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Jean-François Zurawik - LyonMag

Jean-François Zurawik, directeur de la Fête des Lumières : “Pas de Tête d’Or mais une surprise à la darse de la Confluence”

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Jean-François Zurawik, directeur des événements de la Ville de Lyon était l’invité ce jeudi de Jazz Radio pour l’émission Ça Jazz à Lyon, proposée en partenariat avec LyonMag.

Coup d’envoi jeudi soir de la Fête des Lumières 2012. Avec 70 œuvres disséminées dans Lyon, la coordination et le travail des agents n’a pas été de tout repos. Jean-François Zurawik le reconnaît : "C’est un travail d’équipe de longue haleine. Dans les derniers jours de préparation, entre les techniciens, les artistes, les équipes de production et de l’organisation générale, il y a entre 3 et 400 personnes qui ont travaillé cette dernière semaine. Il faut faire avec la pluie, le vent. On n’a pas eu une météo très facile la semaine dernière. Des installations se font de jour et puis les réglages se font la nuit, quelques fois assez tard."

Cette année, on verra les Highlights aux Terreaux, il faudra pédaler pour allumer le cube place Bellecour, le théâtre des Célestins servira de toile de peintre… Jean-François Zurawik dresse la liste de ses coups de cœur à ne pas manquer : "Malgré un temps d’attente, il faudra faire Skertzo sur la place des Terreaux. Le travail archi-pictural de Langlois aux Célestins également. Pédaler place Bellecour, c’est intéressant. Je pense à Marie-Jeanne Gauthé et sa boîte place du Maréchal Lyautey. Je pense aussi à la promenade le long des quais de Saône pour voir la colline de Fourvière et à Saint-Jean."

La nouveauté en 2012, c’est l’incursion des illuminations dans le quartier de la Confluence, dans le Conseil Régional. "La Confluence, c’est un terrain de jeu indispensable. Car la Fête des Lumières doit suivre les aménagements d’urbanisme de la Ville. Le maire y tient beaucoup et c’est normal. L’Hôtel de Région est un bâtiment qui n’est pas inintéressant.  C’est une espèce de serre, de verrière. On a donc travaillé avec Cozten sur une installation vue de l’extérieur et une installation qu’on peut voir de l’intérieur. Ça donne une serre un peu magique où l’on voit se développer une floraison diurne et noctune", explique le directeur de la Fête des Lumières.

Les illuminations à la Confluence se font au détriment du parc de la Tête d’Or, délaissé cette année. Pourtant le public aimait beaucoup. Mais Jean-François Zurawik n’a pas peur qu’il soit déçu. "C’est vrai que les deux dernières années, le parc de la Tête d’Or avait un côté très magique, très féérique. Je tiens juste à dire qu’évidemment on ne peut pas tout faire. Il y a un vrai parti-pris sur la Confluence. Et j’invite tout de même les gens qui étaient séduits par le parc à venir à la darse nautique pour découvrir une œuvre qu’on a voulu garder un peu secrète et qui sera très sympathique."

Pour la sécurité des personnes assistant à la Fête, la Ville et la préfecture ont mis en place des restrictions de circulation, des rues en sens unique et un PC sécurité est en place. "Il n’y a pas spécialement de nouvelles choses. Ca fonctionne déjà bien. Les autorités de sécurité, le préfet délégué à la sécurité, la police, tout le monde est content du système en place. Je m’attends quand même à une forte fréquentation cette année vue la qualité du programme et l’attente suscitée. Il faudra débriefer à la fin de la fête."

Samedi, la Ville de Lyon organise avec la Chambre de Commerce et d’Industrie un forum pour mettre en relation les artistes et les représentants des grandes villes. Quel est l’objectif de ce forum ? "Tout simplement, c’est d’organiser officiellement ces rencontres qui se passaient avant dans l’ombre et les couloirs. La Ville de Lyon veut organiser des rencontres entre les concepteurs de l’édition 2012 et les villes organisatrices de festivals lumière qui sont intéressées par nos créations. En sachant que ces dernières sont toutes originales mais qu’elles voyagent ensuite dans le monde entier. Depuis 2008, j’ai dénombré une vingtaine d’installations refaites à l’identique dans des grandes villes étrangères. Et ca a généré un chiffre d’affaires direct pour les producteurs et les concepteurs de l’ordre de 2,5 millions d’euros. La Ville de Lyon n’applique pas de droit de tirage actuellement mais nous souhaitons surtout augmenter notre image de marque et notre rayonnement en demandant aux concepteurs de bien mentionner que l’œuvre a été créée à Lyon lors de la Fête des Lumières."

Coup d’envoi de la Fête des Lumières à 18h place Bellecour en présence de Gérard Collomb et de Georges Képénékian.



Tags : ça jazz à lyon | fete des lumieres |

Commentaires 2

Déposé le 07/12/2012 à 08h58  
Par jm Citer

Il est clair que l'on en a pas fini avec les surprises à Confluences :-)

Déposé le 06/12/2012 à 11h13  
Par Unlyonnais Citer

Le parc lui était bien plus accessible depuis partout alors que la Confluence avec ces Voûtes sont des murs très difficilement franchissable !

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