Suite au décès d'un octogénaire la semaine dernière dans le métro lyonnais, victime d'un malaise consécutif à un vol avec violences, la Métropole de Lyon réagit.
La sécurité n'étant pas une compétence directe de la collectivité, sa présidente Véronique Sarselli doit, à l'image de ce qu'avait pu faire Laurent Wauquiez avec la Région Auvergne-Rhône-Alpes, innover.
Ce mardi matin, l'élue LR s'était entourée de ses vice-présidents à la Sécurité Jérémie Bréaud et aux Transports Gilles Gascon pour une visite de terrain ponctuée d'annonces.
"Ce qu'on remarque et c'est très inquiétant, c'est la montée des violences sexistes et sexuelles. Et des agressions de plus en plus violentes", a commenté Véronique Sarselli.
Première annonce qui ne verra pas le jour immédiatement : la gratuité des transports en commun pour les représentants des forces de l'ordre. "Ils sont capables de repérer des situations, c'est une veille de sécurité majeure. Ca sera de nature à rassurer, y compris nos agents qui sont les premiers concernés", estime la présidente de la Métropole.
Jérémie Bréaud, vice-président chargé de la Sécurité, a promis "un choc de sécurité". "La meilleure prévention, c'est la peur de la répression. Dans nos communes, les actes diminuent car les personnes savent qu'il y a un risque important de se faire attraper", a-t-il indiqué.
Les trois autres annonces de la Métropole ont été faites. Il y a d'abord le cas de la brigade métropolitaine des transports. A mi-mandat, l'objectif sera de 120 agents. Et de 200 à la fin du mandat. "Nous la souhaitons armée le plus vite possible, il faudra légiférer pour cela. Un courrier va partir aux ministères de l'Intérieur et des Transports", a poursuivi Jérémie Bréaud.
Le maire de Bron a promis également "un renfort de policiers nationaux et de gendarmes pour venir aider nos agents sur les transports" et "un renfort du partenariat entre le Sytral et les communes. On va leur demander de le signer pour qu'elles mettent leur police municipale sur le réseau TCL".
Même Lyon ? "On a été meurtri par les déclarations de Grégory Doucet, il a attaqué la Métropole et sa présidente. Quand on voit son bilan, le mieux c'est de se taire. Mais on lui tend la main, on va l'accompagner sur les mesures qu'on lui présentera", conclut Jérémie Bréaud.
"Le temps des paroles est passé, il est venu le temps des actes", résumait Gilles Gascon. Le vice-président chargé des Transports déplorait une "situation digne du Far West" et rappelait que la Métropole de Lyon voulait "renforcer la sécurité dans les transports de chaque territoire".
Les mots ont été prononcés, place aux actes.
Je pense à la tête de ceux qui l'ont critiqué MDR !
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