Bidonville de Perrache : les chauffeurs de taxis lancent un ultimatum au préfet du Rhône

Bidonville de Perrache : les chauffeurs de taxis lancent un ultimatum au préfet du Rhône
LyonMag

Installés pour certains depuis plusieurs mois sous la passerelle de la gare de Perrache, près de 80 kosovars, albanais, macédoniens campent sur le béton de la gare lyonnaise. Des conditions de vie déplorables et une cohabitation difficile, particulièrement avec les chauffeurs de taxis qui chargent leurs voyageurs à quelques mètres de ce bidonville dans l’hyper-centre de Lyon.

Les chauffeurs de taxis sont à bout. "C’est avant tout un scandale sur le plan humain", lance l’un d’eux. Insidieusement, depuis plusieurs mois, un campement de fortune regroupant des familles de l’Europe de l’Est grossit à Perrache, dans l’indifférence quasi-générale. Depuis la fermeture du squat de la Part-Dieu, rue Paul Bert (3e), fin 2010, ces populations jouent malgré elles les nomades. Après s’être sédentarisés sur la place Carnot en journée, certains d’entre eux se sont finalement fixés sous la mail qui dessert les voies de la gare de Perrache. "Il y a eu un roulement de personnes, détaille un chauffeur de taxi. Au départ, nous n’avons pas eu de soucis. Mais depuis quelques temps, la situation s’est dégradée." Sans eau et sans électricité, les campeurs ont pris leurs dispositions pour ne pas ajouter à leur situation l’opprobre de vivre comme des animaux. "Ils ont ouverts des sanitaires fermés pour assouvir leurs besoins, explique un des taxis. Et sans arrivée d’eau, les excréments se sont entassés." Chronique ordinaire d’une existence déshumanisée.

Les chauffeurs de taxis écrivent à Jean-François Carenco

Les chauffeurs de taxis en veulent d’ailleurs moins à leurs voisins d’infortune qu’aux autorités. "Nous constatons leurs carences", peste l’un d’eux. Une forme d’indifférence qui met à bout leur patience. "J’ai peur que, demain, l’un d’entre nous mette le feu au campement", s’inquiète Pascal Wilder, porte-voix de ses collègues. A cet effet, les chauffeurs ont écrit mercredi au préfet du Rhône pour lui signifier leur colère. Et laissent à Jean-François Carenco jusqu’à vendredi prochain pour régler ce dossier. Copie du courrier a été envoyée au sénateur-maire de Lyon Gérard Collomb. D’après nos informations, l’arrêté d’expulsion est sur le bureau du préfet. La situation pourrait bouger d’ici à la semaine prochaine.

5 commentaires
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jm le 07/07/2012 à 11:22

Le Régime Collomb et l'Etat PS ne sont en phase que lorsqu'il ponctionnent pour leur clientèle dans les fonds publics, en cas de souci ils appellent le préfet pour faire l'arbitre alors même qu'il s l'accusaient de tous les mots il y a moins de deux mois pour son manque de concussions locale.

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voireuil le 07/07/2012 à 08:41

Le charter y a que ça de vrai...

Brice...oh secours!

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Olivier le 06/07/2012 à 16:50

Monsieur Gérard vous nous dites dans les médias que votre ville est belle. Voyez vous même? Heureusement qu il y a la presse et Lyon mag en particulier

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Toctoc le 06/07/2012 à 16:48

Ou et le karchet à Sarko ?

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Laurent le 06/07/2012 à 16:45

Si gégé sans occupe ça va faire comme avec les éboueurs

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