Ecoutez Jazz Radio, Jazz et Soul

    

Jean-Paul Bret au tribunal

Le maire socialiste de Villeurbanne comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel de Lyon pour "discrimination".

Il était cité par une militante qui faisait partie de la liste des Verts de Villeurbanne, qui s’étaient unis au PS en vue des élections municipales l’année dernière. Sirma Oran-Martz reproche à Jean-Paul Bret de lui avoir demandé sa position sur la reconnaissance du génocide arménien de 1915, en raison de ses origines turques. La jeune femme avait par la suite renoncé à son engagement après de "multiples pressions". Le jugement a été mis en délibéré au 5 janvier.



Tags : bret | discrimination |

Commentaires 7

Déposé le 09/11/2009 à 00h41  
Par fatma Citer

Merci et heureusement qu'il y a encore des hommes politiques courageux qui osent s'élever contre les révisonnistes et négationnistes du génocide arménien. Bravo monsieur BRET et nous sommes fiers de vous! Une "tête de liste" à une élection municipale fait-elle acte de discrimination raciale en interrogeant un de ces colistiers d'origine turque sur son positionnement par rapport au génocide arménien ? C'est cette thèse pour le moins tirée par les cheveux qu'a essayé de défendre la militante verte Sirman Oran-Martz,le 3 novembre devant la 6e chambre du tribunal correctionnel de Lyon devant lequel elle assignait Jean-Paul Bret, Maire de Villeurbanne. Le procès s'est déroulé devant une salle d'audience pleine et électrique, de nombreux Arméniens étant venus témoigner leur solidarité envers celui qui a été l'un des principaux initiateurs de la loi de reconnaissance du génocide de 1915 par la France. Au cours des trois heures de débats suivi également par des personnalités pro-turques, dont M.Maxime Gauin, l'un des rédacteurs, entre autres, du site négationniste Turquie-news, il est apparu que la militante verte avait elle-même préféré se retirer de la liste conduite par Jean-Paul Bret et qu'elle n'en avait pas été exclue. Ce qu'à confirmé Béatrice Vessiller, chef de file des Verts à Villeurbanne, citée pourtant à la demande de Sirma Oran. La responsable locale du parti de Cécile Duflot a de plus estimé « légitimes » les interrogations de Jean-Paul Bret a l'endroit de sa colistière. D'autant plus que sa participation au rassemblement négationniste du 18 mars 2006 à Lyon a été par la suite rendue publique. Pour mémoire, cette manifestation avait été organisée par une coordination d'associations turques de France pour protester contre l'édification du monument lyonnais de la place Bellecour, en hommage aux 1500000 morts du génocide des Arméniens. A ce propos, M° Charles Morel, avocat de Sirma Oran-Martz a tenté d'expliquer que sa cliente avait participé à cette manifestation pour protester contre la mention « génocide arménien perpétré par le gouvernement Jeune Turc » figurant sur la stèle, au motif que cette inscription pouvait susciter un amalgame avec la jeunesse turque ! Jouant la carte de la victimisation de sa cliente, expliquant que cette « discrimination » l'avait conduite à la dépression, l'avocat a également longuement plaidé le droit à l'ignorance et même le droit à l'indifférence... Et ceci en proclamant que les Turcs d'aujourd'hui, et à fortiori les Français d'origine turc, n'ont ni à répondre des crimes de l'Etat turc à l'égard des Arméniens ni à se positionner à leur endroit. Pourtant, aurait-on pu lui répondre, si on est pas responsable de ses origines, le fait de revendiquer son appartenance à une identité collective n'implique-t-il pas d'en assumer l'actif comme le passif ? A fortiori quand des crimes contre l'humanité sont commis au nom de cette identité ou du drapeau qui la représente ? L'avocat a conclu en demandant 5000 euros de dommages et intérêts pour sa cliente. Jean-Paul Bret a quant à lui évité les méandres de la discussion philosophique de comptoir pour recentrer le débat sur le contexte politique de l'affaire. Réaffirmant l'importance de son engagement en faveur de la reconnaissance du génocide des Arméniens, toujours nié par la Turquie, il a expliqué que c'était la moindre des choses pour lui de s'assurer que les personnes se présentant au suffrage des électeurs sur sa liste partagent ses valeurs les plus fondamentales et soient sans ambigüités sur cette question. D'autant que le conseil municipal est appelé chaque 24 avril dans sa ville à commémorer le génocide des Arméniens. Il a notamment déclaré que sa démarche n'avait rien d'inquisitoriale et que c'est bien l'engagement revendiqué de Sirma Oran-Martz dans le monde associatif franco-turc - et non ses origines - qui l'avait amené à lui poser la question sur le génocide, sachant que nombre de ces associations nient sa réalité historique. Il aurait pu ajouter, mais il ne l'a pas fait, qu'il n'existe à ce jour -hélas !- pas une association turque de France, d'aucune sorte, ni de femmes, ni de jeunes, ni de vieux, à reconnaître officiellement le génocide arménien. Et encore moins à le commémorer. C'est un fait. Se défendant de tout racisme, Jean-Paul Bret a en outre fait savoir aux juges qu'il avait fait nommer le ressortissant turc Ragip Zarakolu,militant des droits de l'homme, citoyen d'honneur de Villeurbanne. Son avocat, Maître Pierre Masanovic, a pour sa part plaidé sur la dimension juridique de l'affaire, en démontrant que l'infraction n'était pas constituée et qu'elle ne reposait que sur le témoignage unique et la sensibilité particulière de Sirma Oran-Martz sur ce dossier. Il a ajouté qu'il était grave que sa subjectivité l'aie amené à traduire son client devant une cour correctionnel pour discrimination, alors qu'il est un militant antiraciste irréprochable. Ajoutant que ce problème aurait pu se régler autrement, et notamment par le dialogue que Sirma aime à préconiser, par ailleurs, dans les relations arméno-turques... Il a conclu en ressituant cette affaire dans le contexte du combat électoral, lequel repose sur des batailles d'idées et exige à ce titre de ses acteurs une véritable transparence quant à leur conviction et une certaine cohérence par rapport aux idéaux de leurs écuries politiques. Il a contesté en outre que cette affaire ai pu provoquer le moindre dommage économique pour la partie adverse, comme elle le prétendait, l'action politique étant par hypothèse désintéressée et la fonction de conseillé municipale n'ouvrant pas droit à un salaire, mais à des indemnités. L'affaire a été mise en délibéré jusqu'au 5 janvier 2010.

