Accusée sur les réseaux sociaux et dans certains médias d’avoir participé aux violences ayant entraîné la mort de Quentin Deranque à Lyon, Blandine Bardinet va déposer plainte pour diffamation. Désignée par plusieurs figures d’extrême droite comme étant présente le 12 février au soir à Lyon, lors des faits ayant conduit à la mort de Quentin Deranque, Blandine Bardinet conteste formellement ces accusations.
Ce mercredi 18 février, son avocat, maître Raphaël Kempf, annonce le dépôt imminent d’une plainte pour diffamation. Ce dernier indique que sa cliente va déposer plainte contre Damien Rieu, Mila Orriols, Jean-Eudes Gannat, Raphaël Ayma, Eurydice Ndong ainsi que la section lyonnaise de l'UNI.
Ils sont accusés d’avoir relayé ou publié des messages affirmant que Blandine Bardinet aurait été impliquée dans le "meurtre de Quentin", certains évoquant même une identification "formelle."
L'avocat précise : "Damien Rieu diffusait sur son compte X une capture d'écran en désignant une personne sous les nom et prénom de ma cliente, à proximité du corps au sol de Quentin D. Raphaël Ayma la désignait comme 'indéniablement identifié[e] pour le meurtre de Quentin'. Jean-Eudes Gannat relayait l'information en regrettant qu'elle n'ait pas été interrogée. Eurydice Ndong disait qu'elle avait été 'formellement identifiée'. Mila Orriols affirmait à ses 82300 abonnés sur Instagram que Blandine Bardinet était 'parmi les meurtriers de Quentin' en diffusant sa photo. La section lyonnaise du syndicat étudiant UNI indiquait sur son compte Instagram qu'elle était "impliquée dans le meurtre de Quentin."
Raphaël Kempf précise que ces publications ont livré "le nom et la photo" de sa cliente “en pâture sur les réseaux sociaux", déclenchant une vague de cyberharcèlement et des menaces, visant également ses proches. Son adresse aurait notamment circulé en ligne.
Son père également pointé du doigt
Selon l'avocat, sa cliente avait quitté la France le mercredi 11 février, soit la veille des faits, pour se rendre à l’étranger dans le cadre d’un séjour de plusieurs mois. Il affirme qu’"Il est évident qu’elle ne figure pas sur la photo" diffusée sur les réseaux sociaux.
Le père de la jeune femme, directeur de la valorisation territoriale et des relations internationales à la Métropole de Lyon, a confié à nos confrères que des données personnelles concernant sa famille avaient été diffusées par des militants d’extrême droite. Il affirme par ailleurs avoir lui-même été mis en cause, certains militants l’accusant d’utiliser ses fonctions pour protéger sa fille.
Dans les jours précédents, plusieurs internautes avaient en effet tenté d’établir un parallèle entre des images captées lors des violences et des photographies de la jeune femme, évoquant notamment des éléments vestimentaires. Des publications depuis supprimées avaient largement contribué à la propagation de ces accusations.
Me Kempf dénonce aussi des "influenceurs d’extrême droite" se comportant "comme des enquêteurs de police et des procureurs", livrant des noms "à la vindicte" de leurs abonnés.
Blandine Bardinet, ancienne militante de la Jeune Garde dissoute en juin 2025, affirme s’être conformée au décret de dissolution. Son conseil précise que d’autres plaintes pourront être déposées contre toute personne continuant à relayer ces accusations.
De son côté, le parquet de Lyon avait rappelé en début de semaine vouloir se fonder uniquement sur les éléments issus des investigations policières, et non sur des rumeurs circulant en ligne.L’enquête judiciaire sur les circonstances exactes de la mort de Quentin Deranque se poursuit.
Qu'est ce qu'ils ont l'air ridicules sur la photo...
Signaler RépondreDe rien réponse inutile aussi ;-)
Signaler RépondreUne raison supplémentaire pour classer les antifas comme terroristes, leurs familles doivent être écartées des hautes fonctions .
Signaler RépondreVous étiez là à l'embarquement ? Il y a des vidéos d'aéroport montrant son visage ?
Signaler RépondreMerci sherlock
Signaler RépondreC'est quand même bizarre de quitter la France pile la veille, la police doit bien avoir des preuves de son départ ce jour là.
Signaler RépondreA suivre
Mais pourtant, la police tue !!!!!
Signaler RépondreEt oui et même le tampon du visa sur son passeport, une autre question ?
Signaler RépondreÉtait-ce bien elle qui a pris cet avion?
Signaler Répondresi cette jeune fille a quitté la France un jour avant le drame, il doit bien y avoir un billet d’avion qui l’atteste
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