a pas garder les cochons ensembles, alors merci de ne pas me tutoyer!
Signaler RépondreCa change quoi de savoir si un ado de 14 ans n'avait pas a etre la ( selon votre vision d'ailleurs) ou pas ?
Signaler Répondre14 ans ca peut etre interpreter comme tôt pour faire la fete dans un bar, mais vous ne connaissez rien de la vie de ces jeunes, ni s'ils étaient accompagnés de leur grand frere ou soeur, d'un oncle etc ... s'ils étaient en vacances, si les parents étaient au resto a coté avec des amis etc ...
Vous ne savez rien, alors taisez vous.
Et gardez pour vous ces remarques totalement inutiles, dénuées de tout respect pour ces personnes qui ont perdues la vie.
Cela rappelle " le Cinq-Sept" de Saint Laurent du Pont , drame qui avait occasionné beaucoup de décès et entrainé de nombreux contrôles et de nouvelles normes , comme si l'Etat voulait se racheter ...
Signaler RépondreLa culture helvétique ! Chez eux les gamins sont beaucoup plus précoces.
Signaler RépondreTu devrais écoute un peu les informations! La plupart des parents n'étaient pas avec eux! Quand on sais pas, on se tais!
Signaler RépondreBen avec eux peut être ?
Signaler RépondreEt toi tu es avec les tiens 24 /24 ?
A cran montana les gamins les plus jeunes avaient 14 ans! Et les parents , ils étaient ou?
Signaler RépondrePour connaître un peu le sujet, c'est plutôt un non respect des règles par certains établissements et un manque de contrôle du côté des autorités compétentes tant la commune que la préfecture.
Signaler RépondreCela fait déjà des décennies que c'est l'à peu près qui prévaut. Et malgré les alertes, encore une fois il faut la morts d'innocents sacrifiés sur l'autel du profit et de l'amateurisme des gérants pour qu'on se préoccupe de la situation qui existe depuis longtemps. Écoeurant !
On connaît le coupable.
Signaler RépondreLe profit.
Toujours plus de profits sur le dos des salariés et des clients.
Pourquoi faut-il une catastrophe pour que des contrôles soient exercés ?
Signaler RépondreDe la communication !
En fait l’état n’a pas une organisation de contrôle suffisante dans les différents domaines : sécurité, alimentation, environnement, urbanisme…
On a contrôlé les ces EHPADs, les crèches, les écoles, les pseudos restos en cours, et maintenant au tour des boites de nuits et autres bars dansants.
Signaler RépondreSi l'on regarde de près, la majorité des établissements qui accueillent du public ont quelque chose à se reprocher sur la sécurité de leurs clients/patients...