Le dossier qui a secoué durablement la vie politique stéphanoise connaît un nouveau chapitre judiciaire. Ce lundi 8 juin, la cour d’appel de Lyon examine à nouveau l’affaire dite de la sextape impliquant l’ancien maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau.
L’ex-édile, tout comme l’ancien adjoint à l’éducation Samy Kéfi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet, ex-compagnon de ce dernier, a fait appel de sa condamnation prononcée en première instance à l’automne dernier à Lyon. Tous trois avaient été reconnus coupables dans ce dossier de chantage présumé visant Gilles Artigues, ancien premier adjoint à la mairie.
À l’origine de l’affaire, des révélations publiées en août 2022 par Mediapart sur l’existence d’une vidéo intime tournée à l’insu de Gilles Artigues dans un hôtel parisien en 2014. Selon les enquêteurs, ces images auraient ensuite servi de levier politique pour affaiblir l’influence de l’élu centriste au sein de la majorité municipale.
En première instance, Gaël Perdriau avait été condamné à 5 ans d’emprisonnement, dont 1 an avec sursis. Samy Kéfi-Jérôme et Gilles Rossary-Lenglet avaient écopé de 4 ans de prison, dont 1 avec sursis. Seul Pierre Gauttieri, ancien directeur de cabinet de la mairie, n’a pas contesté sa condamnation à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis.
Bien qu’il ne soit pas rejugé comme prévenu, Pierre Gauttieri devrait toutefois intervenir à l’audience en qualité de témoin, à la demande du parquet général.
Du côté de la défense, l’avocat de Gaël Perdriau assure que son client entend une nouvelle fois contester les accusations et "réaffirmer son innocence" devant les magistrats lyonnais. Reste à savoir si la cour d’appel suivra ou non l’analyse du premier jugement.