Dans une adresse publiée sur le site du diocèse, le prélat interpelle directement les parlementaires et les appelle à rejeter un texte qu’il considère comme une rupture majeure pour la société française.
Dans ce message intitulé "Euthanasie : un sursaut est possible", Mgr Olivier de Germay s’appuie sur les conclusions des commissions sénatoriales chargées d’examiner le texte. Il rappelle que la Commission des lois reconnaît explicitement que la proposition de loi "prend la forme d’une euthanasie ou d’un suicide assisté", pointant une "profonde rupture quant au rapport de notre société à la mort" et le risque d’un dispositif servant de "pied dans la porte" à de futures extensions.
La Commission des affaires sociales, souligne également l’archevêque, évoque pour sa part une "rupture fondamentale avec l’exercice traditionnel des professions de santé" et met en garde contre une législation qui ferait de la France l’un des pays les plus permissifs au monde en matière d’aide à mourir.
Pour Mgr de Germay, ces constats rendent incohérente la poursuite du processus législatif. Il s’interroge sur les motivations du texte, évoquant tour à tour la pression d’une "demande sociétale d’autodétermination", les carences persistantes en soins palliatifs ou encore des considérations économiques.
"L’heure est venue de proposer à nos concitoyens autre chose que cet individualisme mortifère", écrit-il, appelant à réaffirmer le "caractère sacré de la vie humaine" dans un contexte qu’il juge marqué par la banalisation de la violence et de la mort provoquée.
En conclusion, l’archevêque de Lyon lance un appel solennel aux sénateurs et députés : "dire non à l’euthanasie et oui aux soins palliatifs". Une prise de position claire, qui inscrit l’Église lyonnaise dans un débat de société appelé à s’intensifier dans les prochaines semaines.
S'il attrape quelque chose d'incurable qui le fait souffrir tout en étant devenu un légume pendant des années, il reverra peut-être sa position...
Signaler RépondrePersonnellement, j'ai du mal à croire que quelqu'un qui ait la moindre once d'empathie puisse vouloir refuser à quelqu'un de partir dans certains cas.
Signaler RépondreSujet intime mal orienté depuis le départ.
Signaler RépondreJ'ai du mal à croire en la sincérité des macronistes sur le sujet. Ils sont soumis à une certaine vision et en plus guidés par certains conseillers.
Faudrait pas que nos anciens deviennent comme nous petits employés... juste des lignes sur un tableur Excel à rayer pour diminuer les coûts. Malheureusement dans l'esprit de certains je suis persuadé que c'est le cas déjà.
On sait que la population vieillie que cela coûtera de plus en plus cher donc pour nos hauts dirigeants réduire les frais par ce type de solution est une aubaine encore plus si cela concerne des pauvres.