Découverte des sports méconnus à Lyon : les sports venus des États-Unis (2/3)

Découverte des sports méconnus à Lyon : les sports venus des États-Unis (2/3)
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On connait le football, le basket, le rugby, peut-être un peu moins le badminton ou la gym… mais certains lyonnais pratiquent des sports méconnus du grand public et venus d’Outre-Atlantique. Lyonmag.com vous les fait découvrir.

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Ici, au stade Quinnet, dans le 6e arrondissement de Lyon, on parle franglais. Il y a des quaterbacks, on fait un kick-off au début de la half, et les joueurs se battent pour inscrire un touchdown ou un field goal. Chez les Gones, ils sont maintenant 260 à pratiquer le football américain. Le nombre de licenciés a été multiplié par 5 en dix ans.  Un succès qui s’explique notamment par le côté exotique du foot américain, selon Stéphane Dalbec, le président des Gones de Lyon : "On dégage une vraie image, avec nos tenues, le port du casque, les épaulières, le vocabulaire anglophone, le côté discipline militaire. L’état d’esprit et le côté groupe attirent aussi. Nos équipes sont composées de 30 ou 40 joueurs".

Une véritable armada qui impressionne donc, mais qui n’a plus rien de nouveau pour les Français : "Maintenant, on connait le foot US, notamment grâce aux chaines du câble, comme ESPN ou beIn Sport, qui en diffusent  régulièrement, le Superbowl est de plus en plus regardé en France, et on a aussi des jeunes qui sont venus à ce sport grâce à une série japonaise populaire, Eyeshield 21, qui se déroule dans ce milieu", poursuit Stéphane Dalbec. Le président du club compte également sur le bouche-à-oreille : "On a crée une section cadet pour les 14-16 ans, et en deux ans, on a plus de 60 licenciés. Quand on a un ou deux inscrits, après ils ramènent les copains du collège et du lycée". De quoi, peut-être faire peur aux parents. Le foot américain est un sport de contact, les joueurs se plaquent. Alors pour les plus inquiets, il y a le flag football : "On est sur le même principe de jeu. Les joueurs portent un drapeau à la ceinture, et dès qu’on arrache le "flag", l’action s’arrête", détaille Stéphane Dalbec. Les Gones comptent 40 licenciés dans cette section où les équipes sont mixtes.

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A quelques kilomètres du 6e arrondissement, à Meyzieu, on change de tenue, et on prend un gant et une batte. Pas besoin d’aller de l’autre côté de l’Atlantique pour jouer au baseball, ou à sa variante, le softball.
Mais comme le foot US, le baseball souffre d’un énorme préjugé : pour les uns, ce sport est long et ennuyeux, et pour les autres, les règles sont incompréhensibles. "C’est là le plus gros frein au recrutement", selon Georges Labrosse, le président des Cards de Meyzieu, qui "mise sur le bouche-à-oreille pour faire gonfler le nombre de licenciés. Notre stand à la Foire de Lyon a été visité par plus de 10 000 personnes. On espère bien avoir un retour". Pour l’instant, le club compte 95 licenciés : "des grands, des petits, des forts, des costauds, des rapides… un peu à l’image d’une équipe de rugby. Le baseball, c’est le seul sport où il y a une partie collective, et une partie individuelle, avec  un combat entre le lanceur et le batteur", explique Georges Labrosse. Selon lui, "quand une personne se met au baseball, en général, elle y reste. Car ce sport permet de jouer, de s’amuser à des postes différents et complémentaires. Tout le monde peut s’exprimer quelques soit sa performance physique".

C’est donc dans la bonne humeur que s’entrainent à Meyzieu les garçons du baseball et les filles du softball. Ces dernières sont vice-championnes de France, et prendront même la route de l’Italie cet été pour disputer les championnats d’Europe. En attendant, peut-être, de voir ces deux sports à l’affiche des JO d’été de 2020. Baseball et softball se sont associés dans une candidature commune pour réintégrer l’une des plus prestigieuses compétitions sportives.

4 commentaires
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RGIII le 06/05/2013 à 14:55

Les complexés du pousse boulette sont toujours là pour critiquer... Surtout que le club n'a pas que des licenciés du 6e.

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Pierre le 06/05/2013 à 14:52
jooba a écrit le 06/05/2013 à 09h29

Mort de rire !
Tout ça pour faire comme dans les séries TV et se démarquer de la masse ... ça ne m'étonne pas que ce phénomène concerne principalement le 6ème ^^

Le phénomène n'est pas circonscrit au 6ème arrondissement, (heureusement, car à 260, les Gones auraient recruté tout ce que l'endroit compte de jeune). Il y a une autre équipe à Bron-Villeurbanne, et plusieurs équipes universitaires sont en train de se structurer sur la Doua.
Mais c'est certain que les séries TV aident beaucoup. Toutefois, un joueur qui n'est motivé que par ça ne revient généralement pas après les premiers contacts...

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jooba le 06/05/2013 à 09:29

Mort de rire !
Tout ça pour faire comme dans les séries TV et se démarquer de la masse ... ça ne m'étonne pas que ce phénomène concerne principalement le 6ème ^^

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romainblachier le 04/05/2013 à 22:56

J'espère que, après les sports US, vous ferez aussi un article sur le cricket, sport UK et commonwealth.

Merci pour cet article.

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