Après les pillages à Lyon, les commerçants de la Presqu’île réclament des garanties avant samedi

Après les pillages à Lyon, les commerçants de la Presqu’île réclament des garanties avant samedi

Plus de 200 commerces de la Presqu’île ont été touchés lors des violences du 17 octobre, dont une centaine entièrement pillés ou saccagés. Reçus lundi par le préfet du Rhône, les représentants des commerçants ont demandé des garanties pour la journée de mobilisation du samedi 24 octobre, tandis qu’un important dispositif de sécurité leur a été présenté.

Une semaine après les violences qui ont frappé le centre de Lyon, l’inquiétude reste forte parmi les commerçants de la Presqu’île.

Les représentants de 13 unions commerciales, ainsi que My Presqu’île et Lyon 7 Rive Gauche, ont été reçus lundi 20 octobre à la préfecture par Étienne Guyot, à l’initiative de la CCI.

Au cours de cette rencontre, Johanna Benedetti, présidente de My Presqu’île, a dressé un bilan particulièrement lourd.

"Nous avons à ce jour plus de 203 commerces impactés sur la Presqu’île et la liste s’allonge tous les jours, dont une centaine entièrement pillés et saccagés", a-t-elle déclaré.

Elle évoque des pertes de "plusieurs dizaines de millions d’euros" sur le seul centre-ville lyonnais et affirme que 1 500 commerces vivent désormais "dans la peur", certains s’interrogeant sur leur capacité à survivre dans un centre-ville moins fréquenté.

"Nous étions livrés à nous-mêmes"

Johanna Benedetti a surtout interpellé directement le préfet sur la gestion de la journée du 17 octobre.

Elle regrette notamment de ne pas avoir disposé d’un contact direct avec les services de l’État alors qu’elle se trouvait sur le terrain avec les commerçants.

"Nous étions livrés à nous-mêmes, sans aucune directive de votre part alors que le chaos s’installait et que la situation dérapait depuis une heure", a-t-elle affirmé.

La représentante des commerçants questionne également la préparation du dispositif, expliquant que de nombreux appels à manifester circulaient déjà sur les réseaux sociaux.

Elle affirme notamment qu’une estimation de 4 000 personnes avait été communiquée à 12h50, alors que la fréquentation observée lui semblait déjà bien supérieure. Elle déplore également qu’une simple préconisation de fermeture jusqu’à 14h30 ait été adressée aux commerces alors que, selon elle, l’Office du tourisme était déjà en feu.

"Comment comptez-vous nous protéger ce samedi ?"

À l’approche de la nouvelle mobilisation annoncée samedi 24 octobre, la principale demande concerne désormais la sécurité.

"Comment comptez-vous nous protéger ce samedi ? Pouvez-vous nous apporter les garanties nécessaires à notre sécurité, à celle de nos commerces pour éviter que des commerçants ne mettent à nouveau leur vie en danger en se protégeant par eux-mêmes ?", a demandé Johanna Benedetti.

La préfecture a présenté plusieurs mesures, parmi lesquelles l’interdiction de manifester samedi à Lyon, le renforcement des effectifs et la mobilisation de personnels en congés ainsi que la présence de militaires de l’opération Sentinelle.

Vigiles, rideaux baissés et terrasses rentrées

Plusieurs recommandations ont également été formulées aux commerçants pour samedi.

Le compte rendu leur conseille notamment de protéger leurs établissements avec des vigiles, d’adapter éventuellement leurs horaires d’ouverture, de vérifier leurs équipements, de baisser leurs rideaux, de rentrer les terrasses et de retirer les caisses.

Une cellule de coordination des informations doit par ailleurs être mise en place entre la préfecture et les commerçants, sous la responsabilité de la CCI.

Johanna Benedetti indique toutefois avoir exprimé plusieurs réserves sur ce fonctionnement, notamment sur "une gestion d’éléments de sécurité par des personnes non formées et non habilitées" et sur les responsabilités liées au traitement des informations remontant du terrain.

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17 octobre

1 commentaire
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Si manif maintenue le 23/10/2026 à 13:59

Si la manif était maintenue par les amis de LFI, une journée Ville morte , serait à étudier pour protéger d'abord le personnel, les bons clients ne viendront pas, mieux vaut privilégier la vie plutôt que le chiffre d'affaires
Par contre la défense matérielle des commerces est à prendre en compte , même violement

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