Forcément, ce qui avait été annoncé arriva. Le dispositif électoral inédit, conséquence directe de la réforme de la loi PLM qui multipliera les scrutins organisés simultanément sur le territoire métropolitain, pose de gros problèmes d'organisation.
À Lyon, les électeurs seront appelés à voter à trois reprises les 15 et 22 mars prochains : pour la mairie centrale, les mairies d’arrondissement et la Métropole de Lyon. Dans les 57 autres communes métropolitaines, deux scrutins se tiendront le même jour, municipaux et métropolitains. Une configuration unique en France, qui impose une organisation renforcée dans les bureaux de vote.
Les assesseurs jouent un rôle central lors des opérations électorales : contrôle des émargements, surveillance du vote et participation au dépouillement. Leur présence est juridiquement encadrée. Le Code électoral impose un président, au moins deux assesseurs et un secrétaire par bureau de vote. Une carence peut avoir de lourdes conséquences, jusqu’à l’annulation d’une élection, comme l’a rappelé le Conseil d’État dans une jurisprudence de référence de 1972.
Chaque liste candidate doit ainsi désigner, pour chaque bureau, un assesseur titulaire et un suppléant, parmi les électeurs du département. Ces désignations doivent être formalisées par écrit et transmises au maire concerné au plus tard trois jours avant le scrutin, soit le 12 mars à 18 heures pour le premier tour.
Des besoins chiffrés très élevés
L’ampleur logistique du scrutin se traduit par des besoins humains considérables. À Lyon, avec 313 bureaux de vote et trois scrutins à gérer, pas moins de 1 878 assesseurs devront être mobilisés. À Villeurbanne, 320 assesseurs seront nécessaires pour 80 bureaux, dans le cadre de deux scrutins simultanés.
La préfecture alerte : un nombre insuffisant d’assesseurs pourrait retarder l’ouverture de certains bureaux, perturber les opérations électorales et fragiliser juridiquement les résultats.
Face à cet enjeu, les services de l'Etat appellent chaque candidat et chaque liste à anticiper la désignation de leurs assesseurs et à couvrir l’ensemble des bureaux de vote sur toute la journée électorale. Parallèlement, tout électeur inscrit peut se porter volontaire comme assesseur bénévole. Les personnes intéressées sont invitées à se rapprocher de leur mairie, qui assurera l’accompagnement et l’information nécessaires.
À l’approche d’un scrutin majeur pour l’avenir institutionnel de Lyon et de sa métropole, l’administration insiste sur la responsabilité collective : sans mobilisation suffisante, c’est la sincérité même du vote qui pourrait être mise en difficulté.
La démocratie n'a pas de prix.
Signaler RépondreC'est gratuit ... c'est pour ça qu'il n'y a pas de volontaire ...
Signaler RépondreAvant les militants étaient trop nombreux et certains étaient déçus de ne pas être retenus.....c'était avant....
Signaler RépondreC'est payé combien ????
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