Le tribunal administratif de Lyon a examiné, jeudi 12 février, le recours de Xavier Eginard, ancien chef de la caserne de Villeurbanne-Cusset et responsable du "groupement Est" au sein du SDMIS du Rhône et de la métropole de Lyon.
L’officier, aujourd’hui à la retraite depuis le 1er septembre 2024, conteste une exclusion temporaire de trois jours prononcée le 23 août de la même année par le SDMIS et la préfète du Rhône, Fabienne Buccio.
Car en avril 2024, Xavier Eginard avait accueilli dans sa caserne des étudiants de l’ISSEP, l’Institut de sciences sociales, économiques et politiques fondé par Marion Maréchal à la Confluence. Les étudiants avaient manipulé du matériel, notamment sportif, et l’officier avait répondu à leurs questions dans une courte vidéo diffusée sur YouTube.
La hiérarchie lui a reproché d’avoir organisé cet accueil sans autorisation préalable et sans couverture en cas d’accident. Surtout, les autorités ont estimé que la vidéo associait l’image du SDMIS à celle de l’ISSEP sans accord formel, ce qui constituait, selon elles, un manquement.
Lors de l’audience au tribunal administratif selon PressPepper, la rapporteuse publique a estimé qu’il n’existe pas de procédure spécifique encadrant l’accueil d’étudiants dans une caserne. À ce titre, le simple fait de ne pas avoir informé sa hiérarchie ne constituerait pas en soi une faute.
En revanche, sa participation à la vidéo sans précaution particulière quant à l’impact sur l’image du SDMIS relèverait d’une négligence et d’un manquement à l’obligation de loyauté. Elle a donc proposé au tribunal de rejeter le recours de l’ancien officier.
Xavier Eginard réclame l’annulation de la sanction ainsi que 30 000 euros de dommages et intérêts. Ni lui, ni son avocat n'étaient présents à l'audience.
Le tribunal administratif a mis sa décision en délibéré. Le jugement est attendu dans les prochaines semaines.
les castors adorent la dictature
Signaler RépondreLes entreprises devront-elles demander l'opinion politique de leurs clients et refuser ceux qui votent RN si elles ne souhaitent pas une fermeture administrative ?
Signaler RépondreLa dictature à la française, bientôt le label à la presse et la boucle sera bouclée.
Signaler RépondreUne dictature soft, cool, homéopathique qui ne dit pas son nom...