Les habitants sont partis, les attaques continuent. Rue des Eucalyptus, à Villette-d’Anthon, une villa désormais vide a de nouveau reçu une rafale vers 2h du matin, dans la nuit de mardi à mercredi. Un quartier pavillonnaire où le calme reste manifestement une promesse fragile.
Les gendarmes de Pont-de-Chéruy ont découvert plusieurs impacts sur la façade. Les tirs auraient été effectués avec une kalachnikov, selon Le Dauphiné Libéré. La brigade de recherches de Bourgoin-Jallieu a repris les investigations sur une adresse qu’elle connaît déjà bien.
La maison avait en effet été prise pour cible dans la soirée du 2 mai, puis au petit matin du 9 mai. Avant ces deux épisodes, une première attaque, accompagnée d’une tentative d’incendie dans la nuit du 26 au 27 avril, avait poussé les occupants à quitter les lieux pour leur sécurité.
Derrière cette succession d’intimidations, les enquêteurs privilégient sérieusement un règlement de comptes et s’intéressent au fils aîné du couple.
Soupçonné d’implication dans un meurtre en bande organisée à Dijon, le jeune homme de 19 ans était sous contrôle judiciaire, avec obligation de rester chez ses parents de 20h à 8h. Selon Le Dauphiné Libéré, il a pourtant quitté le secteur et semble introuvable.
À Villette-d’Anthon aussi, le calme d’une rue pavillonnaire peut désormais être brisé par une rafale de fusil d’assaut.