Le Progrès : grandeur et décadence du portage aux abonnés

Le Progrès : grandeur et décadence du portage aux abonnés
LyonMag

Quand le journal du jour arrive un autre jour…

"Vous n’avez pas reçu votre journal depuis deux jours ? Je prolonge votre abonnement et je préviens le responsable de la tournée".

Voilà la réponse type donnée aux abonnés au Progrès par portage quand ils appellent le service Abodirect, lequel enregistre les réclamations par téléphone. Lancé à pleins gaz dans l’opération "Digital first" qui veut rabattre son lectorat vers Internet, Le Progrès a tendance à oublier les fondamentaux de sa diffusion.

Pour une durée indéterminée mais qui a encore la vie longue, le lecteur de la presse quotidienne régionale reste, en grande majorité, un client ordinaire qui paye pour trouver le journal dans sa boîte aux lettres ou chez les rares marchands de journaux qui survivent à l’impéritie des éditeurs de presse. Le service abonnement du Progrès continue pourtant à maltraiter ses fidèles.

Reprenons : vous n’avez pas reçu votre journal le vendredi. Vous appelez AboDirect, qui prolonge votre abonnement d’un jour et vous assure que le responsable de la tournée sera contacté. Le lendemain, toujours pas de Progrès. Abodirect prolonge à nouveau votre abonnement d’un jour. Lundi, rebelote. Abodirect prolonge une troisième fois votre abonnement, tout en vous précisant que "le responsable de la tournée a 72 heures pour réagir, le temps nécessaire pour qu’il prenne connaissance de ses messages (sic) et prévienne le livreur". Vous devez comprendre à ce moment-là qu’il est tout à fait normal que vous ne receviez pas votre journal pendant trois jours minimum et que votre impatience est pour le moins injustifiée, voire désagréable.

Dans le meilleur des cas, la livraison reprendra le mardi. Et si vous êtes chanceux, cette édition du mardi sera livrée avec celles du lundi et du dimanche. Tant pis pour vous si, en désespoir de cause, vous les aviez achetés. Cela ne veut pas dire pour autant que le portage de votre journal a repris régulièrement : dans les jours qui suivent, les interruptions de livraison peuvent se reproduire.

Notez bien que tout cela n’est pas gratuit : contrairement à ce qui est indiqué sur le site Internet du Progrès, qui promet la gratuité, il faut payer pour réclamer ! Le répondeur d’Abodirect en témoigne : chaque appel coûte 6 centimes d’euros la minute, y compris le temps d’attente qui peut s’élever à cinq minutes ou plus. Cela ne mettra pas votre compte bancaire dans le rouge à la fin du mois. Mais pour Le Progrès, c‘est toujours ça de gagné, vu le nombre de réclamations qu’Abodirect reçoit quotidiennement selon nos informations. Il est vrai que certains dysfonctionnements ont pu être corrigés récemment.

Par exemple, quand le livreur a été victime d’une panne d’oreiller mais qu’il a pu prévenir à temps son employeur. Abodirect vous évite alors le temps d’attente, et donc le paiement des 6 centimes par minute, avec un message indiquant qu’en raison d’un problème lié au livreur, votre abonnement sera prolongé d’un jour. Mais si d’aventure l’opératrice vous informe "qu’il s’agit d’un simple retard dans la livraison et que le journal vous sera livré plus tard dans la matinée", alors là, perdez tout espoir : l’expérience montre que le livreur ne passera jamais, vous avez meilleur compte à vous précipiter chez le marchand de journaux le plus proche. Et si, excédé, vous demandez à recevoir Le Progrès par La Poste, vous avez toutes les chances que le quotidien rhodanien refuse votre demande.

Soyons justes, Le Progrès a fait de gros progrès. Il y a un an encore, vous pouviez suspendre votre abonnement pendant vos congés. Mais le livreur lui, n’était pas informé et continuait à remplir votre boîte aux lettres même si, alerté par vos voisins,

Abodirect assurait que votre demande avait bien été prise en compte. Au bout de plusieurs années, cet énorme bug a enfin été corrigé. On n’arrête pas Le Progrès.

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le Progrès

9 commentaires
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jkloi le 03/02/2020 à 10:43
PRESE_LYON a écrit le 29/10/2018 à 09h04

et pourtant la PQR bénéficie de beaucoup d'aides et d'exonérations pour le portage alors que le marchand de journaux lui ne touche rien et est mal rémunéré 14%

L'éditeur en général ne touche guère plus à cause du cout de presstalis et c'est lui le créateur de valeur, mais certains éditeur type ceux d'oracom qui crée des faux numéros d'un même numéro pour occuper des rayons entiers ou des gala like abusent.
Par contre le pb de la diffusion en maison de presse est devenu un pb majeur sur lyon, je suis lecteur de magazine hors série d'histoire, et c'est le calvaire tous les 6/9 mois pour trouver une nouvelle maison qui distribue tous les magazines, car celle-ci fait faillite ou réduit ses rayons, ce qui impacte la qualité des articles, il y'a un magazine sur l'histoire générale des pays qui sort tous les 3 mois qui est rédigé carrément avec des articles wikipédia et d'universalis et géo histoire est guère mieux et écrit que par des journalistes pigistes et non des historiens...
De toute manière qui lit la presse ? c'est tout gratuit sur internet comme le journal tv (enfin pour les 3 derniers qui la regardent encore)

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suzanne.badel@laposte.net le 03/02/2020 à 09:33

aujourd hui 3 fevrier je n ai pas recu mon journal le progres de la haute loire depuis 4 ou 5 jours le service n est pas correcte nous avons pas de journal ou il est sur la porte a l exterieur de l immeuble et pas detion de la haute loire je vous ai telephone . merci de resoudre le probleme . nous avons regler la minuterie à 4 heure du matin pour rentrer avec la clef PTT merci d avance

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par ju le 02/01/2020 à 19:55

j'ai été démarché le 21/11/2019 et j'ai signé pour un an la livraison du journal au portage on est le 2/01/2020 et je n'ai toujours rien reçu. J'avais fait deux chèques de 198,.20 euro pour l'année et un de mes chèque a été encaissé mais je n'ai reçu a ce jour aucun journal

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DD le 10/12/2018 à 09:02

bonjour abonne au portage du journal j'ai signale au responsable de mon secteur le samedi 24/11 que j'etais au 4eme jours sans journal dont 1 dimanche sur le mois de no
embre et de faire suivre au service facturation
a ce jour je vois que le prelevement est payer sans réduction quoi penser de ce service je vous joins les dates de non livraison 6/11 11/11dimanche le 20/11 et 24/11 soit pour moi 4euros 50en moins
il y a des annees que nous sommes abonnes mais quoi penser pour l'avenir

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Nallet le 30/10/2018 à 13:20

Je n'ai pas encore reçu le jour nal

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Sturlapitude le 30/10/2018 à 12:51

On lit encore le Progrès?

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Ouais c'est ça le 29/10/2018 à 21:15

Si ce journal ne veut pas de lecteurs, que les lecteurs abandonnent ce journal.

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Bianca le 29/10/2018 à 15:57

Dimanche j'ai dû faire 3 buralistes pour acheter ce journal !!! Et il était 11h du matin...

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PRESE_LYON le 29/10/2018 à 09:04

et pourtant la PQR bénéficie de beaucoup d'aides et d'exonérations pour le portage alors que le marchand de journaux lui ne touche rien et est mal rémunéré 14%

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