Logistique industrielle : Renault Trucks électrifie un corridor stratégique jusqu’à Lyon

Logistique industrielle : Renault Trucks électrifie un corridor stratégique jusqu’à Lyon
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Renault Trucks a franchi une nouvelle étape dans la décarbonation de sa logistique interne en mettant en service un corridor logistique électrique reliant ses sites industriels de Blainville-sur-Orne, Bourg-en-Bresse et Lyon.

Cette initiative est déployée en partenariat avec le transporteur Malherbe, un an après l’électrification du transport des essieux entre Lyon et Bourg-en-Bresse.

Ce corridor stratégique fonctionne selon le principe du "juste à temps", garantissant l’alimentation continue des chaînes d’assemblage. Les cabines de camions haut de gamme, produites à Blainville-sur-Orne, sont acheminées vers Bourg-en-Bresse pour l’assemblage, tandis que les moteurs et essieux fabriqués dans les usines lyonnaises sont transportés vers la Normandie pour équiper les camions de la gamme intermédiaire.

Désormais, ces flux sont assurés quasi intégralement par des camions 100% électriques. Le dispositif repose sur une flotte de 22 Renault Trucks E-Tech T, répartis sur deux boucles : une boucle Nord (Blainville – Vironvay – Auxerre – retour) et une boucle Sud (Auxerre-Mâcon-Bourg-en-Bresse-Lyon – retour). Chaque véhicule parcourt jusqu’à 810 kilomètres par jour sur la boucle Nord et 704 kilomètres sur la boucle Sud, grâce à une organisation en relais de conducteurs, de tracteurs et de remorques.

Les batteries sont rechargées lors des pauses des conducteurs, sur des stations installées par Malherbe à des points clés du corridor. Cette organisation permet de maintenir un flux continu, sans immobilisation prolongée des marchandises, tout en optimisant l’utilisation des véhicules, jusqu’à 18 heures par jour.

Selon Renault Trucks, la mise en place de ce corridor électrique permet d’éviter chaque année 2869 tonnes de CO₂, illustrant la maturité industrielle de la technologie électrique pour le transport longue distance. Pour le site lyonnais, ce projet confirme le rôle central des usines de Lyon dans la stratégie industrielle et environnementale du constructeur.

5 commentaires
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Spacelex le 22/01/2026 à 13:40

J’étais passé à côté de cette info. Très belle réalisation industrielle et logistique. L’électrique lorsqu’on l’aborde de la bonne façon : ça fonctionne et l’environnement lui dit merci.
Un retour d’expérience des chauffeurs serait assez intéressant à entendre. Félicitations !!

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caton le 17/12/2025 à 17:31
nim a écrit le 17/12/2025 à 11h25

Le seul intérêt de l’hydrogène c’est qu’il permettrait éventuellement de faire voler des avions (les batteries sont trop lourdes).

Au sol l’hydrogène n’a jamais été performant ou compétitif ce que tous les ingénieurs savaient. Le rendement est médiocre, les coûts élevés, même en ignorant allègrement ce que ça représenterait de construire et approvisionner des stations à hydrogène sur tout le territoire (c’est pas une borne électrique qu’il suffit de brancher au réseau existant). C’est pour ça que tous les éléphants blancs à hydrogène ferment les uns après les autres. On peut diminuer l’inconvénient poids des batteries en augmentant la vitesse de charge ou avec des systèmes de recharge en ligne (type caténaires ou LACS comme sur les nouveaux trolleys de Lyon) on ne peut pas améliorer le rendement chimique de l’hydrogène.

Les seules raisons pour lesquelles on a claqué un pognon de dingue dans l’hydrogène c’est d’une part que nos constructeurs ont loupé le virage de la batterie et d’autre part du fait du lobbying de l’industrie (polluante) pétrochimique.

