Le conflit social se prolonge aux Hospices civils de Lyon (HCL). Les personnels des urgences de l’hôpital Édouard-Herriot (HEH) ont franchi le cap du 20e jour de grève, tandis que ceux de l’hôpital Lyon Sud (HLS) poursuivent un mouvement entamé il y a 14 jours.
Le mouvement est porté par les syndicats FO et CGT, qui dénoncent le manque d’effectifs et le refus de la direction générale d’accéder à leurs revendications.
D’après le communiqué syndical, une réunion de négociation s’est tenue le 19 février dernier. Les représentants du personnel affirment que la direction n’a proposé aucun renfort supplémentaire au-delà des 10,5 équivalents temps plein (ETP) déjà obtenus par la mobilisation, alors que 50 ETP étaient initialement demandés . Ils soulignent par ailleurs qu’aucun recrutement effectif n’aurait encore été engagé.
Au sein des deux établissements, les syndicats estiment que l’augmentation du nombre de patients accentue la pression sur les équipes et dégrade les conditions de prise en charge.
Autre point de tension : l’ouverture de lits dits d’aval, destinés à accueillir les patients hospitalisés après un passage aux urgences. FO et CGT affirment que la direction refuse cette ouverture, contribuant selon eux à l’engorgement des services.
Des revendications précises
Pour Édouard-Herriot, les organisations syndicales réclament notamment la création de postes supplémentaires d’infirmiers (IDE), d’aides-soignants (ASD), de brancardiers et de personnels administratifs, ainsi que l’ouverture de lits d’aval.
À Lyon Sud, elles demandent un binôme IDE/ASD supplémentaire 24h/24, un poste de brancardier en continu, une supervision médicale senior permanente et, là encore, des lits supplémentaires.
Les syndicats dénoncent également des conditions de travail "dégradées" et un "épuisement des équipes", ainsi que des pressions exercées sur les agents grévistes.
FO et CGT appellent à un rassemblement ce mercredi 4 mars à 10h30 devant l’Agence régionale de santé (ARS) à la Part-Dieu.
Les organisations syndicales élargissent le débat au financement de l’hôpital public et dénoncent les fermetures de lits au niveau national. Elles réclament davantage de moyens pour répondre aux besoins de la population.
j'ai travaillé avec la DDASS puis avec l'ARS:
Signaler Répondreau contraire des DDASS qui s'inquietaient de l'efficacité des soins et du nombre de guérisons,
l'ARS vérifie les protocoles : peu lui importe que le patient guérisse ou finisse a la morgue pourvu que les couloirs soient propres .
Voilà une manifestation qui as du sens enfin
Signaler RépondreARS, organisme qui ne sert à rien : fonctionnaires payés à ne rien foutre, sinon à enmerder celles et ceux qui font leur job en le connaissant beaucoup mieux que tous ces gens qui sont là pour faire du « flicage ». Que le gouvernement prenne ses responsabilités en supprimant cet organisme, cela fera pas mal d’économie.
Signaler RépondrePartout des grèves au urgence c est un nid politique qui essaie de marquer les esprits ?
Signaler RépondreOn n'est pas en 2027 ça ne servira pas à grand chose, macron en moment est dans la peau de général de guerre avec plein de missiles nucléaire...
Signaler RépondreLes problèmes des français, du service public, il s'en est toujours battu les c*****es de toute façon, il veut tout privatiser pour ses potes de la finance.