La situation continue de se dégrader dans le Rhône et la métropole de Lyon. Dans un arrêté pris le 24 août, le préfet Étienne Guyot a décidé de placer l’axe Saône en situation de crise sécheresse.
Les cours d’eau de l’ouest du département restent eux aussi classés en crise, tandis que les secteurs de l’est lyonnais demeurent en alerte renforcée. La carte annexée à l’arrêté montre ainsi une très large partie du Rhône en rouge, correspondant au niveau de crise.
La préfecture explique cette décision par des débits de cours d’eau très faibles et une importante baisse du niveau de la Saône, conséquence du déficit de précipitations sur l’ensemble de son bassin versant.
Arrosage, piscines et lavage des voitures interdits dans les secteurs en crise
Dans les zones placées en crise, l’eau des cours d’eau et de leurs nappes d’accompagnement est désormais réservée en priorité à l’alimentation en eau potable, aux usages sanitaires et à la sécurité.
De nombreuses pratiques sont interdites, notamment l’arrosage des espaces verts publics et privés, des terrains de sport, ainsi que le remplissage ou la remise à niveau des piscines privées.
L’arrosage des potagers domestiques reste possible uniquement en dehors de la période comprise entre 9h et 20h.
Le lavage des véhicules à domicile, des façades, des toitures et des voiries à titre privé est également interdit. Dans les stations de lavage, seuls les établissements disposant d’un système de recyclage de l’eau peuvent continuer à fonctionner. Les fontaines à circuit ouvert et les brumisateurs privés sont eux aussi concernés par les restrictions.
Jusqu’à 1 500 euros d’amende pour les particuliers
Dans les secteurs maintenus en alerte renforcée, les restrictions sont moins importantes, mais des réductions des prélèvements s’appliquent toujours aux usages domestiques comme économiques.
Certaines exceptions demeurent, notamment pour l’abreuvement des animaux domestiques ou d’élevage, considéré comme un usage prioritaire. Les agriculteurs prélevant directement dans le Rhône ne sont pas soumis aux restrictions, pas plus que ceux utilisant des plans d’eau autorisés et conformes à la réglementation.
Les agents de l’Office français de la biodiversité sont mobilisés pour informer les usagers et contrôler le respect des mesures. Les infractions peuvent être sanctionnées par une contravention de 5e classe pouvant atteindre 1 500 euros pour un particulier et 7 500 euros pour une personne morale.
La préfecture ne prévoit pas d’amélioration rapide de la situation. Malgré une baisse annoncée des températures et quelques épisodes orageux en cette fin août, ces précipitations ne devraient pas permettre de restaurer sensiblement les niveaux des cours d’eau ni de recharger les nappes.
Les habitants peuvent consulter les restrictions applicables dans leur commune sur la plateforme nationale VigiEau.
... pour les commentaires des droitardés de base climatosceptiques.
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