Politique 01-02-2010 à 16:47
Notables écrémés, places éligibles préemptées, c’est dans une drôle d’ambiance qu’a été finalisée la liste UMP du Rhône pour les élections Régionales de 2010. Le jeu des chaises musicales a encore fait son lot de déçus, de mal positionnés. Et pourtant, les règles avaient été fixées dès le départ : représentativité de tous les territoires et un seul candidat par circonscription. Un cahier des charges qui fait aujourd’hui pas mal de laissés pour compte, en particulier chez les conseillers régionaux sortants. Mais pour Philippe Cochet, l’heure est maintenant à la campagne. Le président de la fédération UMP du Rhône, qui ne nourrit aucun état d’âme, a la yeux fixés sur le premier tour. Et il n’entend pas épiloguer sur les déceptions de chacun. Interview.
Lyon Mag : Que pensez-vous de la liste départementale du Rhône, quasiment bouclée ce week-end lors de la commission nationale d’investiture ?
Philippe Cochet : C’est une liste profondément renouvelée. Elle correspond à nos objectifs, à savoir une représentativité de l’ensemble des territoires du Rhône. Par le passé, il y a toujours eu une sur-représentation lyonnaise. Au final, cela permet d’afficher très clairement notre volonté de renouvellement. Cela permet aussi de nous implanter dans tous les secteurs géographiques de la région et de mobiliser les voix nécessaires pour gagner cette élection régionale. D’une manière générale, cette liste est équilibrée car personne n’est content. En respectant nos partenaires, constitués du Nouveau Centre, de la Gauche Moderne, du Parti Radical, chacun est représenté équitablement. C’est le respect de nos partenaires qui a aussi prévalu.
Une liste validée à 60%, c’est là l’exercice de la démocratie ou l’aveu d’une concorde impossible ?
Contrairement au Parti Socialiste, qui fait des élections truquées, nous avons joué le jeu jusqu’au bout, selon les règles que nous nous étions fixées. 60%, c’est un score plus que majoritaire. Mais cela signifie aussi que certaines personnes sont frustrées de ne pas être sur la liste. Il y a plusieurs types de déçus. Il y a les personnes qui sont sur la liste mais qui souhaitaient être plus haut sur celle-ci. Il y a aussi les personnes qui témoignent leur mécontentement de ne pas y être du tout. Comme beaucoup de personnes étaient candidates, nous ne pouvons satisfaire tout le monde.
Pensez-vous pouvoir surmonter ces conflits d’égos pour faire une campagne constructive ?
Quand on annonce une liste, cela crée un moment de flottement, ce qui est logique. Il ya des gens heureux et des malheureux. Le seul souci, c’est qu’on entend plus les malheureux dans ce cadre là. Les problèmes existentiels des uns ou des autres ne me regardent pas. Si des gens ne sont pas satisfaits de leur position sur la liste, je les invite à la quitter. D’autres personnes apprécieraient grandement d’y accéder. Le processus s’est établi sur de nombreux mois, il a été acté à l’occasion du conseil national de l’UMP samedi. Maintenant, nous sommes dans le dur, dans le lancement de la campagne, et nous n’avons aucun état d’âme.
Certains conseillers régionaux sortants, comme Mme Dagorne ou Mr Hamelin, n’y figurent pas. Avez-vous décidé de sanctionner leur action en les écrémant ?
Il n’y a rien contre l’un ou l’autre. Ils ont fourni un travail remarquable. Simplement, nous avions fixé un certain nombre de règles, notamment de représentation géographique. Nous ne pouvions pas avoir dans les quinze premiers de la liste plusieurs personnes de la même circonscription. C’est une règle que nous avons bâti et que nous appliquons. Cela ne retire en rien du travail fait hier, et de celui qu’ils feront à nos côtés demain.
On peut lire ça et là que Dominique Perben a fait les listes à Lyon. Est-ce une réalité ?
Pour construire cette liste, nous avons été le plus transparent et le plus clair possible. Nous avons établi un certain nombre de règles présentées au bureau politique de l’UMP du Rhône, suite à un processus de désignation tout à fait novateur. Ces règles sont respectées à 95%. La très grand majorité de liste a été composée ainsi. Les règles ayant été précisées, puis assumées, il ne faut pas y voir de vengeance personnelle. A un moment, nous ne pouvons pas avoir deux personnes du même territoire qui vampirisent plusieurs places sur la liste. Il ne faut pas voir de vengeance de qui que ce soit. Ce n’est pas du tout l’état d’esprit qui a gouverné à la constitution de la liste.
La national a-t-il pris le pas sur le local au niveau du choix final, et y a-t-il eu en particulier un arbitrage ultime de Nicolas Sarkozy ?
Nous, sur le terrain, nous avons fait passer un certain nombre de messages. Mais je vois mal le président de la République relire toutes les listes point par point et changer tel ou tel élément. Cette liste, c’est la réunion de ce qui a été exprimé par le local, couplé à un certain nombre d’impératifs nationaux. On ne peut pas dire que le message que le local a fait passer au national s’infirme à la lecture de cette liste. Nous avons été entendus.
La liste UMP du département du Rhône.
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Commentaires 67
Déposé par Jeanne le 01/02/2010 à 21h41 Citer
Déposé par Jean DELAT le 01/02/2010 à 21h38 Citer
Déposé par PierreM le 01/02/2010 à 21h26 Citer
Déposé par Jean DELAT le 01/02/2010 à 21h23 Citer
Déposé par zazimut le 01/02/2010 à 21h07 Citer
Déposé par lyonnais de droite le 01/02/2010 à 20h35 Citer
Déposé par Basic le 01/02/2010 à 19h51 Citer