Politique 28-01-2010 à 17:14
Jean-Jack Queyranne tenait jeudi matin une conférence de presse au Docks 40, dans le quartier Confluence, pour présenter son programme pour les Régionales de mars. Un projet en quinze points, reprenant tour à tour les problématiques de l’emploi, de l’innovation technologique, des transports et de l’écologie. Le ban et l’arrière ban des notabilités locales socialistes étaient présentes, ainsi que les têtes de listes départementales. A noter la présence d’Hélène Blanchard, nouveau transfuge d’Europe Écologie, qui n’a pas hésité à défendre le fond carbone, pierre angulaire de l’écologie selon Jean-Jack Queyranne. Le président de la Région a bien voulu répondre à Lyon Mag.
Lyon Mag : L’emploi tient une place centrale dans vos quinze propositions ?
Jean-Jack Queyranne : Nos concitoyens font face à ces problèmes d’emploi. Le chômage a augmenté en Rhône-Alpes, les jeunes peinent à trouver des emplois. Comment la Région peut les accompagner ? Nous l’avons déjà fait avec les contrat d’aide et de retour à l’emploi durable. Nous voulons amplifier cette action, qui permet de déboucher, après une formation, sur un véritable contrat de travail. Nous proposons ainsi 15 000 contrats d’aide de retour à un emploi durable. Il faut aller dès aujourd’hui dans les domaines qui sont le moins pourvus professionnellement, où qui, à l’avenir, nécessiteront de la main d’oeuvre.
Autre priorité, la formation?
Oui. Nous sommes en pleine compétence de la Région. Il faut lier la formation à l’emploi. Il faut que nos lycées soient ouverts aux technologies modernes et à l’éco-responsabilité. Mais, en même temps, il faut qu’ils aient des moyens renforcés. C’est là que se situe le véritable défi aujourd’hui : former de bons professionnels et permettre à ces jeunes d’évoluer dans leur futur métier.
Quand seront rendues publiques les listes définitives ?
Elles seront rendues publiques la semaine prochaine, département par département. Nous les déposons entre le 8 et le 15 février, ce qui est la règle. ces listes sont en train de se compléter.
Y aura-t-il d’autres ralliement d’ici là ?
Il y aura d’autres personnes qui nous rejoindrons sur ces listes, je l’espère. Ces listes représentent la volonté que j’ai d’inclure des personnalités de la société civile, des personnes qui ont réussi. Dans le département du Rhône, vous avez par exemple le président de la plus grande cave coopérative du Beaujolais. Vous avez Gwendal Peizerat, qui est un ancien champion Olympique, et qui réussi sa reconversion en tant que chef d’entreprise. Odile Belinga, qui a été présidente de la Ligue des Droits de l’Homme, et qui est avocate. C’est une liste ouverte, avec des personnes qui ont envie de faire avancer la région Rhône-Alpes.
Si la majorité de gauche était partie unie, elle aurait pu gagner dès le premier tour ?
Tout l’indique aujourd’hui à travers les sondages d’opinion. Il y a une dynamique a créer, sur la base de notre bilan, pour franchir une nouvelle étape. Cette dynamique, nous aurions pu la légitimer en se réunissant tous dès le premier tour pour mettre le turbo sur la date du 14 Mars. Cela aurait été bon pour Rhône-Alpes, vis à vis des tentations du pouvoir de brider les régions. Cela aurait été une sacrée gifle. C’est dommage que certains soient surtout dans des calculs. Je pense qu’on a bien travaillé en Rhône-Alpes en respectant chaque composante. J’y ai tenu, chacun a tenu sa place. Il n’était donc pas illégitime que nous nous retrouvions dès le premier tour.
Vous pensez à qui en particulier ?
Les écologistes, les représentants du parti communiste, qui étaient dans la majorité. Ils ont choisi d’aller faire un premier tour ailleurs. C’est dommage, car la question n’est pas de savoir quel est le poids politique respectif de chacun. Le vraie question, c’est de savoir si nous sommes capables ensemble d’apporter des réponses aux préoccupations des rhônalpins.
Un programme pour six ans en seulement quinze points, est-ce assez ?
Nous avons fait un travail de synthèse. Notre programme représente plus de soixante pages. Dans chaque paragraphe, il y a eu beaucoup d’arbitrage, beaucoup de discussions. J’y ai participé. Nous avons une connaissance forte de la région puisque nous sommes en responsabilité. C’est un programme responsable et sérieux. E c’est aussi une façon de dire non à Sarkozy, non à la réforme territoriale et non à une politique injuste dont la Région est aujourd’hui une forme de bouclier social. Quand on liquide de grandes actions que l’Etat devrait mener, et qu’il abandonne, les régions sont là pour répondre présentes auprès de nos concitoyens.
Les vrais enjeux régionaux ne sont -ils pas mis à l’écart par la probable réforme des conseillers territoriaux ?
Je pense que les enjeux régionaux sont l’emploi, les transports, la formation, l’innovation, la capacité à continuer à faire vivre la culture sur notre territoire. Tous cela aujourd’hui est menacé. Nous ne savons pas si en 2010 les régions conserveront leur compétence culturelle. Nous ne savons pas quels seront nos moyens financiers pour faire face à ces enjeux. L’engagement c’est dire avec les rhônalpins qu’il faut créer les conditions pour garder une région d’avance. L’enjeu est certes politique, mais aussi plus historique. Mr Sarkozy et le gouvernement ont enclenché la marche arrière. Ils veulent revenir à l’époque où les régions étaient des «régions croupions», où l’on pouvait leur faire les poches. Mais depuis, il y a eu la décentralisation et la régionalisation. Y a-t-il trop de pouvoir pour les régions en France ? Non. Quand je regarde ce que sont les régions voisines, italiennes, espagnoles, allemandes, on a vraiment l’impression que la région Rhône-Alpes, qui est la septième région européenne par son PIB, n’a pas les institutions et les pouvoirs à la mesure des autres grandes régions européennes. Je pense que cela pénalise Rhône-Alpes et la France.
Gwendal Peizerat a-t-il une légitimité au delà du médiatique ?
Quand des hommes s’engagent, ce sont des gens sincères. ils prennent devant l’opinion position, et prennent un engagement pour être conseiller régional. Je ne dirai pas, sur aucune, liste, que telle ou telle personnalité est un coup médiatique. je respecte les personnes. Je n’irai pas mettre en doute leur volonté. Vous savez, quand on a fait une carrière sportive, quand on a des responsabilités d’entreprise, décider de s’engager en politique, c’est savoir que l’on va prendre des coups, être interpellé. je trouve d’une très grande maladresse humaine de réduire cela à des opérations de séductions. Moi, je recrute d’abord des hommes et des femmes qui s’engagent pour la région.
L’écologie, c’est un vrai projet de campagne ou une concession d’alliance ?
J’ai fait campagne su
Déposer un commentaire
Commentaires 7
Déposé par jJean le 11/02/2010 à 21h40 Citer
Déposé par annick le 11/02/2010 à 21h38 Citer
Déposé par socialo le 29/01/2010 à 11h18 Citer
Déposé par benoit le 29/01/2010 à 10h22 Citer
Déposé par karine le 29/01/2010 à 10h15 Citer
Déposé par jerM le 29/01/2010 à 10h02 Citer
Déposé par nicov le 29/01/2010 à 09h10 Citer