C’est toujours plus valorisant de dire qu’on travaille sur la techno d’après (surtout si elle est immature, ce qui empêche de l’évaluer ou de rendre des comptes) que de reconnaître qu’on s’est plantés (ce qui oblige à retrousser les manches pour remonter la pente).

La majorité de l’hydrogène actuel est produit par craquage polluant du méthane. Ça promettait de longues années de débouchés greenwashés aux pétrochimistes. Symbio était le bébé de Michelin, pourquoi un fabriquant de pneus décide soudainement de faire des moteurs c’est que le pneu c’est de la pétrochimie.

pour l’hydrogène vert la perte d’énergie lors de la fabrication , du stockage et de la restitution, est de 75% à partir de l’énergie primaire (Jean Marc Jancovici lors de son audition à la commission d’enquête du Sénat).

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nim le 17/12/2025 à 11:25
Ex Précisions a écrit le 16/12/2025 à 22h41

Et l'hydrogène ? Ça serait vraiment adapté aux camions qui pourrait faire de la courte distance comme l'électrique et aussi de la longue distance.
Mais l'Europe est partie sur le tout électrique avec des batteries dont on va arriver rapidement à cour de matière première en plus de dépendre de la géopolitique qui n'est pas vraiment en forme en ce moment...

Le seul intérêt de l’hydrogène c’est qu’il permettrait éventuellement de faire voler des avions (les batteries sont trop lourdes).

Au sol l’hydrogène n’a jamais été performant ou compétitif ce que tous les ingénieurs savaient. Le rendement est médiocre, les coûts élevés, même en ignorant allègrement ce que ça représenterait de construire et approvisionner des stations à hydrogène sur tout le territoire (c’est pas une borne électrique qu’il suffit de brancher au réseau existant). C’est pour ça que tous les éléphants blancs à hydrogène ferment les uns après les autres. On peut diminuer l’inconvénient poids des batteries en augmentant la vitesse de charge ou avec des systèmes de recharge en ligne (type caténaires ou LACS comme sur les nouveaux trolleys de Lyon) on ne peut pas améliorer le rendement chimique de l’hydrogène.

Les seules raisons pour lesquelles on a claqué un pognon de dingue dans l’hydrogène c’est d’une part que nos constructeurs ont loupé le virage de la batterie et d’autre part du fait du lobbying de l’industrie (polluante) pétrochimique.

C’est toujours plus valorisant de dire qu’on travaille sur la techno d’après (surtout si elle est immature, ce qui empêche de l’évaluer ou de rendre des comptes) que de reconnaître qu’on s’est plantés (ce qui oblige à retrousser les manches pour remonter la pente).

La majorité de l’hydrogène actuel est produit par craquage polluant du méthane. Ça promettait de longues années de débouchés greenwashés aux pétrochimistes. Symbio était le bébé de Michelin, pourquoi un fabriquant de pneus décide soudainement de faire des moteurs c’est que le pneu c’est de la pétrochimie.

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RN69 le 17/12/2025 à 09:50
Ex Précisions a écrit le 16/12/2025 à 22h41

Et l'hydrogène ? Ça serait vraiment adapté aux camions qui pourrait faire de la courte distance comme l'électrique et aussi de la longue distance.
Mais l'Europe est partie sur le tout électrique avec des batteries dont on va arriver rapidement à cour de matière première en plus de dépendre de la géopolitique qui n'est pas vraiment en forme en ce moment...

L'hydrogène c'est bien pour l'avion et le rail car les voies sont sécurisées, mais surtout pas sur la route ou il y a bien trop d'accidents pour un gaz aussi compliquer à maitriser.

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Ex Précisions le 16/12/2025 à 22:41

Et l'hydrogène ? Ça serait vraiment adapté aux camions qui pourrait faire de la courte distance comme l'électrique et aussi de la longue distance.
Mais l'Europe est partie sur le tout électrique avec des batteries dont on va arriver rapidement à cour de matière première en plus de dépendre de la géopolitique qui n'est pas vraiment en forme en ce moment...

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