Le 2 février dernier, une violente rixe impliquant plusieurs personnes avait éclaté cours Richard-Vitton, à l’angle avec le cours du Docteur-Long et le boulevard Pinel, dans le 3e arrondissement de Lyon. Trois personnes avaient été blessées par des projectiles de plomb et deux victimes transportées à l’hôpital. Quatre individus avaient été interpellés.
Un mois plus tard, les habitants assurent que rien a changé : "Le squat est toujours en place. Il y a des nouveaux qui arrivent et des anciens qui partent, c'est un vrai turn-over au niveau des squatteurs," témoigne un riverain.
Selon lui, les propriétaires des deux maisons squattées auraient déposé une demande d’expulsion la semaine précédente, sans réponse pour l’instant.
Un éclairage public en panne qui inquiète les habitants

Depuis plus d'une semaine, un autre problème vient accentuer les tensions : l’absence d’éclairage public dans une partie du quartier. "Ça va faire une semaine qu’on a plus de lumière dans la rue”, explique le riverain.
Selon lui, l’obscurité renforce le sentiment d’insécurité : "À cause du manque de lumière la nuit ça devient vraiment dangereux. Sur le plan sécuritaire, c'est assez compliqué les gens ont peur de se faire agresser." Il précise : "C’est pas compliqué quand l’éclairage urbain est allumé ça va, mais dès que c’est éteint on a plein de problèmes. On a énormément de délinquance avec notamment des voitures régulièrement fracturées".
Le secteur concerné serait large : "L’éclairage éteint va de la route de Genas, jusqu'à la place ronde, tout le cours Richard Vitton et tout le boulevard Pinel."
Reste désormais à déterminer l’origine de cette panne d’éclairage public, qui suscite de nombreuses interrogations chez les habitants. Certains n’hésitent pas à évoquer la possibilité que des squatteurs aient tenté de détourner l’électricité du réseau urbain.
Pour l’heure, aucune explication officielle n’a été apportée. Contactée, la mairie de Lyon n’a pour l'heure apporté aucune précision à ce sujet. Néanmoins, d'après nos informations, les riverains ont réussi à faire réactiver la lumière ce jeudi 5 mars.

Intimidations et tensions dans la rue
Face à la situation, les riverains ont décidé de se regrouper. Un collectif s’est constitué dans le quartier. "On a créé un collectif des montchatois et montchatoise pour fédérer et signaler tous les problèmes, au départ, nous étions 20 et aujourd’hui, on est presque 90", explique l’habitant en quête de solution.
Selon lui, de nombreux signalements ont déjà été envoyés aux autorités : "Tous les voisins font des courriers et des signalements, mais ça n’avance pas."
Les habitants dénoncent également des nuisances régulières. "Il y a des soirs où ils mettent la musique à fond pendant des heures, on appelle la police, mais ils ne viennent pas. Pour les gens qui ont des enfants, c'est assez compliqué."

Ces derniers déplorent aussi la présence de nombreux détritus et encombrants abandonnés dans les rues, qui s’accumulent régulièrement autour des habitations et contribuent à dégrader le cadre de vie. "Les collectivités ont récemment installé des poubelles pour y remédier, c'est la seule réponse qu'on a eue."
Les riverains évoquent aussi des intimidations. "La situation s’aggrave parce que maintenant qu'ils savent qu'on se bat pour changer les choses, ils passent leur temps à nous observer. Ils viennent nous accoster, ils nous font des petites intimidations. Moi, par exemple, il y en a un qui m’a parlé en me disant : 'on sait qui tu es, on te connait etc'.”
Selon ce même habitant, les occupants du squat se rassembleraient désormais directement dehors."Maintenant ils squattent même dans la rue, ils ont installé des chaises et des bancs et ils restent là toute la soirée.”
Une lettre envoyée aux services de l’État
Face à ce qu’ils décrivent comme une situation qui dure depuis trois ans, un riverain du quartier a adressé une lettre aux services de l’État pour demander une intervention.
Dans ce courrier, il résume des conditions de vie devenues insupportables. "Malgré ces échanges, les habitants subissent toujours des conditions de vie inacceptables : nuisances sonores et olfactives permanentes, violences, intimidations, agressions verbales, accumulation d’ordures et dégradations de l’espace public."
Le riverain évoque également un quartier transformé par ces tensions : “Cette situation, qui dure depuis plusieurs années, a transformé notre quartier en un lieu de tensions quotidiennes, où les riverains ne se sentent plus en sécurité.”
Selon lui, de nombreux responsables politiques et institutions ont déjà été alertés, sans résultat concret pour l’instant. "Les habitants de Monchat, au nombre de 500 à 1 000, sont épuisés. Ils attendent de l’État qu’il assume pleinement son rôle de garant de l’ordre public et de la sécurité."
Le courrier appelle à des mesures rapides pour "rétablir la sécurité", "assurer la propreté" et permettre aux habitants de retrouver une vie normale. En attendant, certains riverains redoutent une montée des tensions. "J’ai eu vent de rumeurs que certains prévoyaient de régler le problème par eux-mêmes. Donc j’espère que les choses seront réglées avant pour qu'il n'y ait pas encore plus de problèmes."
La ville apaisée de Doudou. Et vu les prix de l'immobilier à Montchat lol
Signaler RépondreEt doucet qui ose dire qu'aulas n'a pas de programme...la bonne blague
Signaler RépondreL'insécurité est partout dans Lyon. Des quartiers tranquilles comme Montchat, le Point du Jour sont touchés.
Signaler RépondreJ'ai peur dans le métro. Je vois la ville sombrer.
Ces mêmes personnes qui sont contre la peine capitale, la déchéance de nationalité, une police à la brésilienne et une prison à la Mukiele...sans tout cela point de salut
Signaler RépondreJe croyais que Doucet s'était occupé de la sécurité dès son premier jour.
Signaler RépondreSoit Doucet est le plus gros menteur de la planète, soit Doucet est le plus nul tocard au monde.
Je me demande s'il n'est pas les 2 à la fois....
Ne comptez pas sur la mairie, on est en période électorale et c’est son fond de commerce ce genre d’individus
Signaler RépondreNe comptez pas sur la mairie, on est en période électorale et c’est son fond de commerce ce genre d’individus
Signaler RépondreVotez bien en 2026 et 2027 !!!
Signaler RépondreL'état ne fait rien comme d'habitude, on attend qu'il y est un drame et après on dira que c'est la faute des honnêtes gens. Un bon coup de balai et retour au pays. Pauvre France.
Signaler Répondreun petit incendie?...en general çà finit de la sorte ,alors autant anticiper
Signaler RépondreLes habitants devraient plutôt se satisfaire de la mise en service de la ligne de bus route de Genas, qui va leur permettre de rejoindre la Part-Dieu en moins de 20 minutes. Très pratique quand on habite Montchat et qu'on travaille à la Part-Dieu ! En plus, nous avons planté des dizaines de milliers d'arbres le long de l'itinéraire.
Signaler RépondreL'extinction des lumières urbaines permet de protéger les chiroptères en cette période si sensible de reproduction. Franchement, l'égoïsme de certains habitants est insupportable !
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