Une jeune femme de 18 ans, étudiante dans cet établissement privé catholique lyonnais, a déposé plainte mercredi 10 septembre, rapporte Le Progrès. Elle avait rencontré l’ancien directeur à l’automne 2025, alors qu’elle était encore mineure. Les faits qu'elle dénonce auraient commencé alors qu'elle venait d'atteindre sa majorité et se seraient poursuivis pendant plusieurs mois, jusqu’en juillet 2026.
Une enquête avait déjà été ouverte
L’affaire était déjà entre les mains de la justice avant le dépôt de cette plainte. La jeune femme avait alerté en juin 2026 la cellule d’écoute du diocèse de Lyon. Un signalement avait ensuite été effectué auprès du parquet, qui a ouvert une enquête.
L’avocate de la jeune femme considère notamment que les fonctions d’autorité exercées par Jean-Bernard Plessy ainsi que des éléments relatifs à la vulnérabilité de sa cliente sont susceptibles d’entrer en compte dans la qualification des faits. Elle évoque également de possibles pressions sur la plaignante, susceptibles selon elle de conduire à examiner une éventuelle tentative d’entrave à la justice.
L’ancien directeur conteste les accusations
Jean-Bernard Plessy, 63 ans, bénéficie de la présomption d’innocence. Son avocat, contacté vendredi 11 septembre par nos confrères, indique que son client conteste les accusations et entend collaborer avec les enquêteurs.
À la tête de l’Institution des Chartreux pendant 25 ans, le prêtre avait annoncé sa démission le 9 juillet dernier dans un courrier adressé aux salariés et aux parents d’élèves. Il avait alors expliqué son départ par une fatigue physique et mentale.
Le diocèse de Lyon avait ensuite fait état, début septembre, d’une "relation" entre l’ancien directeur et une jeune femme étudiant dans l’établissement. La plaignante et son avocate contestent cette présentation et indiquent avoir demandé, sans succès selon elles, sa rectification.
Une enquête canonique a par ailleurs été ouverte à l’encontre du père Jean-Bernard Plessy. Sur le plan judiciaire, il appartiendra désormais à l’enquête de déterminer la matérialité des faits dénoncés et leur éventuelle qualification pénale.
Une première plainte mais combien d'autres ensuite ?
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