Déposé le 04/11/2009 à 18h31  
Par jean paulo 1 Citer

crime raciste deshonneur pour villeurbanne et tous les JEAN PAUL de villeurbanne moi je change de prenom demain

Déposé le 04/11/2009 à 14h02  
Par agop Citer

c'est pire que le front national ce monsieur Bret. il a construit sa carrière sur la défense de l'armenie. il s'en est servi plutôt

Déposé le 04/11/2009 à 14h00  
Par josé Citer

c'est un paradoxe villeurbanne. c'est une ville encore ouvrière et pourtant c'est la ville ou les impots locaux sont les plus élevés. dans le 6ème arr de lyon les impôt sont bcp plus faibles.

Déposé le 04/11/2009 à 13h56  
Par marc Citer

je vais revenira villeurbanne car c'est une belle ville. Malheurreusement mal dririgé par cet homme sans gout ni couleur

Déposé le 04/11/2009 à 13h53  
Par le gone Citer

Bret est cent fois pire que Collomb c'est pas peu dire. Avec sa député il mac la ville. c'est le TIberi du Rhône. il fait de villeurbanne sa chose pour son seul ego.il a éliminé rivalta morales zanchi et les autres. il a participé de près ou de loin a la télé villeurbannaise véritable puit à pognon pour les contribuable.

Déposé le 04/11/2009 à 13h45  
Par le malin Citer

le maire de villeurbanne est un despote mème ses amis entre parenthese car a t'il des amis s'accorde a dire qu'il est invivable

Déposer un commentaire

 

En cochant cette case, je souhaite recevoir une notification à chaque nouveau commentaire.

Me connecter | Réserver mon pseudo

Ce compte gratuit et facultatif vous permet notamment de réserver votre pseudonyme pour les commentaires et le forum, afin que personne ne puisse utiliser le pseudo que vous avez déposé.