La pollution atmosphérique recule, mais Lyon reste sous surveillance.
Dans son bilan 2025 de la qualité de l’air, publié ce jeudi 21 mai, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes confirme une amélioration de long terme des principaux polluants dans la région. Depuis 2007, les concentrations de dioxyde d’azote (NO₂) ont chuté de 56 %, celles des particules fines PM2,5 de 64 % et des PM10 de 50 %. À l’inverse, l’ozone poursuit une hausse de fond de 18 %, favorisée notamment par le réchauffement climatique.
Si les normes réglementaires actuelles sont désormais presque partout respectées, le sud lyonnais et la vallée du Rhône figurent parmi les zones les plus sensibles à l’ozone, selon Atmo. La station de Ternay (Rhône) fait partie des sites ayant dépassé les seuils sanitaires en 2025, aux côtés notamment de Roussillon et du Grésivaudan.
Le rapport souligne que l’ozone est aujourd’hui le seul polluant à provoquer des dépassements réglementaires en région, aussi bien pour la santé humaine que pour les écosystèmes.
Le périphérique lyonnais encore au seuil critique
Concernant le dioxyde d’azote, principalement émis par le trafic routier, la situation s’améliore, mais Lyon Périphérique reste un point noir régional. Dernier site en dépassement encore observé récemment, il affiche 40 µg/m³ pour la deuxième année consécutive, soit juste au niveau de la limite réglementaire actuelle.
Avec les futures normes européennes prévues d’ici 2030, la situation pourrait toutefois se compliquer. Atmo estime que plusieurs stations lyonnaises — dont Lyon Périphérique, l’A7 sud lyonnais, Lyon Centre ou Gerland — pourraient de nouveau dépasser les futurs seuils réglementaires, plus stricts qu’aujourd’hui.
Autre constat marquant : malgré l’amélioration des niveaux moyens, 97 % des habitants d’Auvergne-Rhône-Alpes restent exposés à des concentrations de particules fines PM2,5 supérieures aux recommandations sanitaires de l’OMS, soit près de 7,9 millions de personnes.
Dans la région, le chauffage résidentiel au bois reste la première source de PM2,5 (74 %), tandis que le transport routier demeure le principal émetteur d’oxydes d’azote (49 %).
En 2025, la région a connu 33 jours de vigilance pollution, en hausse par rapport à 2024, dans un contexte météorologique particulièrement chaud et favorable à la stagnation des polluants.