L’UMIH du Rhône veut renouer le dialogue avec les acteurs mobilisés contre la vie chère à Lyon.
Dans une lettre ouverte adressée aux représentants lyonnais des salariés et des étudiants, l’organisation professionnelle des cafés, hôtels, restaurants, discothèques et traiteurs affirme partager une partie de leur constat sur les difficultés économiques actuelles.
Étudiants confrontés au coût de leurs études, salariés qui peinent à boucler leurs fins de mois, indépendants ou chefs d’entreprise qui ne parviennent pas toujours à se rémunérer correctement : l’UMIH estime que ces situations ne doivent pas être opposées.
Les professionnels du secteur subissent eux aussi, selon l’organisation, la hausse des charges, la pression sur leurs marges et la baisse du pouvoir d’achat de leurs clients.
Près d’un établissement sur trois évoque une chute de plus de 50%
L’UMIH du Rhône assure surtout que les événements de ces dernières semaines à Lyon ont fortement pesé sur l’activité des établissements.
Selon une enquête réalisée auprès de ses adhérents, près de 30% des répondants déclarent avoir enregistré une baisse de chiffre d’affaires supérieure à 50% au cours des deux dernières semaines, par rapport aux deux premières semaines d’octobre.
L’organisation dit comprendre les revendications liées au pouvoir d’achat, mais alerte sur les conséquences des blocages, des dégradations et des violences.
"Les cafés, les restaurants, les hôtels et les commerces ne sont pas responsables de la vie chère : ils en subissent eux aussi les conséquences", défend-elle.
L’UMIH appelle donc à privilégier des mobilisations "pacifiques et organisées", permettant selon elle de porter des revendications sans fragiliser davantage l’activité économique.
Une rencontre proposée aux organisations mobilisées
Au-delà de cette prise de position, l’organisation patronale souhaite désormais organiser une rencontre.
Elle invite officiellement les organisations syndicales, les représentants étudiants et les collectifs citoyens mobilisés à Lyon à échanger sur leurs difficultés respectives et à rechercher d’éventuelles pistes d’action communes.
"Nous sommes du même côté sur le constat. Ne devenons pas adversaires dans nos moyens d’action", résume l’UMIH du Rhône.
L’organisation assure que cette démarche ne vise ni à remettre en cause les revendications portées dans la rue ni à opposer salariés, étudiants et professionnels. Elle souhaite au contraire faire du dialogue un moyen de concilier les mobilisations avec la préservation de l’activité économique et des emplois.
Lyon ils ont pas dosé hein, chaque samedi c’est le confinement mdrr tu peux aller nul part
Signaler RépondreIl FAUT que cette rencontre soit publique et diffusée en direct afin qu'on puisse se rendre compte de l'argumentaire des étudiants, ça va être gratiné.
Signaler RépondreIls veulent faire sécher les cours, vous n'avez pas remarqué qu'ils ne se sont pas trop mobilisé pour cette 2e semaine de vacances?
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